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Détecteurs de fumée : « En copropriété, le syndic ne peut rien imposer »

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Les conseils de Sylvain Elkouby, dirigeant-fondateur de www.syndicexperts.com

Dès le 8 mars prochain, tous les lieux d’habitation devront être équipé d’un détecteur autonome avertisseur de fumée DAAF* afin d’alerter les occupants en cas de départ d’incendie dans le logement.

Le strict rôle de conseil du syndic de copropriété

Dans le cadre de son devoir de conseil, le syndic peut utilement rappeler aux copropriétaires l’obligation qu’ils ont d’installer un DAAF dans leur logement. Il peut, éventuellement, aller jusqu’à conseiller tel ou tel équipement ou installateur.
Mais, en aucun cas, il ne peut passer commande de DAAF pour le compte des copropriétaires ou mandater une entreprise pour les poser dans les logements, qui sont des parties privatives.
Dans le cas où un syndic transmet aux copropriétaires l’offre d’un installateur, ce doit être dans le but de leur rendre service et de leur faire réaliser une économie par un achat et une installation groupés. Mais les copropriétaires restent entièrement libres d’accepter ou de refuser cette offre.


L’offre de service du gestionnaire d’un logement loué

Un syndic est souvent administrateur de biens. Dans un même immeuble, il peut alors avoir la double casquette de syndic pour tous les copropriétaires et de gérant pour ceux qui lui ont confié la gestion de leur bien mis en location. Dans le mandat de gestion, il est courant que le propriétaire donne le pouvoir au gérant de faire réaliser directement les petits travaux.

Responsabilité. « L’intervention du gérant ne doit pas être prise à la légère, fait observer Sylvain Elkouby. Il engage en effet sa responsabilité dans le choix de l’entreprise qui fera l’installation. En cas d’incendie, si le détecteur de fumée ne fonctionne pas correctement, le propriétaire serait en droit de se retourner contre l’installateur mais aussi contre le gestionnaire à qui il avait donné mandat ».
Dans son choix d’un prestataire, le gérant doit donc tenir compte de plusieurs paramètres : la compétence et l’expérience de l’installateur en matière de traitement préventif du feu (le choix de l’endroit où doit être posé le DAAF est primordial), la qualité du produit retenu (conformité aux normes, simplicité d’usage, prix…), les garanties fournies, etc.

Information préalable. A la différence d’une intervention d’urgence (une fuite d’eau dans le logement, par exemple), la pose d’un DAAF a pu se faire après une concertation préalable entre le gérant et son client. « Rappeler au propriétaire ses obligations vis-à-vis du locataire, sélectionner pour lui les meilleurs prestataires et le décharger de tout souci de gestion…, tout cela fait partie de la mission de l’administrateur de biens et justifie la confiance placée en lui », conclut Sylvain Elkouby.


* Qu’est-ce qu’un DAAF ?

IL s'agit d'un boîtier constitué d’un émetteur de lumière associé à un récepteur, qui émet une alarme sonore puissante en présence de fumée. L’appareil fonctionne avec des piles. La fumée est détectée par la coupure ou la variation d’un faisceau lumineux. Dès les premières fumées, il émet une alarme puissante d’environ 85db devant permettre à une personne qui se serait endormie de se réveiller et de fuir à temps.
- Un DAAF, dont le prix moyen est de 20€, peut être installé par le seul occupant du logement, nul besoin de passer par l’intermédiaire d’un installateur. Par ailleurs, il n’existe ni installateur mandaté ou agréé par l’État ni de diplôme d’installateur reconnu par l’État.
- Le produit doit être normalisé, c’est-à-dire répondre aux préconisations d’une norme européenne harmonisée. Ce point peut être aisément vérifié par le consommateur grâce au marquage CE qui doit apparaître sur le produit suivi du numéro de la norme NF EN 14604. Cette référence est la seule obligatoire. Source : DGCCRF, Ministère de l’économie, de l’industrie et du numérique

http://www.syndicexperts.com/

 

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