Connexion
/ Inscription
Mon espace
Etudes & Enquêtes
ABONNÉS
Partager par Linked-In
Partager par Xing
Partager par Facebook
Partager par email
Suivez-nous sur feedly

[Etudes] Transparence salariale, équité et nouvelles priorités des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) 2026

Mercer, une société de Marsh, cabinet de conseil en Gestion des Talents, Santé et Prévoyance, Retraite et Investissement, dévoile les résultats de la 14e édition de son enquête annuelle sur les Négociations Annuelles Obligatoires. En 2026, l'enveloppe médiane consacrée aux augmentations du salaire de base se situe à 2 %, son plus bas niveau depuis quatre ans. Dans un contexte économique toujours incertain, les négociations ont été ralenties et le climat social reste tendu, avec 17 % de désaccords. Parallèlement, les entreprises anticipent déjà les effets de la future directive européenne sur la transparence des rémunérations en intégrant davantage les enjeux d'équité salariale.

 

« Avec un niveau d’augmentation au plus bas depuis 4 ans, les négociations 2026 ont été tendues. En prévision de la directive européenne sur la transparence des rémunérations, les entreprises françaises privilégient des augmentations plus ciblées pour réduire certains écarts de salaire, afin de répondre aux exigences réglementaires tout en renforçant l'équité interne », note Sophie de Heer, Responsable Rémunération chez Mercer France.

 

 

Tendances clés à retenir

 

• Un climat social plus tendu et des négociations plus longues

Fin mars 2026, 54 % des entreprises avaient finalisé leurs NAO, contre 84 % à la même période en 2025. Parmi elles, 17 % ont abouti à un procès-verbal de désaccord. Dans un contexte économique et géopolitique mondial incertain, les négociations ont été plus longues et souvent moins anticipées.

 

• L'enveloppe 2026 dédiée aux augmentations au plus bas depuis quatre ans

Le budget NAO médian consacré aux augmentations du salaire de base s’établit à 2 % en 2026. Ce niveau, resté stable depuis le début de la campagne, est le plus faible depuis 2021. Seules 3 % des entreprises ont gelé les salaires, contre 7 % en 2025. Globalement, la répartition des augmentations reste proche d’un niveau hiérarchique à l’autre, avec de légères différences entre cadres supérieurs et dirigeants / non-cadres et ouvriers.

 

• Des augmentations individuelles toujours ciblées

Les augmentations individuelles restent un levier central. En médiane, 66 % des salariés en bénéficient. Elles sont principalement attribuées au mérite, en particulier pour les populations cadres. Leur niveau reste toutefois plus faible que sur les trois dernières années, avec une médiane de 1,80 % en 2025 et une médiane en légère baisse en 2026.

 

• Les augmentations générales réservées aux non-cadres

Les augmentations générales concernent essentiellement les populations non-cadres, en lien avec le retour de l'inflation à des niveaux plus maîtrisés. Leur niveau médian reste faible, entre 0,35 % et 0,38 %, bien que ce niveau demeure supérieur à celui observé avant Covid (0,43 % en 2019-2020 pour l'ensemble des catégories). En anticipation de la directive européenne sur la transparence des rémunérations, les entreprises commencent à intégrer les enjeux de remédiation salariale dans leurs NAO. Parmi celles ayant déjà chiffré cet impact, 12 % ont prévu un budget dédié, avec une enveloppe médiane de 0,20%.

 

• Des initiatives de plus en plus variées

Les négociations annuelles ne portent plus uniquement sur le salaire de base. Les entreprises mettent aussi en avant des mesures plus variées, et parmi eux l’augmentation de la contribution des titres restaurants, la revue de l’accord d’intéressement et/ou des bonus exceptionnel. Les initiatives autour de l’équité salariale sont également la priorité des entreprises.

Le télétravail est toujours un sujet d’actualité dans le cadre des négociations. Même si certaines entreprises revoient les modalités à la baisse, la grande majorité offrent 2 jours de télétravail par semaine à leurs salariés accompagnés d’une prime de 200€ par an à la médiane.

 

• Projection 2027

La révision à la hausse des estimations d’inflation pour 2026 par rapport aux premières projections laisse penser que les augmentations de salaire accordées cette année ne suffiront pas à compenser la hausse des prix tout en assurant une légère augmentation du pouvoir d’achat.

Avec une inflation projetée à 1,7 % en 2027, les prochaines négociations pourraient de nouveau s’annoncer difficiles, dans un contexte de contraintes économiques persistantes pour les entreprises.

A ce stade, les premières estimations recueillies par Mercer font ressortir un budget médian à 2,5 %, soit au-dessus des augmentations observées en 2026 (2 %).   



 

Lire la suite...


Articles en relation