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[Etudes] “Les Français et la Bourse" : Les jeunes plus à l'aise avec la Bourse que leurs ainés

Lise (Lightning Stock Exchange), la nouvelle bourse française, publie son étude « Les Français et
la Bourse ».

 

Alors que l'introduction en Bourse de SpaceX a fait la une des médias du monde entier, les Français restent massivement à l'écart des marchés financiers. En effet, l’étude « Les Français et la Bourse », menée auprès de 1 000 répondants, révèle un constat à rebours des idées reçues :

les plus jeunes investissent davantage, se sentent plus à l'aise et regardent vers d'autres horizons que leurs aînés. À l'inverse, les 50-64 ans, détenteurs du patrimoine le plus important, sont les plus en retrait.

 

Mark Kepeneghian, CEO de Lise, constate : « Pendant que SpaceX boucle la plus grande introduction en Bourse de l'histoire en réservant 30 % de son offre aux particuliers, deux Français sur trois n'ont jamais mis un pied en Bourse. Un problème de culture financière qui pénalise nos entreprises, alors que les Français détiennent près de 6 000 milliards d'euros d'épargne. Tant que rien ne change, notre épargne continuera de financer la souveraineté des autres. »

 

Un manque alarmant de connaissances et de culture financière

Multiplication des plateformes d’investissement, contenus pédagogiques en ligne, livres de vulgarisation, conseils sur les réseaux sociaux... En théorie, il n’a jamais été aussi simple d’investir en bourse mais l’étude révèle qu’une majorité de Français se sentent encore perdus dans les démarches relatives à l’investissement. Ouvrir un compte, choisir le support, démarche à effectuer, montant minimum à prévoir : 32 % disent ne « pas du tout » savoir comment investir concrètement, et 24 % supplémentaires répondent « non, pas vraiment ». Au total, 56 % ne se sentent pas en capacité d'investir en bourse, quand 16 % seulement s'estiment « tout à fait » prêt.

 

Autre enseignement : les jeunes semblent avoir pris un véritable virage culturel face à l’investissement. Les 18-34 ans sont ceux qui se sentent les plus à l'aise pour se lancer puisqu'ils sont 52 % à déclarer savoir comment commencer. Un sentiment qui décroît nettement avec l'âge : ils ne sont plus que

40 % chez les 35-49 ans, 30 % chez les 65 ans et plus, et à peine 29 % chez les 50-64 ans qui disposent pourtant du plus grand patrimoine.

 

ETF contre PEA : la fracture générationnelle des instruments

La fracture est tout aussi marquée sur la maîtrise des produits. Les 18-34 ans sont plus à l'aise avec les instruments récents : 16 % s'estiment capables d'investir via un ETF, contre 11 % des 35-49 ans, 7 % des 50-64 ans et 6 % des 65 ans et plus, soit près de trois fois moins que les jeunes. La hiérarchie s'inverse pour le PEA, mieux maîtrisé par les seniors (27 % des 65 ans et plus) que par les jeunes (16 %). Sur les notions de base, l'écart se resserre : une « action » est comprise de façon stable, autour de 40 % à tous les âges. Mais le constat d'ensemble reste sévère pour les plus âgés : 28 % des 65 ans et plus déclarent ne maîtriser aucune des notions financières testées, contre 13 % seulement des 18-34 ans.

 

Des freins de nature différente

Les obstacles ne sont pas les mêmes d'une génération à l'autre. La peur du risque domine à tous les âges : 70 % des Français jugent que « c'est trop risqué » d’investir en bourse. Toutefois, chez les plus âgés, le frein relève d'un manque de repères : un tiers des 50-64 ans (32 %) reconnaissent ne pas savoir du tout dans quoi il est possible d'investir, contre 17 % des jeunes. Chez les 18-34 ans qui se disent bloqués, c'est le manque de connaissances qui arrive en tête : ils sont 38 % à en faire leur tout premier frein, une proportion bien supérieure à celle de leurs aînés (environ 27 %). Deux profils se dessinent : chez les jeunes, un frein d'information, par nature soluble ; chez les plus âgés, un déficit de repères plus profond.

 

PME et ETI : des valeurs qui ne sont pas un réflexe d'investissement.

Les générations ne regardent pas non plus la Bourse de la même manière. Invités à dire dans quoi on peut investir, les 18-34 ans citent d'abord les grandes entreprises américaines, type Apple, Microsoft ou Nvidia (39 %), devant les grands groupes français et européens comme LVMH, TotalEnergies ou Airbus (32 %). Les seniors font exactement l'inverse : 54 % des 65 ans et plus pensent d'abord aux champions français et européens, contre 30 % seulement aux géants américains. Le réflexe « tricolore » se renforce avec l'âge : 32 % chez les jeunes, 52 % chez les 50-64 ans, 54 % chez les 65 ans et plus.

 

Fait notable : la génération qui investira le plus longtemps est aussi celle qui pense « américain » avant de penser « français ». Dans tous les cas, les PME et ETI restent l'angle mort, citées par 24 % des Français seulement, sans écart marqué entre les âges (23 % des jeunes, 28 % des 65 ans et plus).

 

Mark Kepeneghian poursuit : « La souveraineté ne se décrète pas : elle se finance. La France a l'épargne, les talents et les entreprises stratégiques. Ce qui lui manque, c'est l'accès et la compréhension.

Notre conviction chez Lise, c'est qu'un particulier doit pouvoir accéder au marché primaire au même moment, au même prix et avec la même priorité qu'un institutionnel. C'est maintenant qu'il faut bâtir ce chaînon manquant ».

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