Le cabinet PwC publie son
troisième rapport sur l’état de la décarbonation des entreprises dans le monde.
Celui-ci s’appuie sur les données et publications climatiques de 3 547
entreprises, complétées par une analyse qualitative approfondie des pratiques
d’un échantillon de 158 entreprises du Fortune 500.
Selon Olivier Muller, Associé Développement Durable et changement
climatique au sein de PwC France et Maghreb,
les entreprises maintiennent globalement leurs engagements, mais la
décarbonation entre dans une phase plus complexe, nécessitant des
investissements plus lourds.
• 69 % des entreprises sont sur
la trajectoire correspondant à leurs objectifs combinés de Scope 1 et 2, contre 67 % en 2024 et 65 % en 2023.
• Cette moyenne masque une
difficulté majeure : seules 46 % sont sur
la bonne trajectoire concernant le Scope 1, qui représente plus de 80 % des
émissions opérationnelles des entreprises analysées. Les progrès les plus
accessibles ont jusqu’ici principalement reposé sur le remplacement programmé
de certains équipements, l’achat d’électricité renouvelable, l’efficacité
énergétique et l’optimisation des procédés. La suite nécessitera davantage
d’investissements dans les équipements, l’électrification, les combustibles
alternatifs et le renouvellement des actifs industriels
• 56 % des entreprises sont sur
la trajectoire correspondant à leurs objectifs de Scope 3, contre 54 % en 2024
et 50 % en 2023. Les principales réductions
observées concernent notamment l’utilisation des produits vendus, grâce à leur
électrification et à l’amélioration de leur efficacité énergétique.
• La visibilité sur les chaînes
d’approvisionnement reste limitée :
parmi 158 entreprises du Fortune 500 étudiées pour l’analyse qualitative,
seules 18 % suivent régulièrement les activités et les émissions au-delà de
leurs fournisseurs directs, tandis qu’aucune ne démontre une traçabilité
complète de bout en bout.
• Les engagements résistent au
contexte économique et politique : 82 % des
entreprises ont maintenu leurs engagements ou accéléré leur calendrier. Par
ailleurs, 23 % ont renforcé leurs ambitions, contre 18 % qui les ont réduites
ou recalibrées.
• Enfin, 60 % des 158 entreprises du Fortune 500 étudiées déclarent utiliser l’IA pour contribuer à leur décarbonation opérationnelle, mais moins de 1 % publient des réductions d’émissions mesurables attribuées à ces usages.


