Connexion
/ Inscription
Mon espace

Fraudes à la carte bancaire : comment se protéger ?

ABONNÉS

A l’approche des fêtes de fin d’année, les Français sont toujours plus nombreux à effectuer leurs achats sur Internet. Mais, si l’offre est souvent alléchante, il convient de prendre quelques précautions au moment d’utiliser sa carte. Avocat.net donne ses recommandations pour des paiements plus sûrs.

Qu’est-ce qu’une fraude à la carte  bancaire ?

On parle de fraude à la carte bancaire, lorsque votre carte a été contrefaite ou que son numéro a été utilisé pour des achats que vous n’avez ni effectués ni autorisés. Il existe plusieurs types de fraude : piratage de vos données bancaires, vol ou contrefaçon de votre carte bancaire.

Dans ces cas, le détenteur de la carte doit agir rapidement pour dénoncer la fraude et éventuellement faire opposition sur son moyen de paiement.

Que faire lorsqu’on constate une fraude ?

Le consommateur victime d’une fraude dispose de différents recours, selon le type d’arnaque.

Si vous constatez sur vos comptes un montant prélevé pour un achat que vous n’avez pas effectué, il faudra en faire la contestation auprès de votre banque. Cette dénonciation se fait par lettre avec accusé de réception dans un délai de 13 mois.  Attention : pour les achats effectués hors Union européenne le délai est plus court : il varie entre 2 et 4 mois selon le pays.

S’il s’agit d’une utilisation frauduleuse de la carte bancaire (vol ou contrefaçon), il faudra faire opposition auprès de votre banque et porter plainte au commissariat. Attention : toute fausse déclaration est passible d’une amende d’au moins 450 € et d’une peine d’emprisonnement comprise entre 1 et 5 ans.

Que risque-t-on lors d’une fraude ?

Lors d’un achat effectué par un tiers après la perte ou le vol de la carte bancaire, le propriétaire de la carte supporte 150 euros des sommes dépensées. Le montant restant sera pris en charge par la banque. Mais pour cela, il faut faire une demande de remboursement dans les 70 jours (à compter de la date de l’opération contestée). Le consommateur n’est pas responsable s’il a été victime d’un piratage ou si le fraudeur a fait une contrefaçon de la carte bancaire. Il s’agit là d’un détournement de données bancaires. La victime de la fraude est également protégée lorsque sa banque n’a pas mis en place un dispositif approprié pour bloquer le paiement.  Par exemple, certaines banques ne laissent pas passer les paiements Internet qui ne sont pas sécurisés par la demande d’un cryptogramme ou d’un code par sms.

En revanche, le consommateur est responsable s’il a agit frauduleusement ou par négligence. On parle de négligence lorsque vous n’avez pas pris les précautions nécessaires pour garder vos données confidentielles, ni effectué les démarches nécessaires après avoir constaté la fraude.

On considère que vous avez été négligent si vous avez par exemple prêté votre carte, fourni vos données bancaires, manqué de prudence ou de discrétion.

Comment éviter les arnaques ?

Pour prévenir les arnaques sur Internet, voici quelques recommandations :

  • Vérifier la fiabilité du site commerçant ou du vendeur. Au besoin faites une recherche d’avis sur Internet.

  • S’assurer que le prix est clairement indiqué (toutes taxes comprises). Il en va de même pour les frais de livraison.

  • L’étape du paiement doit être sécurisée : vérifiable par l’ajout d’un « s » dans l’url « https:// » et par la présence du logo d’un petit cadenas en bas de page. Https indique qu’il s’agit d’un site authentifié et sécurisé qui permet une transaction financière non piratée.

  • Eviter de faire confiance à un inconnu, notamment lorsqu’il vous suggère de créditer un compte en ligne pour une transaction douteuse à destination d’un pays étranger.

  • Garder à l’esprit que toute institution fiable, y compris votre banque, ne demande aucune information bancaire par email. Méfiez-vous de ces courriels et en cas de doute contactez votre banque.

En cas d’escroquerie sur Internet, vous devez le signaler sur le site du ministère de l’Intérieur à l’adresse : internet-signalement.gouv.fr  

 

Soyez acteur de la finance responsable ! 

 

Lire la suite...


Articles en relation

BE - Culture & Société
ABONNES
La nouvelle plateforme soClassiQ, un accès gratuit au répertoire de la musique classique et à l’opéra

Avec l'Intelligence Artificielle et la Data Science, soClassiQ met la musique classique à la portée du plus grand nombre et se positionne comme le site de référence en la matière. Après 2 ans de recherche et développement, la plateforme soClassiQ fait son entrée officielle dans le monde de la musique classique et de l'opéra. Grâce à la puissance de ses algorithmes et au travers d'une expérience utilisateur simple et épurée, soClassiQ donne accès :- à l'ensemble des œuvres du répertoire...

BE - Culture & Société
ABONNES
Les soft skills, des compétences déterminantes au cours des premiers mois de collaboration

Une étude* menée par le cabinet international de recrutement spécialisé Robert Half auprès de directeurs généraux (DG) et de directeurs financiers (DAF) révèle que 76% d'entre eux admettent avoir embauché un collaborateur qui ne s'intégrait pas à l'équipe.* Enquête réalisée auprès de 305 DG et 200 DAF en décembre 2017 en France. Les raisons évoquées et les mesures jugées les plus efficaces Rejoindre une organisation implique d'emblée de mettre en avant un panel de compétences à la fois...

BE - Culture & Société
ABONNES
« Solutions solidaires », plateforme de fabrique des solidarités nouvelles

Lancé par le Conseil départemental de la Gironde et ses partenaires, Alternatives économiques, l'Avise, la Fondation Jean-Jaurès, Harmonie mutuelle, Terra Nova, Up et Usbek & Rica, « solutions solidaires » c'est : - Une plateforme pour animer un large débat autour des solidarités nouvelles, et organiser un foisonnement d'idées, expériences et initiatives afin d'inventer ensemble les protections de demain.- Un rendez-vous annuel pour croiser, comparer et projeter vers l'avenir ces idées et ces...

ER - Acteurs du secteur financier
ABONNES
[Les entretiens d'Esteval] Bruno Colmant, Degroof Petercam

« Nous devons retrouver une économie solidaire et basée sur l'intérêt général » Débats télévisés, émissions de radio, couvertures de presse : le livre de dialogue entre Bruno Colmant, chef économiste de Degroot Petercam, et le prêtre Eric de Beukelaer, ancien proche collaborateur du cardinal Lustiger à Rome, fait un carton en Belgique (1). Il est vrai que leur conversation aborde des sujets qui nous concernent tous, au croisement de la morale et de l'économie. « Le capitalisme anglo-saxon...