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[Etudes] Une étude de Zoom révèle le coût caché des congés

Cette nouvelle étude montre que les salariés redoutent leur retour de congés, une appréhension qui modifie leurs habitudes en matière de congés, voire les conduit à y renoncer complètement.

 

Zoom présente les résultats de son Out of Office Index, une enquête nationale menée aux États-Unis par Morning Consult pour le compte de Zoom, sur les congés et la continuité du travail. De la préparation du départ au rattrapage du retour, les résultats montrent comment la charge de travail et les difficultés de transmission de l’information pèsent sur la capacité à s’absenter sereinement.


Zoom a commandé cette étude afin de mieux comprendre les tensions entre productivité et bien-être dans le monde du travail. Les salariés souhaitent pouvoir profiter pleinement de leurs congés, mais beaucoup craignent qu’une déconnexion complète ne leur fasse prendre du retard à leur retour.

 

Un retour de congés qui demande plusieurs jours de rattrapage

 

La préparation du départ s’accompagne souvent d’un surcroît de travail, puisque 65 % des répondants effectuent des heures supplémentaires avant leurs congés pour prendre de l’avance.

 

La perspective du retour reste elle aussi source d’inquiétude, 61 % redoutant la quantité de travail qui les attend. Pour une majorité, le rattrapage s’étend bien au-delà des premières heures de reprise : 88 % des personnes interrogées déclarent avoir besoin d’au moins une journée complète pour récupérer après leur retour, et 53 % de trois jours ou plus pour se sentir pleinement à jour. Le rattrapage ne consiste donc pas seulement à traiter les messages en attente, mais également à retrouver le contexte et les décisions manqués pendant l’absence.

 

Le stress du retour influence la prise de congés

 

La crainte de l’accumulation du travail influe aussi sur la décision de partir. 42 % des répondants ont envisagé de renoncer à prendre des congés en raison du stress lié au travail. Au cours de l’année écoulée, 57 % ont par ailleurs laissé au moins une partie de leurs congés disponibles inutilisée. Cette difficulté à déconnecter se prolonge pendant les absences avec l’anxiété liée aux e-mails, ou « inbox anxiety » : 68 % préfèrent surveiller leur boîte de réception pendant leurs congés plutôt que de retrouver des centaines d’e-mails non lus à leur retour. Par ailleurs, 77 % considèrent les e-mails et messages non lus comme une source de stress.

 

« Prendre des congés devrait permettre de se ressourcer, mais de nombreux professionnels passent leurs vacances à s’inquiéter de ce qui les attend à leur retour, explique Whitney Magnuson, Head of Brand Strategy and Activation chez Zoom. L’Out of Office Index met des chiffres sur une expérience du travail largement partagée et montre comment cette anxiété affecte les individus, les managers et les équipes. »

 

Managers et génération Z davantage concernés par l’anxiété liée aux congés

 

L’anxiété se manifeste avant même le départ, 48 % de l’ensemble des professionnels interrogés déclarant se sentir anxieux avant même le début de leurs congés. Certaines catégories apparaissent davantage concernées. Parmi les membres de la génération Z interrogés, 52 % déclarent ressentir de l’anxiété avant leurs congés et autant ont déjà envisagé de renoncer à partir en raison du stress professionnel.

65 % indiquent également avoir laissé une partie de leurs congés inutilisée au cours de l’année écoulée.

 

Les managers apparaissent eux aussi particulièrement exposés, avec 53 % qui déclarent ressentir de l’anxiété avant leur départ, contre 36 % des professionnels sans responsabilité managériale. Ils sont également 70 % à effectuer des heures supplémentaires avant leurs congés. Enfin, 60 % ont laissé au moins une partie de leurs congés disponibles inutilisée.

 

Les absences révèlent les fragilités de la circulation de l’information

 

Les difficultés ne concernent pas seulement les personnes en congé. 71 % des répondants déclarent constater, au moins occasionnellement, des retards dans leur travail lorsqu’un collègue est absent. Pour 75 %, l’absence d’une personne clé retarde d’au moins une journée les tâches qui dépendent d’elle. Par ailleurs, 65 % rencontrent des difficultés de collaboration et 60 % font état d’inefficacités opérationnelles lorsqu’un collègue est absent.

 

Au-delà de la répartition des tâches, l’enjeu est de rendre les décisions et les informations accessibles aux équipes, même lorsque leurs interlocuteurs habituels ne sont pas disponibles. Cette problématique se reflète également dans les intentions d’investissement. Parmi les décideurs informatiques interrogés,

76 % prévoient d’investir dans des outils de productivité des équipes et de continuité du travail au cours des douze prochains mois.

 

L’IA attendue pour retrouver les décisions et les priorités

 

Les fonctionnalités d’IA qui intéressent le plus les répondants correspondent à ces difficultés.

82 % souhaitent que l’IA résume ce qu’ils ont manqué pendant leur absence, 80 % aimeraient recevoir un récapitulatif automatique des décisions importantes et 79 % voudraient disposer, dès leur retour, d’une liste des actions à mener générée par l’IA.

 

Cette aide pourrait également faciliter la déconnexion, puisque 78 % des répondants seraient davantage enclins à couper complètement avec le travail si l’IA leur permettait de se remettre à jour de manière fiable. Dans les mêmes conditions, 76 % utiliseraient une plus grande part de leurs congés disponibles.


Enfin, 69 % estiment que les outils d’IA pourraient améliorer leur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

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