• 75% des femmes n’ont jamais
investi en Bourse, contre 57 % des hommes (66 % au global).
• 23% des femmes ont déjà
investi, soit près de deux fois moins que les hommes (41 %), pour 31 % en
moyenne nationale.
• 64% des femmes ne se sentent
pas en capacité d’investir, contre 48 % des hommes (56 % en moyenne).
• 6% des femmes comprennent assez
les ETF pour y investir, contre 15 % des hommes (10 % tous Français confondus).
Alors que l’introduction en Bourse de SpaceX a fait la une des médias du
monde entier, les Françaises restent, plus encore que les Français, en retrait
des marchés financiers. Lise (Lightning Stock Exchange), la nouvelle bourse
française, publie son étude « Les Français et la Bourse : une culture
financière encore trop limitée ».
Menée auprès de 1 000 répondants, dont 520 femmes et 480 hommes,
l’enquête révèle un écart marqué entre les sexes. Quel que soit l’indicateur
choisi, le constat reste le même : les femmes se situent en retrait, exprimant
moins d’expérience, moins de confiance et moins de repères face aux marchés.
« Aujourd'hui, deux Françaises sur trois n'ont jamais investi en Bourse.
Ce fossé n’est pas que lié à une frilosité face au risque, mais à un manque de
pédagogie financière. En laissant ainsi la moitié de notre population à l’écart
des marchés, c'est tout l'écosystème de financement de nos entreprises que se
trouvent pénalisées. » déclare Mark
Kepeneghian, CEO de Lise
Les femmes investissent deux fois moins que les hommes.
Le fossé de l’investissement se creuse dès le premier pas : seules 23 %
des femmes ont déjà investi en Bourse, contre 41 % des hommes, soit une
participation masculine presque deux fois supérieure. Ce décrochage s'explique
d'abord par un manque de repères face aux démarches concrètes, comme
l'ouverture d'un compte ou le choix des supports : 64 % des femmes ne se
sentent pas suffisamment armées ou informées pour se lancer (contre 48 % des
hommes). Au final, seules 11 % d’entre elles s’estiment aujourd'hui « tout à
fait » prêtes à franchir le cap, soit deux fois moins que les hommes (23 %).
Cet écart se creuse encore selon l'âge :
33 % des femmes de 18 à 34 ans ont déjà investi en Bourse, contre seulement 15
% chez les 50 à 64 ans, la génération la moins engagée, hommes et femmes
confondus. Chez les 65 ans et plus, la proportion remonte légèrement (19 %),
sans toutefois rattraper celui des plus jeunes
Une perception différenciée de la culture financière selon le genre
Les résultats de l'enquête mettent en évidence un écart entre les hommes
et les femmes quant à la perception de leurs compétences financières, ces
dernières se déclarant globalement moins familières avec les mécanismes
d'investissement. Ainsi, 36 % des femmes affirment comprendre le fonctionnement
des actions, contre 45 % des hommes. Pour les outils plus spécifiques, ce taux
s'établit à 15 % pour le PEA (contre 26 % des hommes), 13 % pour les
introductions en Bourse (contre 22 %), 12 % pour les obligations (contre 24 %)
et 6 % pour les ETF (contre 15 %). En conséquence, 24 % des femmes interrogées
indiquent ne maîtriser aucune de ces notions, comparativement à 16 % de la
population masculine.
PME et ETI : l'angle mort de l'investissement
Cet écart de repères se lit aussi dans la perception même du marché. 31
% des femmes reconnaissent ne pas savoir du tout dans quoi investir, contre 21
% des hommes (26 % au global). Interrogées sur ce qu'il est possible d'acheter
en Bourse, les femmes citent d'abord les grands noms : les grandes
capitalisations européennes comme LVMH, TotalEnergies ou Airbus arrivent en
tête (41 %, soit un peu moins que la moyenne de 45 %), juste devant les géants
américains (36 % vs 37 % au global).
Les PME et ETI, elles, restent un angle mort partagé par les deux sexes
: plus de trois Français sur quatre n'y pensent pas (75 % des femmes, 78 % des
hommes, 76 % sur l'ensemble de l'échantillon).
Hommes, femmes : la photographie des écarts
|
Indicateur |
Femmes |
Hommes |
Global |
|
N’ont jamais investi
en Bourse |
75 % |
57 % |
66 % |
|
Ont déjà investi en
Bourse |
23 % |
41 % |
31 % |
|
Ne se sentent pas en
capacité d’investir |
64 % |
48 % |
56 % |
|
Se sentent « tout à
fait » prêt·e à se lancer |
11 % |
23 % |
16 % |
|
Comprennent assez les
ETF pour investir |
6 % |
15 % |
10 % |
|
Comprennent assez le
PEA |
15 % |
26 % |
21 % |
|
Comprennent assez les
obligations |
12 % |
24 % |
18 % |
|
Ne maîtrisent «
aucune » notion financière |
24 % |
16 % |
20 % |
|
Ne savent pas dans
quoi on peut investir |
31 % |
21 % |
26 % |
Lecture : part de
chaque population déclarant l’item. Source : étude Lise / juin 2026.
« La souveraineté ne se décrète pas : elle se finance. La France a l'épargne, les talents et les entreprises stratégiques. Ce qui lui manque, c'est l'accès et la compréhension. Notre conviction chez Lise, c'est qu'un particulier doit pouvoir accéder au marché primaire au même moment, au même prix et avec la même priorité qu'un institutionnel. C'est maintenant qu'il faut bâtir ce chaînon manquant » conclut Mark Kepeneghian, CEO de Lise.


