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Plan d'urgence de Qapa contre le chômage

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4 contre-propositions efficaces pour l'emploi  

Suite aux propositions de François Hollande pour l'emploi, Qapa.fr, 1ère plateforme digitale de travail en France avec 4 millions de candidats et 200.000 nouveaux inscrits chaque moi, réagit de manière constructive en soumettant 4 mesures efficaces immédiatement.  

"François Hollande est intervenu ce lundi 18 au matin pour présenter son plan d'urgence contre le chômage. Chômage qui malheureusement bat de tristes records en France. Ces propositions sont encore une fois à côté des réalités et bien trop éloignées des besoins concrets des entreprises et des demandeurs d'emploi. Aussi, nous nous devions d'agir en proposant de nouvelles recommandations afin de réellement s'engager vers des réformes efficaces pour l'emploi." Stéphanie Delestre, co-fondatrice de Qapa.fr

François Hollande, chasseur de primes

"1ère proposition : une prime de 2000 € pour les entreprises de moins de 250 salariés qui recruteront des salariés payés jusqu'à 1, 3 fois le SMIC en CDI ou en CDD de plus de 6 mois"

Concrètement, cette prime octroyée par l'Etat aux entreprises équivaut à un mois de salaire moyen par salarié, charges comprises. La question est : que se passe-t-il après ? En effet, les véritables freins qui empêchent les entreprises d'embaucher concernent les montants exorbitants des charges à payer chaque mois. Plutôt que de saupoudrer les aides, il serait plus judicieux de s'engager vers une baisse des charges récurrentes sur tous les salaires des employés d'une entreprise.

Par exemple : le SMIC mensuel brut chargé s'élève à 1.662€ (1.467€ pour le SMIC mensuel brut + 195€ de charges patronales) alors que le salarié touche 1.128€ net (le CICE s'élève à 88€ mais est perçu par l'entreprise au minimum 7 mois et jusqu'à 17 mois suivant le paiement du salaire). L'écart entre le SMIC brut et le SMIC net correspond à la moitié d'un SMIC.

Plutôt 32 milliards qu'un seul pour la formation des chômeurs

"2ème proposition : un milliard d'euros pour 500.000 chômeurs"

Derrière ce chiffre imposant se cache un autre beaucoup plus important. C'est celui du budget formation qui est de 32 milliards d'euros par an, et équivalent au budget annuel de la Défense.

1 chômeur sur 2 retrouve un emploi 6 mois après avoir suivi une formation or seulement 10% des chômeurs suivent une formation (source Ministère du Travail). Donc pourquoi trouver un milliard supplémentaire pour la formation des chômeurs et ne pas plutôt attribuer la plus grosse partie du budget de la formation de 32 milliards à ceux qui en ont le plus besoin ?

Concrètement, s'il faut 1 milliard pour former 500.000 chômeurs, il faut donc un peu plus de 7 milliards pour former l'intégralité des 3.574.800 demandeurs d'emploi (cf nombre de demandeurs d'emploi de Catégorie A en Novembre 2015). D'autre part, si, comme nous le dit le Ministère du Travail, 1 chômeur formé sur 2 retrouve un emploi 6 mois après, cela veut donc dire que 1.787.000 chômeurs pourraient retrouver un emploi après leur formation et le chômage baisserait alors de 50%.

Stagiaires ou apprentis ?

"3ème proposition : élargir l'offre et la durée des formations en apprentissage"

Dans les faits, encore une fois, l'apprentissage fonctionne parfaitement bien. Le vrai problème réside dans le montant des salaires et des charges. Aujourd'hui, un apprenti de 18 ans est rémunéré 601,31€/mois la première année (soit 1.202,62€/mois net équivalent temps plein), 718,64€/mois la deuxième année (soit 1437,28€ net équivalent temps plein) et 953,30€ la troisième (soit 1.906,60€ net équivalent temps plein). Alors qu'un apprenti arrive dans une entreprise sans aucune compétence, que la société doit le former, lui apprendre, tout en s'adaptant à son rythme scolaire et d'examens. Un stagiaire d'école d'ingénieur ou d'école de commerce est, quant à lui, rémunéré 554,40 euros/mois et disponible 5 jours sur 7 pendant 6 mois.

Travailler pour soi, pour payer plus !

"4ème proposition : encourager l'entrepreneuriat"

De plus en plus de Françaises et de Français se tournent vers l'entrepreneuriat pour créer leur propre emploi à défaut de trouver un poste salarié. Cette proposition semble contradictoire avec les décisions prises en 2015.

En effet, le gouvernement avait décidé d'augmenter les charges pour les auto-entrepreneurs avec le paiement de la cotisation foncière des entreprises (CFE) en deuxième année, la Contribution à la Formation Professionnelle (CFP), la taxe pour frais de chambre (TCF) de commerce et d'industrie ou Chambre des métiers, en plus des autres charges sociales. A revenu net équivalent (disons le SMIC), le salarié perçoit 13.536€/an alors que l'auto-entrepreneur perçoit 14.898€/an soit un écart de 113,5€/mois seulement pour générer seul ses revenus.

https://www.qapa.fr/

 Comprendre l'économie durable pour s'y investir

 

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