66% des
salariés franchiraient plus facilement le cap de l'entrepreneuriat s’ils se
sentaient bien accompagnés.
Autonomie, quête de sens, équilibre de vie : une nouvelle génération
d'actifs redessine les contours de la réussite professionnelle.
L'entrepreneuriat est une réponse forte à ces nouvelles aspirations, mais
révèle aussi une attente forte d'accompagnement et de collectif pour réussir
pleinement son développement.
La santé mentale est devenue l'un des principaux défis de notre époque.
Longtemps cantonnée à la sphère médicale ou aux politiques de prévention, elle
s'impose désormais comme un critère déterminant dans les choix de carrière, les
aspirations professionnelles et les trajectoires de vie.
Pour mieux comprendre cette évolution, iad première communauté
d'entrepreneurs en immobilier en France, a confié à l'institut Selvitys une
étude exclusive auprès de 1 000 actifs français afin d'analyser l'impact du
travail sur leur santé mentale et de comparer les perceptions et les
expériences des salariés et des entrepreneurs. En parallèle, plus de 4000
conseillers iad ont été interrogés afin de confronter ces enseignements à la
réalité vécue par les entrepreneurs du réseau.
Les résultats dessinent une transformation profonde du rapport au
travail : les Français ne remettent plus seulement en question leur emploi, ils
s’interrogent sur la manière dont ils souhaitent travailler demain.
Le travail n'est plus seulement un moyen de gagner sa vie mais un
facteur d’épanouissement personnel.
Pendant longtemps, les critères de réussite professionnelle reposaient
principalement sur le salaire, la stabilité ou les perspectives de carrière.
Cette étude révèle une évolution beaucoup plus profonde : les Français évaluent
désormais leur travail à l'aune de son impact sur leur bien-être psychologique
et les écarts observés entre salariés et entrepreneurs sont particulièrement
révélateurs.
Ainsi, 86% des entrepreneurs considèrent que leur travail a un impact
positif sur leur santé mentale contre 60% des salariés. Plus frappant encore,
près d'un entrepreneur sur deux (47%) estime que cet impact est très positif
alors que seuls 13% des salariés partagent ce sentiment. À l'inverse, près de
40% des salariés jugent que leur travail a un impact négatif sur leur santé
mentale, soit près de trois fois plus que les entrepreneurs (14%).
Cette différence se retrouve dans le niveau d'épanouissement déclaré
avec 84% d’entrepreneurs qui se disent épanouis dans leur activité contre 68%
des salariés. Les entrepreneurs sont surtout beaucoup plus nombreux à se dire «
très épanouis » (37%, contre 14% des salariés), signe que l'entrepreneuriat
procure, pour une large partie d'entre eux, un sentiment d'accomplissement plus
marqué.
Pour autant, cette photographie ne raconte qu'une partie de l'histoire
car derrière cet épanouissement se cache une réalité plus complexe. Le burnout
ou l'épuisement professionnel restent une réalité largement partagée : 35%
d’entrepreneurs confient avoir déjà vécu un burnout contre 25% des salariés et
82% déclarent avoir déjà ressenti un sentiment de saturation ou d'épuisement
dans le cadre de leur activité, un niveau comparable à celui des salariés de
l’ordre de 89%. En revanche, les entrepreneurs se distinguent par une
perception différente du stress quotidien : 43% d'entre eux se disent stressés
par leur activité contre 53% des salariés.
Si les entrepreneurs apparaissent plus épanouis, plus autonomes, plus
alignés avec leurs aspirations, moins stressés au quotidien, ils restent
fortement exposés à la fatigue, à la saturation et, comme la suite de l'étude
le montrera, à l'isolement. C'est précisément ce paradoxe qui constitue le
principal enseignement de l’étude : l'entrepreneuriat améliore souvent le
rapport au travail mais il ne devient durable que lorsqu'il est accompagné.
Les Français ne rejettent pas le travail : ils rejettent une certaine
manière de travailler.
Longtemps, les motivations professionnelles ont été principalement
associées à la rémunération, au statut ou à la sécurité de l'emploi. L'étude
iad x Selvitys révèle une évolution beaucoup plus profonde : les actifs
recherchent désormais un travail qui leur permette de préserver leur santé
mentale, de retrouver de l'autonomie et de mieux concilier vie professionnelle
et vie personnelle. L'entrepreneuriat apparaît ainsi moins comme une recherche
d'indépendance économique que comme une quête d'équilibre et les écarts
observés entre salariés et entrepreneurs sont particulièrement révélateurs.
Le sens au travail : facteur déterminant du bien-être.
Premier enseignement : les entrepreneurs expriment un rapport beaucoup
plus positif à leur activité : un entrepreneur sur deux estime que son travail
lui procure pleinement du sens contre seulement 26% des salariés. Cet écart
considérable montre que le sentiment d'utilité constitue aujourd'hui un
puissant levier d'épanouissement professionnel, parfois davantage que les
critères économiques traditionnels.
« Les Français ne cherchent plus uniquement un emploi mais une activité
qui leur ressemble : le sens est devenu un véritable moteur d'engagement. C'est
particulièrement vrai chez les entrepreneurs, qui choisissent leur projet
autant qu'ils choisissent leur mode de vie. »
poursuit Olivier Descamps.
L'autonomie : le plus grand écart révélé par l'étude.
S'il existe un chiffre qui résume à lui seul la différence entre
salariat et entrepreneuriat, c'est probablement celui-ci : 64% des
entrepreneurs déclarent très important de disposer d'une autonomie suffisante
pour préserver leur santé mentale au travail contre 39% des salariés. Un écart
de 25 points qui se traduit concrètement par la volonté d'organiser son temps,
de décider de ses priorités, de choisir ses clients ou encore de maîtriser son
développement professionnel. À cette autonomie s'ajoute la flexibilité : 57%
des entrepreneurs la considèrent comme importante dans leur organisation du
travail (télétravail, horaires adaptés, etc.) pour préserver leur santé mentale
contre 37% des salariés.
L'équilibre de vie : nouvel indicateur de réussite professionnelle.
L'époque où la réussite se mesurait uniquement au salaire semble progressivement laisser place à une vision plus globale du travail. Aujourd'hui, 75% des entrepreneurs considèrent important de bénéficier d'un bon équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle contre 64% des salariés.
|
Cinq différences
marquantes |
||
|
Critère |
Entrepreneurs |
Salariés |
|
Travail ayant un
impact très positif sur la santé mentale |
47% |
13% |
|
Se déclarent très
épanouis |
37% |
14% |
|
Travail porteur de
sens |
50% |
26% |
|
Importance de
l’autonomie |
64% |
39% |
|
Importance de la
flexibilité |
57% |
37% |
La rémunération n'est plus la première motivation pour entreprendre
Autre enseignement majeur : contrairement à certaines idées reçues, les
entrepreneurs ne placent pas systématiquement le revenu au cœur de leur
satisfaction. Si 27% d'entre eux considèrent que leur rémunération reflète
totalement leur niveau d’engagement (contre 9% des salariés), cet indicateur
reste moins différenciant que ceux liés à l'autonomie, au sens ou à la qualité
de vie. L'étude montre ainsi que le bonheur professionnel ne repose plus
uniquement sur le niveau de revenu mais que les dimensions psychologiques et
organisationnelles prennent désormais une place centrale dans la perception de
la réussite.
Une aspiration freinée par de nombreuses inquiétudes
Ces résultats expliquent pourquoi l'entrepreneuriat exerce aujourd'hui
un pouvoir d'attraction croissant. Près d'un salarié sur deux (48%) déclare
avoir déjà envisagé de créer son entreprise et les motivations sont
révélatrices de cette transformation profonde :
● 51% souhaitent avant tout
gagner en liberté,
● 36% recherchent un meilleur
équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle,
● D'autres évoquent la
possibilité de donner davantage de sens à leur activité ou de reprendre le
contrôle de leur parcours professionnel.
Pour autant, le passage à l'action demeure difficile et le premier frein
cité est le risque financier (63%) devant la peur de l'échec (40%). Plus
surprenant, 37% des salariés considèrent que l'isolement constitue un risque
majeur de l'entrepreneuriat et 44% un risque secondaire. Cette différence
révèle une perception très forte de la solitude entrepreneuriale dans
l'imaginaire collectif.
Le chiffre qui change tout
Au-delà des freins financiers, un résultat mérite une attention particulière : 66% des salariés déclarent qu'ils envisageraient plus facilement de créer leur entreprise s'ils étaient assurés d'être accompagnés.
Autrement dit, l'accompagnement apparaît aujourd'hui comme un facteur de réassurance presque aussi important que le financement et c'est précisément ce que la suite de l'étude va confirmer auprès des entrepreneurs eux-mêmes. Car si l'entrepreneuriat apparaît plus épanouissant sur de nombreux critères, ceux qui l'ont choisi décrivent aussi une réalité plus nuancée : solitude, charge mentale, fatigue décisionnelle et besoin de soutien. Derrière la liberté se cache une autre exigence : ne pas entreprendre seul.
Les entrepreneurs ne cherchent pas seulement à réussir : ils veulent
réussir durablement
L'étude iad x Selvitys révèle une réalité rarement documentée : si les
entrepreneurs affichent un niveau d'épanouissement supérieur à celui des
salariés, cette satisfaction ne les protège pas des difficultés psychologiques
inhérentes à l'exercice de leur activité. Derrière la liberté retrouvée se
cachent de nouveaux défis : pression économique, responsabilité permanente,
fatigue décisionnelle, solitude ou encore difficulté à déconnecter. Autrement
dit, changer de statut ne suffit pas à préserver sa santé mentale et la manière
d'entreprendre devient tout aussi importante que le fait d'entreprendre.
Entreprendre : un choix de vie avant d'être un choix de carrière.
L'étude montre que la décision de créer son entreprise répond d'abord à
une aspiration personnelle, parmi les entrepreneurs interrogés :
● 63% expliquent avoir entrepris
pour gagner en liberté,
● 36% pour ne plus subir une
organisation hiérarchique,
● 34% pour mieux gérer leur
temps,
● 28% pour améliorer leurs
revenus.
Ces résultats traduisent un changement profond car contrairement aux
représentations traditionnelles, l'entrepreneuriat n'est plus seulement associé
à la réussite économique, il apparaît comme une manière de reprendre la main
sur son quotidien, d'organiser son temps et de construire une activité plus
conforme à ses valeurs.
« Pendant longtemps, entreprendre était avant tout un projet économique,
aujourd'hui c'est un projet de vie. Les Français veulent pouvoir décider,
organiser leur temps, retrouver du sens et préserver leur équilibre. Cette
évolution change profondément les attentes vis-à-vis des entreprises mais aussi
des réseaux qui accompagnent les entrepreneurs. »
Le véritable risque identifié par les entrepreneurs : l'isolement
L'un des enseignements les plus intéressants de l'étude concerne la
perception de la solitude. Alors que les salariés identifient déjà l'isolement
comme l'un des principaux freins à la création d'entreprise, les entrepreneurs
confirment que cette réalité existe bel et bien. Nombre d'entre eux expliquent
que les moments les plus difficiles ne sont pas nécessairement les périodes de
faible activité mais celles où ils doivent prendre des décisions seuls, gérer
les imprévus ou traverser des périodes de doute sans pouvoir partager leurs
difficultés. Cette observation fait émerger une idée forte : la première
ressource de l'entrepreneur n'est pas financière : elle est humaine.
Être accompagné : moteur de l'expérience entrepreneuriale
L'étude montre que les entrepreneurs bénéficiant d'un accompagnement
déclarent plus fréquemment :
● Un meilleur équilibre de vie,
● Davantage de confiance dans
leurs décisions,
● Un sentiment de progression
plus important,
● Une meilleure capacité à
traverser les périodes difficiles.
Autrement dit, l'accompagnement ne constitue plus un simple service, il devient un facteur de pérennité entrepreneuriale et cette conclusion rejoint directement le regard porté par les salariés : 66% d'entre eux affirment qu'ils seraient davantage prêts à créer leur entreprise s'ils étaient certains d'être accompagnés.
L'accompagnement apparaît ainsi comme le principal levier de
réassurance pour franchir le pas de l'entrepreneuriat.
Le miroir des entrepreneurs iad : les aspirations des Français trouvent
une traduction concrète.
Pour prolonger ces enseignements, iad a interrogé 4 875 conseillers
immobiliers de son réseau afin de mesurer leur perception de l'activité
entrepreneuriale et de l'accompagnement proposé. Les résultats font écho, de
manière particulièrement cohérente, aux attentes exprimées par les Français.
69% des conseillers déclarent que rejoindre iad a permis d'améliorer
leur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle : un résultat
particulièrement intéressant au regard de l'étude nationale qui identifie
précisément l'équilibre de vie comme l'une des premières motivations à
entreprendre.
L'accompagnement constitue également un marqueur fort : 84% des
conseillers estiment bénéficier du soutien dont ils ont besoin pour développer
leur activité, illustrant l'importance du collectif dans un métier pourtant
exercé en toute indépendance. Enfin, 88% déclarent qu'ils recommanderaient iad
à un proche souhaitant entreprendre dans l'immobilier.
Pour Olivier Descamps, cette convergence entre les deux enquêtes est
loin d'être anodine : « Les Français nous
disent qu'ils veulent entreprendre sans renoncer à leur équilibre. Nos
conseillers nous disent qu'ils trouvent cet équilibre grâce à un collectif, à
la formation et à l'accompagnement. Ces deux études se répondent parfaitement
et montrent que le succès d'un entrepreneur ne dépend plus uniquement de son
talent individuel mais aussi de la qualité de l'environnement dans lequel il
évolue. »
La prévention : levier de performance durable.
Depuis janvier 2026, iad a renforcé sa politique d'accompagnement en
matière de bien-être des entrepreneurs : le réseau a noué un partenariat avec
Kanda Health, plateforme de coaching mental et physique dédiée aux
entrepreneurs. L'objectif est d'aider les conseillers iad à mieux gérer les
périodes d'intense activité, prévenir l'épuisement professionnel et préserver
durablement leur équilibre. Cette initiative s'inscrit dans une conviction
forte portée par iad : la performance entrepreneuriale ne peut être durable que
si elle s'appuie sur une bonne santé mentale, un accompagnement de qualité et
un collectif capable de rompre l'isolement.
« Pendant des décennies, les entreprises ont principalement cherché à
améliorer la qualité de vie au travail des salariés. Les résultats de cet
observatoire montrent qu'un nouveau défi émerge : celui de la qualité de vie
des entrepreneurs. À mesure que l'entrepreneuriat devient un choix de carrière
majeur, nous devons collectivement inventer un modèle qui permette de réussir
sans s'épuiser.
Dans une économie confrontée au vieillissement démographique, aux
transitions numériques, à l'accélération de l'intelligence artificielle et à
des tensions persistantes sur le marché du travail, la principale richesse des
organisations réside de plus en plus dans leur capacité à préserver durablement
celles et ceux qui créent la valeur.
Oui, les investissements dans la technologie, l'innovation ou la
productivité resteront naturellement indispensables mais ils ne produiront
leurs effets que s'ils s'accompagnent d'un investissement équivalent dans ce
qui constitue désormais un actif stratégique : la capacité des femmes et des
hommes à s’épanouir dans leur carrière. »
conclut le Directeur Général d’iad immobilier France, Olivier Descamps.
Principaux enseignements de l’observatoire
Les entrepreneurs apparaissent nettement plus épanouis que les salariés
85% des entrepreneurs interrogés se déclarent épanouis dans leur
activité (dont 37% « très épanouis ») contre 67% des salariés (dont seulement
14% « très épanouis »). Les entrepreneurs sont également près de 3,5 fois plus
nombreux à considérer que leur travail a un impact très positif sur leur santé
mentale (47% contre 13%).
Les salariés regardent de plus en plus l'entrepreneuriat comme une
alternative
Près d'un salarié sur deux (47%) envisage de créer son entreprise et les
motivations ne sont plus seulement économiques (36%) : la liberté (51%),
l'équilibre de vie (34%), ne plus avoir de hiérarchie (29%), redonner du sens
au travail (24%) sont désormais des facteurs clés.
Le véritable enjeu est ailleurs : entreprendre sans être seul
L'étude révèle que les entrepreneurs souffrent davantage d'isolement
(67%) que les salariés. Pourtant, lorsqu'ils bénéficient d'un accompagnement,
le premier bénéfice cité n'est pas financier mais humain : se sentir moins
seul.
« Cette étude montre que les Français ne cherchent plus uniquement un travail, ils recherchent un mode de vie compatible avec leurs aspirations personnelles. L'entrepreneuriat apparaît comme une réponse à cette quête de sens et d'autonomie mais il ne peut être durable que s'il s'appuie sur un collectif, un accompagnement et des dispositifs qui permettent aux entrepreneurs de préserver leur équilibre.» ajoute Olivier Descamps, Directeur Général d'iad immobilier France.


