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Niveaux d'études et chômage : où sont vraiment les risques ?

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Qapa.fr, 1ère plateforme digitale de travail en France, présente les résultats d'un comparatif entre les niveaux d'études des demandeurs d'emploi entre 2012 et 2015 ainsi que les offres des recruteurs. Une analyse qui dévoile des changements dans les stratégies d'embauche des recruteurs mais une inadéquation toujours plus forte entre l'offre et la demande.

 "Déjà en 2012, nous avions tiré le signal d'alarme concernant l'inadéquation entre les niveaux d'études supérieurs des chômeurs et les demandes des recruteurs. Et même si en 3 ans, le niveau d'études des chômeurs a augmenté, il semble que cela ne soit pas une bonne nouvelle pour l'emploi. En effet, tout comme en 2012, les recruteurs en 2015 ne recherchent pas ou peu de Bac+3, +5 ou plus ! L'offre est parfois 3 fois supérieure à la demande ce qui engendre automatiquement plus de chômeurs sur le marché sans aucune perspective d'être embauchés à la hauteur de leur niveau d'études ". Stéphanie Delestre, cofondatrice de Qapa.fr

Plus de diplômés entre 2012 et 2015

En 3 ans, le nombre de chômeurs sans diplôme a baissé de 2 points passant ainsi de 7% en 2012 à 5% en 2015 ainsi que les candidats possédant un CAP, BEP ou équivalent qui étaient 18% en 2012 et 17% en 2015. Aucune variation n'est enregistrée pour les bacheliers ou ayant un niveau Bac qui restent à 26%, ainsi que les Bac+2 à 20%.

 

En 2015, il existe cependant moins de chômeurs possédant un Bac+3 puisqu'ils passent de 12% en 2012 à 11% en 2015.

Faits surprenants, il y a de plus en plus de Bac+4 (5% en 2015 contre 2% en 2012), de Bac+5 (14% en 2015 contre 13% en 2012) et de niveaux supérieurs à Bac+5 (2% en 2015 contre 1% en 2012) qui sont actuellement demandeurs d'emploi. 

Les recruteurs en pénurie de CAP, BEP ou équivalent

De leur côté, les demandes des recruteurs ont bien changé depuis 2012. Ils cherchent encore davantage de CAP, BEP ou équivalent (24% en 2015 contre 18% en 2012) et bien moins de Niveau Bac (16% en 2015 contre 26% en 2012). Les pourcentages des autres niveaux d'études restent relativement égaux et n'enregistrent que peu de différences en 3 ans. 

Les inadéquations entre offres et demandes

Pour minimiser les risques d'être au chômage, faut-il privilégier un Bac+ ou bien un CAP ? La question mérite d'être posée lorsque l'on analyse les écarts entre les niveaux d'études requis pour les offres d'emploi proposées par les recruteurs et les niveaux d'études des candidats. Ainsi, avec 24% d'offres avec un niveau CAP, BEP ou équivalent, les 17% de candidats ayant ce niveau d'études sont pratiquement assurés d'être embauchés. C'est également le cas pour les non diplômés qui sont recrutés à 8% alors qu'il en existe 5% sur le marché.

En revanche, les Niveaux Bac, Bac+5 enregistrent les plus gros écarts avec seulement 16% d'offres contre 26% de candidats et 5% d'offres contre 14% de candidats.

Vu les pourcentages d'offres d'emploi proposés par les recruteurs, il semble enfin que les candidats possédant un Bac+2 ou +4 aient un peu plus de chances de trouver un emploi grâce à leur niveau d'étude. 

https://www.qapa.fr/

 Comprendre l'économie durable pour s'y investir

 

 

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