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Marché du logement au Royaume-Uni : Londres mène le jeu

BB - Analyse du marché immobilier
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Depuis avril, le Crédit Foncier confronte la France avec d’autres pays européens sous forme de « matchs immobiliers ». Ces matchs prennent la forme d’études comparatives sur les principales données économiques, démographiques et surtout immobilières.

Après France-Espagne en avril et France-Allemagne en mai, cette série se poursuit avec France-Royaume-Uni.

Chiffres clés du marché du logement britannique
- Hausse de 15% du volume de transactions, neuf et ancien, entre 2013 et 2015
- Hausse moyenne des prix immobiliers, neuf et ancien, de 63% au cours des douze dernières années (2003 à 2015) et de 15% depuis deux ans ;
- 167 000 logements construits en 2014, soit une baisse cumulée de 40% par rapport à 2005 : 234 000 logements construits
- 65% de ménages propriétaires au Royaume-Uni.

Economie : le Royaume-Uni affichait en 2015 une croissance économique de 2,3%, près du double de celle de la France à +1,2%. Le PIB britannique de 2 569 Mds€ est supérieur à celui de la France à 2 184 Mds€, alors que son taux de chômage de 5,4% représente près de la moitié du taux de chômage français : 10,4%.

Démographie : à un niveau quasi-identique à celui des Français (66 millions), les 65 millions d’habitants du Royaume-Uni - 264 habitants par km² - sont en revanche davantage concentrés dans des agglomérations avec un degré d’urbanisation égal à 87%, alors qu’il n’est que de 66% en France.
On compte 2,3 occupants par logement en moyenne pour 2,2 en France.
Au Royaume-Uni tout et en France, l’âge de départ des jeunes du foyer familial est de 24 ans ; l’espérance de vie au Royaume-Uni est de 81 ans, légèrement inférieure à celle de la France à 82 ans.

Marché du logement britannique
Le marché Angleterre, Ecosse, Irlande du Nord, Pays de Galles, affiche une croissance importante au cours des 2 dernières années 2014 et 2015 :
- le volume de transactions (neuf et ancien) a crû de 15% depuis 2013 (14% en France) ;
- les prix (neuf et ancien) ont augmenté de 15% depuis 2013 (-2% en France).

Le Royaume-Uni et la France se distinguent des autres pays européens par le marché immobilier très tendu de leur capitale :
- entre 2004 et 2015, les prix de l’immobilier à Londres ont augmenté de 113%, contre « seulement » +33% en Irlande du Nord, +49% au Pays de Galles et +65% en Angleterre ;
- le prix moyen à Londres de 10 500 €/m² est quatre fois plus élevé que le prix moyen national de 2 590€/m².

Le nombre de résidences principales de 28 millions au Royaume-Uni est équivalent à celui affiché par la France. Ces résidences prennent en grande majorité la forme de maisons : 85% contre 69% en France.
La proportion de propriétaires y est de 65% contre 70% dans l’Union européenne.

Enfin, l’écart de taux d’endettement entre le Royaume-Uni et la France est important : le montant des crédits immobiliers restant à rembourser par chaque ménage propriétaire au Royaume-Uni s’élève à 83 000€ pour 47 000€ en France, soit 22% du patrimoine non financier du ménage contre 12% en France.

Lire l’étude en détail
http://creditfoncier.com/royaume-uni-londres-mene-le-jeu-sur-le-marche-du-logement/

Prochain match disputé : France-Italie en juillet.

 

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