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Knowledge Economy : l'université, meilleure alliée de l'entreprise

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Universités et entreprises doivent-elles mieux coopérer ? Pour le cabinet conseil en stratégie Coronelli International, à l'ère du knowledge economy, la question ne se pose pas : la réponse est oui ; un oui franc et massif. C'est une vérité qui s'impose avec de plus en plus d'évidence que le succès d'une entreprise est corrélé à sa capacité d'innovation, à sa capacité à se distinguer de la concurrence. Dans cette quête vers l'innovation, l'université, en tant que pôle de savoirs et lieu d'avancées scientifiques, est le meilleur allié des entreprises. Le lien entre ces deux mondes est naturel, presque évident. Les pouvoirs publics ont pris la mesure de l'enjeu et multiplient les initiatives visant à faire émerger des technopôles, lieu où universités et entreprises se rencontrent...

Les États-Unis à l'avant-garde

Dans le domaine de la coopération université-entreprise, les États-Unis ont été à l'avant-garde. En effet, comment évoquer les technopôles sans parler de la Silicon Valley, qui constitue la plus grande concentration d'entreprises et d'universités high-tech au monde ?

« Les liens entre monde académique et entreprises y sont symbiotiques, la concentration en entreprises de capital-risque, de start-ups et de grandes entreprises donnent à la vallée son atmosphère si particulière, à la fois dynamique, excitante, et audacieuse; en un mot : propice à l'innovation », indique Véronique Saubot, associée fondatrice de Coronelli International.

La vallée a deux atouts : des moyens financiers colossaux - pas moins d'un tiers du capital-risque total des Etats-Unis est investi dans les entreprises de la vallée, auquel il faut ajouter une capacité inégalée à attirer les cerveaux les plus brillants du monde - 55% des employés dans le domaine des technologies ne sont pas Américains, dont 60.000 Français. La vallée a vu avant tout le monde le potentiel de coopération universités-entreprises. Elle a compris que ces deux mondes ne devaient pas être isolés, et qu'au contraire, il fallait les rapprocher, les nourrir l'un de l'autre, les pousser à multiplier les contacts : « De ces échanges naissent des idées nouvelles, des produits nouveaux, des concepts nouveaux. Et ça, c'est bon pour tout le pays : les Etats-Unis ne sont-ils pas classés 5e nation la plus innovante au monde par le Global Innovation Index 2013 ? », renchérit Véronique Saubot.

Les projets français

En France, les gouvernements successifs ont apporté leur soutien au développement de plusieurs projets. Le Plateau de Saclay, le plus emblématique de ces projets, est situé à 25 km de Paris et concentre 13% de la recherche nationale sur 5.000 hectares à peine. A l'échelle de la France, le cluster Paris-Saclay est le technopole des superlatifs : 12.000 chercheurs, 24.000 étudiants et 500 entreprises. Il réussit le tour de force de réunir dans le même lieu certaines des écoles françaises les plus prestigieuses (Ecole polytechnique, HEC, Supélec, ENS Cachan, Mines ParisTech, Central ParisTech) et certaines des plus grandes entreprises au monde (Danone, Kraft Foods, EDF). En termes de moyens financiers, même si la France ne bénéficie pas des investissements de capital- risqueurs aussi massifs qu'aux Etats-Unis, elle arrive toutefois à tirer son épingle du jeu grâce d'une part aux aides d'Etat - avec notamment le crédit impôt recherche - et surtout grâce à une plus grande efficacité dans les travaux de recherche :

« Les Français semblent savoir faire aussi bien sinon mieux avec moins de moyens », approuve Véronique Saubot, qui conclut : « Après tout, ces start-ups qui ont conquis le monde - Dailymotion, AppGratis, Deezer - ne sont-elles pas françaises ? ».

 

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