Près de 100 millions
d’euros de philanthropie environnementale mobilisés par 1% for the Planet
France depuis 2005.
La COP17 biodiversité,
qui vient de s’achever à Erevan, laisse un goût d’inachevé. Malgré deux
semaines de négociations et l’adoption d’une feuille de route pour accélérer
l’action en faveur de la biodiversité d’ici à 2030, les décisions prises
restent en deçà de l’urgence écologique et des moyens nécessaires pour enrayer
l’effondrement du vivant.
Le premier bilan
mondial des engagements pris par les États est sans appel : le monde n’est pas
sur la bonne trajectoire pour atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2030.
Les discussions ont une
nouvelle fois mis en lumière les désaccords persistants entre États sur les
financements et les moyens à mobiliser. Les engagements financiers restent
insuffisants, alors même que les besoins sont considérables. Dans ce contexte, une
question s’impose : combien de temps encore la protection du vivant peut-elle
dépendre de négociations internationales qui peinent à se traduire en actions
suffisamment ambitieuses ?
Face à ces blocages, le
secteur privé a plus que jamais un rôle à jouer. Sans se substituer à
la responsabilité des pouvoirs publics, les entreprises peuvent contribuer
directement au financement des associations environnementales, qui agissent
chaque jour pour préserver la biodiversité, restaurer les écosystèmes et
accompagner la transition écologique.
C’est précisément le
modèle défendu par 1% for the Planet. Depuis 2005, le mouvement a permis de
mobiliser près de 100 millions d’euros en France auprès des entreprises
membres, au bénéfice d’associations environnementales. Une dynamique française
qui s’inscrit dans une ambition internationale : atteindre le milliard d’euros
de philanthropie environnementale à l’échelle mondiale en 2027.
De l’engagement affiché
au financement concret : le rôle des entreprises
92 % des Français font
de la RSE un critère important ou prioritaire dans leur évaluation d'une
entreprise.
Parmi eux, 32 % considèrent même ce critère comme prioritaire (étude Odoxa pour
la FG2A, Capital et BFM Business, mai 2023). À l’heure où les stratégies RSE se
multiplient et où les entreprises sont de plus en plus attendues sur leurs
engagements environnementaux, le financement direct des associations constitue
un levier d’action concret. Le principe de 1% for the Planet est simple : les
entreprises membres s’engagent à reverser au moins 1 % de leur chiffre
d’affaires annuel à des associations agréées œuvrant pour la protection de
l’environnement.
Ces financements
permettent de soutenir des projets très concrets : préservation de la
biodiversité, protection des forêts, restauration des écosystèmes, transition
agricole ou encore protection des océans. Ils apportent aux associations des
ressources complémentaires pour poursuivre et développer leurs actions sur le
terrain.
Mais comment faire en
sorte que les entreprises passent des engagements à l’action ? Comment
inscrire le mécénat environnemental dans leur stratégie et garantir aux
associations des financements plus importants et plus pérennes ?
« Le secteur privé ne peut plus rester spectateur »


