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La brutale chute du pétrole est essentiellement liée à l’offre plutôt qu’à la demande

Si un pétrole bon marché constitue un atout pour l’industrie mondiale, les principaux bénéficiaires sont les consommateurs américains qui, en raison de la baisse du carburant à la pompe, vont voir leur revenu disponible augmenter de 200 Mds$ en 2015.

 

Explication de Marino Valensie, Head of the Global Multi Asset Group chez Barings : « Compte tenu de l’effet bénéfique de la baisse des prix du pétrole pour les consommateurs américains, nous avons revu à la hausse la consommation durable comme courante, de sous-pondérées à neutres. Même si nous ne savons pas exactement comment les américains vont dépenser cet argent supplémentaire, il nous semble clair qu’ils augmenteront leurs dépenses, notamment alimentaires et restaurants. En Asie, c’est sans doute la consommation courante qui bénéficiera de cette manne. Bien que ces secteurs ne soient pas bon marché, nous nous attendons à un impact positif des bénéfices dans les prochains mois. En dépit d’un phénomène similaire en Europe, la combinaison de taxes élevées sur le pétrole et d’un euro faible risque de freiner tout impact positif pour les consommateurs. Il en va de même au Japon où la faiblesse du yen diminuera les avantages d’un pétrole moins cher. »

Un pétrole moins cher a des conséquences négatives sur les dépenses d’investissement aux Etats-Unis qui, pour 25%, sont liées à l’énergie. Selon Barings, même s’il y a toujours des dépenses de maintenance dans ce secteur, les compagnies énergétiques risquent de réduire leurs investissements ce qui pourrait se traduire par des pertes d’emplois.

Conclusion de Marino Valensise : « Nous avons adopté une attitude plus positive sur l’énergie en décembre, passant d’une sous-pondération à une position neutre, nous attendant notamment à une hausse des fusions acquisitions dans ce secteur. D’autre part, les grandes compagnies pétrolières ne sont pas uniquement centrées sur la production de pétrole mais présentent plusieurs lignes d’activités ce qui peut avoir un effet tampon face à la chute des cours. Les bénéfices ont déjà sensiblement été revus à la baisse mais peut-être pas assez, d’où notre décision d’opter pour une position neutre plutôt que pour une surpondération. »

D’une façon générale, Barings estime que 2015 sera une année de forte volatilité et verra le début de la hausse des taux aux Etats-Unis. Nous continuerons à identifier activement les opportunités et poches de croissance dans l’économie internationale, au fur et à mesure que les conséquences des grands mouvements de marchés se feront mieux sentir.

http://www.barings.com/fr

 

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