Cloudflare publie deux rapports qui dressent un
état des lieux des menaces pesant sur Internet au troisième trimestre 2026.
Entre multiplication des cyberattaques, coupures gouvernementales, pannes
électriques et catastrophes naturelles, ils mettent en lumière les différentes vulnérabilités
des infrastructures numériques.
Extrait des principaux
enseignements de ces études
1. Internet Disruption Report : pourquoi Internet tombe-t-il en
panne ?
Ce rapport revient sur
les principales perturbations de la connectivité Internet dans le monde au
troisième trimestre 2026. Parmi les enseignements :
·
49 perturbations d'Internet recensées en trois mois, liées principalement
aux décisions gouvernementales, aux coupures d'électricité et aux catastrophes
naturelles.
·
Les gouvernements restent l'une des premières causes
d'interruption d'Internet, avec
19 incidents recensés, notamment en Irak et en
Éthiopie.
·
Les défaillances électriques constituent une menace majeure, avec 14 interruptions
recensées. Au Honduras, une panne a notamment provoqué une chute de 63 % du
trafic Internet national.
·
Les catastrophes naturelles fragilisent durablement les
infrastructures numériques, parfois pendant plusieurs jours, comme en Colombie ou à
Guam.
2. DDoS Threat Report : les cyberattaques se multiplient et changent de
visage
Ce second rapport
analyse l'évolution des attaques par déni de service distribué (DDoS) et met en
évidence plusieurs tendances :
·
Une explosion de 208 % des attaques DDoS réseau en un an. Cloudflare en a bloqué
18,2 millions en trois mois, soit plus de 8 200 attaques par heure.
·
Des attaques de plus en plus courtes et souvent de faible
intensité : 96
% durent moins de dix minutes et 98 % restent sous le seuil de 1 Gbit/s. Elles
peuvent néanmoins suffire à perturber l'activité d'une entreprise.
·
Un recul de près de 69 % des attaques géantes dépassant 1
Tbit/s,
notamment dans un contexte d'opérations contre plusieurs grands botnets. La
menace reste cependant importante.
· Des méthodes d'attaque en constante évolution, avec une progression de 215 % des attaques par amplification DNS et de 122 % des attaques par inondation UDP.


