À l’occasion de la Journée nationale des
aidants, le 6 octobre, l’ASAC-FAPES rappelle que l’aide apportée à un proche ne
se mesure pas seulement en temps, en présence ou en accompagnement au
quotidien. Elle prend également une dimension financière importante.
Réalisé par l’Ifop pour l’ASAC-FAPES, l’Observatoire des solidarités
intergénérationnelles explore les formes d’entraide entre les générations. Sa
troisième édition met notamment en lumière la place du soutien financier au
sein des familles : 21 % des Français déclarent avoir apporté une aide
financière à un parent ou à un grand-parent dans le besoin, dont 10 % à
plusieurs reprises.
Plus d’un Français sur cinq a déjà soutenu financièrement un parent dans
le besoin
Les résultats du dernier Observatoire des solidarités
intergénérationnelles réalisé par l’Ifop pour l’ASAC-FAPES mettent en lumière
l’importance de ces flux financiers au sein des familles. 21 % des Français
déclarent avoir apporté une aide financière à un parent ou à un grand-parent
dans le besoin, dont 10 % à plusieurs reprises. Une solidarité qui ne repose
pas nécessairement sur ceux qui disposent des moyens les plus importants.
L’Observatoire montre que les publics ayant des marges financières plus contraintes
sont eux aussi concernés. Ainsi, les moins de 35 ans sont 31 % à avoir aidé
financièrement un ascendant dans le besoin et cette proportion atteint 29 %
parmi les employés et ouvriers, soit respectivement
10 et 8 points de plus que
la moyenne nationale.
Près de 10 000 € d’aide versée en moyenne au sein des familles
Au-delà du soutien apporté à un proche en difficulté, l’entraide
financière s’inscrit plus largement dans les relations entre générations. Au
cours des cinq dernières années, 38 % des Français ont reçu une aide financière
d’un parent ou d’un grand-parent et 37 % des personnes ayant des enfants ou
petits-enfants déclarent en avoir apporté une à leurs descendants. Près de
quatre Français sur dix ont ainsi été, à un moment ou à un autre, aidés ou
aidants financièrement au sein de leur famille.
Si ces aides restent le plus souvent relativement modestes : 56 % des sommes reçues et 54 % des sommes versées sont inférieures à 2 500 €, avec un montant médian de 2 000 € dans les deux cas, les montants moyens sont plus élevés : 6 514 € pour les aides reçues et 9 748 € pour les aides versées.
Un
écart qui traduit la diversité des situations et des capacités financières des
familles. À titre d’exemple, 25 % des retraités CSP+ ayant apporté une aide
déclarent avoir versé 20 000 € ou plus, tandis que plus de la moitié (54%) des
catégories pauvres concernées ont donné moins de 500 €.
« Les résultats de notre Baromètre montrent que la solidarité familiale
ne se limite pas à l’aide matérielle ou au temps consacré à ses proches : elle
est aussi largement financière. Dans les situations d’aidance, cette
contribution peut devenir significative et venir s’ajouter à de nombreuses
contraintes du quotidien. Notre rôle est d’aider les familles à anticiper, les
éclairer sur les dispositifs existants et à organiser dans le temps cette
solidarité, afin qu’elle puisse s’exercer sans fragiliser ceux qui aident », souligne Nathalie Lejeune, Directrice générale de FAPES Diffusion
(ASAC-FAPES).
Car au-delà de la dimension financière, accompagner un proche pose également la question de l’organisation et du partage des responsabilités au sein de la famille. C’est dans cette logique que Famirelay, une application conçue pour faciliter l’organisation quotidienne autour d’un proche a été pensée par des aidants. Elle permet aux membres de la famille, aux proches et aux intervenants de partager les informations utiles, coordonner les rendez-vous, répartir les tâches ou encore centraliser les documents importants.


