Reconnaissance des entreprises vertueuses, modernisation des statuts des vendeurs, simplification administrative : la FVD adresse ses propositions aux candidats et sollicite des rencontres avec
leurs équipes.
À quelques mois de l'élection présidentielle, la Fédération de la Vente Directe (FVD) adresse aux candidats sa contribution au débat économique. Vente à domicile, vente par réseaux, vente en réunion et social selling : le secteur permet à 700 000 femmes et hommes, dont 150 000 salariés ou assimilés issus des seules entreprises adhérentes, d'obtenir un revenu principal ou un complément d'activité.
Il pèse plus de 4 milliards d'euros et a vu naître 19 000
entreprises individuelles sous statut de Vendeur à Domicile Indépendant (VDI)
sur la seule année 2025.
Un ascenseur social qui
fonctionne, au cœur des territoires
Dans une société où une
personne sur deux déclare vouloir travailler à son propre compte, la vente
directe se distingue par une réalité que peu de secteurs peuvent revendiquer :
on peut y entrer sans diplôme, sans capital et sans réseau. Parent souhaitant
choisir ses horaires, retraité, personne en reconversion, jeune sans expérience
: chacun peut commencer modestement et en faire un métier. Le secteur, où les
femmes représentent 80 % des vendeurs, est ainsi un outil d'insertion
professionnelle et d'entrepreneuriat qui ne coûte rien à la collectivité. Il
irrigue le tissu économique local et génère de l'activité même loin des grands
centres urbains, y compris dans des zones rurales et périurbaines délaissées
par d'autres formes de commerce.
Distinguer les
entreprises vertueuses
« Notre secteur
suscite parfois des interrogations légitimes, mais toutes les entreprises ne
doivent pas payer pour les dérives de quelques-unes, déclare Frédéric
Billon, Délégué Général de la FVD. Nos adhérents se soumettent
volontairement à un audit juridique avant leur adhésion puis régulièrement.
Aujourd'hui, l'administration ne fait aucune différence entre ces entreprises
et celles qui refusent tout contrôle. Nous demandons que cet engagement soit
enfin reconnu. »
Contrairement aux organisations professionnelles classiques, la FVD réserve l'adhésion aux entreprises qui respectent le cadre légal, un code éthique et de conduite opposable, et acceptent un audit juridique régulier. Elle met également à disposition des consommateurs un dispositif de médiation : en 2025,
105
saisines ont été traitées, dont 75 % résolues.
Trois chantiers pour
2027
1. Démarchage à domicile :
reconnaître l'engagement déontologique vérifié
La FVD condamne sans
réserve les pratiques frauduleuses et partage l'objectif de protection du
consommateur. Elle demande de reconnaître l'engagement déontologique vérifié,
quel que soit l'organisme qui le porte, de proportionner les contrôles pour les
entreprises présumées conformes afin de concentrer les moyens sur les acteurs
sans engagement, et d'associer la Fédération à toute évolution du cadre
législatif ou réglementaire.
2. Moderniser les statuts
des vendeurs
Créés en 1975 (VRP) et
en 1993 (VDI), ces statuts ne sont plus adaptés aux usages actuels, notamment
numériques. La FVD demande leur actualisation pour sécuriser leur cadre
juridique, sans altérer leur rôle de tremplin vers l'activité.
3. Simplifier le cadre
administratif des entreprises
Les entreprises du
secteur, en particulier les plus petites, supportent des contraintes
inadaptées. La FVD demande la suppression du délai de paiement à 7 jours, une
tolérance sur le recueil du consentement et le formalisme du démarchage
téléphonique pour les microentreprises et TPE, et la sortie des VDI de
l'assiette du versement mobilité.
La Fédération sollicite
des rencontres avec les candidats et leurs équipes chargées du projet
économique afin de présenter ces propositions.
Chiffres clés
·
700
000 vendeuses et vendeurs, dont 150 000 salariés ou assimilés des entreprises
adhérentes (données 2024 certifiées par commissaire aux comptes)
·
Plus
de 4 milliards d'euros de chiffre d'affaires
·
19
000 VDI immatriculés en 2025
· 80 % de femmes dans le secteur


