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L'UE et la lutte contre le trafic d'animaux sauvages

La Commission européenne a présenté le plan d'action européen de lutte contre le trafic d'animaux sauvages le vendredi 26 février. Ce plan s'inscrit dans la dynamique internationale de lutte contre le trafic de produits tels que l'ivoire, la corne de rhinocéros, les écailles de pangolin et les parties de tigre, qui a pris des proportions dramatique. Brassant environ 17,5 milliards d'euros par an, la criminalité contre les espèces sauvages figure au 4ème  rang des activités illicites les plus lucratives au monde derrière le trafic de drogues, la traite d'êtres humains et la contrefaçon.

L'Union européenne est à la fois un marché et une zone transit pour le trafic d'animaux sauvages. L'Europe représente à elle seule un tiers des saisies d'ivoire mondiales. La Belgique, la France, le Portugal et le Royaume-Uni sont des plateformes de transit majeures, tandis que l'Italie, les Pays-Bas et l'Espagne se distinguent par le nombre important de petites saisies d'ivoire qu'ils recensent (données ETIS).

« Le trafic d'animaux sauvages constitue non seulement un grave crime contre l'environnement à l'échelle mondiale, ayant un impact considérable sur la protection des espèces en danger d'extinction et sur la stabilité des écosystèmes, mais également une menace grandissante pour la sécurité nationale, régionale et internationale », explique Satyen Sinha, Responsable des politiques liées à la faune sauvage d’IFAW. « Les groupes criminels organisés sont attirés par le trafic d'animaux sauvages en raison de la faiblesse des risques et des sanctions encourues et de l'ampleur des profits qui y sont associés. Le retour sur investissement peut en effet excéder les 1 000 pour cent et la valeur de certains produits dérivés d'animaux sauvages côtoie celle de stupéfiants. ».

Le plan d'action européen a été présenté précisément trois mois après la présentation officielle du rapport « Au-delà des éléphants. Éléments d'une approche stratégique de l'UE pour conservation de la nature en Afrique » par la Commission. Cette étude brosse une stratégie globale détaillée visant à renforcer l'engagement de l'UE dans la protection de la biodiversité au cours des dix prochaines années. L'étude fournit des mesures concrètes et claires pour le plan d'action qui sera publié vendredi prochain.

Quelques jours plus tard, du 1er au 3 mars, la conférence Save Wildlife s'est tenue à La Haye, aux Pays-Bas, sous la tutelle du Ministère des Affaires économiques des Pays-Bas. Organisée sous la présidence hollandaise de l'Union européenne et en étroit partenariat avec le Hague Institute for Global Justice et l'International Sustainability Unit de la Prince of Wales Foundation, la conférence portera sur deux thématiques :

  • Revenus durables et développement économique des communautés
  • Meilleure application de la loi

La conférence de La Haye examinera également en détail le plan d'action européen de lutte contre le trafic d'animaux sauvages.

Cet élan en faveur de la faune sauvage a atteint son apogée le 3 mars à l'occasion de la Journée mondiale de la vie sauvage, dont le slogan cette année est « L'avenir des espèces sauvages est entre nos mains ». John Scanlon, Secrétaire général de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction), rappelle à cet effet que la « perte de biodiversité menace le bien-être des humains, les conditions économiques des communautés locales et même, dans certains cas, la sécurité et le développement économique à l'échelle nationale ». IFAW profitera de l'occasion pour publier la liste des jeunes choisis pour prendre part au Forum de la jeunesse pour les peuples et la vie sauvage qui se tiendra du 17 au 25 septembre à Johannesburg, juste avant la Conférence des Parties (CoP) de la CITES, qui aura lieu du 24 septembre au 5 octobre 2016.

Feuille de route du plan d'action européen de lutte contre le trafic d'animaux : http://ec.europa.eu/smart-regulation/roadmaps/docs/2015_env_087_action_plan_wild_trafficking_en.pdf

Dans son rapport la Nature du crime, préfacé par Nicolas Hulot, alors Envoyé spécial du Président de la République pour la protection de la planète, et Laurent Fabius, alors Ministre des Affaires étrangères, IFAW rappelle la menace que représente le trafic pour les animaux tels que l'éléphant, le rhinocéros mais aussi pour les êtres humains.

 

 Comprendre l'économie durable pour s'y investir

 

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