Dans un contexte où leurs
investissements restent contraints, les entreprises doivent plus que jamais
arbitrer leurs projets de transformation et identifier ceux qui peuvent avoir
le plus d’impact. Mais leurs priorités sont loin d’être uniformes.
Une étude OpinionWay
pour GoCardless montre que derrière la modernisation des paiements se cachent
des priorités métier très différentes selon les secteurs : mieux piloter grâce
à la donnée dans la finance, gagner en efficacité opérationnelle dans
l’assurance et améliorer l’expérience client dans l’énergie.
Selon les dernières
projections de la Banque de France (2), l’investissement des entreprises ne
progresserait que de 0,5 % en 2026. Dans ce contexte, l’enjeu n’est plus
seulement de moderniser, mais de déterminer où investir pour obtenir les gains
les plus significatifs. L’étude GoCardless en apporte une illustration : si 70
% des entreprises françaises voient un intérêt à moderniser leurs paiements,
l’analyse sectorielle montre que leurs attentes diffèrent sensiblement.
Finance : mieux piloter
grâce à la donnée
Dans le secteur
financier, 33 % des entreprises déclarent manquer de visibilité sur le suivi de
leurs paiements, contre 17 % pour l’ensemble des entreprises. Une difficulté
qui peut compliquer le suivi des encaissements, l’identification des incidents
et le pilotage de la trésorerie. Leurs attentes reflètent cette priorité : 44 %
estiment qu’une modernisation permettrait de réduire les retards de paiement et
38 % les paiements échoués. Au-delà de l’exécution des transactions, l’enjeu
est donc celui de la donnée et de la capacité de pilotage.
Assurance : rechercher
des gains d’efficacité
Dans l’assurance, 89 %
des entreprises se déclarent satisfaites de leur stratégie actuelle, mais 29 %
pointent la complexité des tâches administratives, contre 15 % en moyenne.
Surtout, 58 % voient dans la modernisation un moyen de réaliser des économies
ou de réinvestir les gains obtenus, contre 28 % des entreprises en moyenne.
L’enjeu est clair : automatiser davantage, alléger la charge administrative et
réallouer les ressources à des activités à plus forte valeur ajoutée.
Énergie : quand
l’efficacité opérationnelle devient un enjeu client
Les entreprises du secteur de l’énergie restent confrontées à la volatilité des marchés de gros et à la pression sur les coûts. En France, la CRE a annoncé une hausse de 6,3 % de son prix repère du gaz en octobre, à la suite d’une augmentation des prix de gros du gaz en août. Dans ce contexte, 83 % des entreprises du secteur rencontrent des difficultés lorsqu’elles utilisent leur banque pour collecter leurs paiements, contre 72 % en moyenne. La facturation et le paiement constituant des points de contact réguliers avec les clients, certaines de ces difficultés, comme les échecs de paiement, peuvent générer des frictions avec les consommateurs. Une situation que les fournisseurs cherchent à éviter, notamment en misant sur l’innovation : 49 % estiment qu’une modernisation améliorerait l’expérience client, contre
39 % en moyenne. Les fournisseurs
d’énergie espèrent ainsi que des processus financiers plus efficaces
contribueront à améliorer l’expérience client dans un contexte de pression
persistante sur les coûts.
Derrière la
modernisation, des enjeux métier
Pris dans leur
ensemble, ces résultats montrent qu’il n’existe pas de modèle unique en matière
de transformation des entreprises. La création de valeur dépend des enjeux
propres à chaque secteur : davantage de visibilité et une meilleure capacité de
pilotage dans la finance, une plus grande efficacité opérationnelle dans
l’assurance et une amélioration de l’expérience client dans l’énergie. La
modernisation crée donc le plus de valeur lorsqu’elle part d’un besoin métier
clairement identifié, plutôt que de la technologie elle-même.
« Avant d’investir dans de nouveaux outils, les entreprises doivent commencer par identifier leurs irritants opérationnels et se demander très concrètement ce qu’elles cherchent à améliorer. Où perdons-nous du temps ? De quelles informations manquons-nous pour prendre de meilleures décisions ? À quels moments créons-nous de la friction pour nos clients ? Dans un contexte de budgets contraints, l’enjeu est d’identifier les changements qui auront le plus d’impact et de concentrer les investissements là où ils peuvent créer le plus de valeur. Ce diagnostic permet ensuite de déterminer quels processus automatiser ou repenser et de choisir les solutions les plus adaptées. Les paiements ne doivent pas non plus être considérés de manière isolée : ils doivent s’intégrer aux autres outils et processus de l’entreprise, de la facturation à la comptabilité en passant par la gestion de la relation client. Réussir sa transformation ne consiste pas à tout faire en même temps ni à ajouter toujours plus de technologie, mais à concentrer ses ressources sur les changements qui peuvent réellement faire la différence pour l’entreprise », conclut Thibaut Arnould, Sales Manager Mid-Market & Enterprise chez GoCardless.


