La France dispose aujourd’hui d’un écosystème
d’innovation logistique robuste. Les projets portés par ces 16 lauréats
confirment le soutien du Gouvernement à l’innovation pour accélérer l’émergence
d’une logistique plus souveraine, plus compétitive et plus durable. Ils
rejoignent une trentaine de projets portés lors des deux premières phases de
« Logistique 4.0 ».
La logistique est une
infrastructure essentielle pour la compétitivité et la résilience de l’économie
nationale. Confrontée à de nombreux défis, tant économiques, que géopolitiques
ou écologiques, elle doit se transformer en profondeur. Il s’agit de mener de
front la transformation numérique, le renforcement des coopérations entre les
modes et l’amélioration de sa compétitivité et de ses performances
environnementales.
L’innovation constitue
un levier essentiel pour relever ces défis. L’ambition de cette troisième
édition de l’appel à projets Logistique 4.0 est de permettre à des innovations
concrètes de se développer et de devenir demain de nouveaux standards de
l’économie.
Cet appel à projets,
opéré pour le compte de l’Etat par l’ADEME et représentant une enveloppe
globale de 20 millions d’euros, s’inscrit dans le cadre du soutien à
l’innovation et à la modernisation du secteur « Transport » du plan
d’investissement France 2030.
Il relève plus spécifiquement de la stratégie nationale logistique, lancée en 2022, qui vise à améliorer
l'efficacité et la compétitivité de la logistique, incarnée par la Feuille de route 2025/2026. Il constitue également un levier pour mettre
en œuvre les grandes orientations en matière de digitalisation validées à
l’occasion du comité interministériel logistique de mars 2026.
Le jeudi 17 septembre
2026, le Ministre Philippe Tabarot a présenté les lauréats de ce nouvel appel à
projets, lancé en 2025.
Avec plus de 60 projets
déposés, les acteurs de la logistique ont témoigné leur engagement dans
l’innovation et marqué leur intérêt pour le dispositif Logistique 4.0.
Les 16 projets lauréats
participeront notamment à soutenir les efforts de compétitivité, de
souveraineté et d'innovation de la filière logistique sur un ou plusieurs des
axes prioritaires :
· la digitalisation des chaînes logistiques, en tant qu’enjeu
majeur de souveraineté, de compétitivité économique, de transition écologique
et de sûreté ;
· la transition vers des chaînes logistiques plus écologiques à travers plusieurs
leviers d’innovation : relocalisation et industrialisation de nouvelles
filières, optimisation des flux logistiques, information et responsabilisation
du consommateur ;
· l'adaptation au changement climatique en tant que levier
majeur de sécurité, de résilience des territoires et de compétitivité
économique.
Au-delà de l’apport de
chacune des initiatives, l’objectif est de développer les synergies entre les
projets, et de contribuer à renforcer le collectif de l’innovation dans la
logistique.
Le plan
d’investissement France 2030 :
- Traduit
une double ambition : transformer durablement des secteurs clefs de notre
économie (santé, énergie, automobile, aéronautique ou encore espace) par
l’innovation technologique, et positionner la France non pas seulement en
acteur, mais bien en leader du monde de demain. De la recherche
fondamentale, à l’émergence d’une idée jusqu’à la production d’un produit
ou service nouveau, France 2030 soutient tout le cycle de vie de
l’innovation jusqu’à son industrialisation.
- Est
inédit par son ampleur et ses objectifs ambitieux : 54 Md€
seront investis pour que nos entreprises, nos universités, nos organismes
de recherche, réussissent pleinement leurs transitions dans ces filières
stratégiques. L’enjeu : leur permettre de répondre de manière compétitive
aux défis écologiques et d’attractivité du monde qui vient, et faire
émerger les futurs leaders de nos filières d’excellence. France 2030 est
défini par deux objectifs transversaux consistant à consacrer 50% de ses
dépenses à la décarbonation de l’économie, et 50% à des acteurs émergents,
porteurs d’innovation, et par un principe d’exclusion systématique des
projets qui seraient défavorables à l’environnement (au sens du principe Do
No Significant Harm).
- Sera
mis en œuvre collectivement : pensé et déployé en concertation avec les
acteurs économiques, académiques, locaux et européens pour en déterminer
les orientations stratégiques et les actions phares. Les porteurs de
projets sont invités à déposer leur dossier via des procédures ouvertes,
exigeantes et sélectives pour bénéficier de l’accompagnement de l’Etat.
- Est piloté par le Secrétariat général pour l’investissement pour le compte du Premier ministre et mis en œuvre par l’Agence de la transition écologique (ADEME), l’Agence nationale de la recherche.


