Le 9 février 2026,
Sarah El Haïry, Haute-commissaire à l'Enfance, avait saisi la Commission
nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) afin qu'elle conduise une
réflexion sur le phénomène dit du « No Kids » et ses conséquences sur la place
de l'enfant dans notre société.
Verbatim de Sarah El
Haïry, Haute-commissaire à l'Enfance « J'ai saisi la Commission nationale
consultative des droits de l'homme sur la tendance du No Kids parce que je
refuse que l'on banalise ce qui est en réalité une question de société.
L'avis rendu
aujourd'hui est clair : la place des enfants dans notre société n'est pas une
variable d'ajustement. Un enfant n'est ni une nuisance, ni un problème à tenir
à distance. C'est un sujet de droit.
À force de vouloir des
lieux sans enfants, nous finirons par construire une société sans enfance. Ce
serait une faute collective.
Je respecte la liberté
d'entreprendre. Mais je refuse que l'exclusion des enfants devienne un argument
commercial ou un marqueur de modernité. Une société apaisée n'est pas une
société où l'on cache les enfants ; c'est une société qui apprend à vivre avec
eux.
L'avis de la CNCDH le
confirme : les enfants ont le droit d'occuper pleinement l'espace public, d'y
être accueillis et considérés. Ils ne sont pas des citoyens de seconde zone.
Cet avis conforte le
combat que je mène depuis le premier jour. Avec le prix Le Choix des Familles,
nous valorisons d'ailleurs celles et ceux qui font le choix de l'accueil plutôt
que de l'exclusion. Avec le Code de l'enfance que nous rédigeons actuellement,
nous voulons inscrire durablement les droits des enfants au cœur de notre
droit.
Le débat sur le No Kids dépasse largement quelques établissements. Il pose une question simple : quelle société voulons-nous transmettre ? Une société qui s'adapte aux enfants ou une société qui demande aux enfants de disparaître ? Mon choix est clair : une République qui fait une place à tous ses enfants ! »


