Alors que la France est actuellement soumise à
une vague intense et durable de canicule, CapCar, le réseau d'agents
mandataires automobiles spécialiste de la vente entre particuliers accompagnée,
rappelle que la chaleur extrême met les véhicules à rude épreuve.
Surchauffe
moteur, éclatement de pneu, batterie à plat ou climatisation défaillante : une
grande partie des pannes estivales sont évitables avec quelques contrôles
simples.
Tour d'horizon des
points à vérifier pour ne pas se retrouver bloqué sur le bord de la route.
Chaque été, les
périodes de fortes chaleurs provoquent une hausse des immobilisations de
véhicules. Le bitume peut dépasser les 60 °C, l'habitacle grimper au-delà de 50
°C et le moteur fonctionner en permanence à la limite de ses capacités de
refroidissement. Pour les automobilistes qui prennent la route des vacances,
l'anticipation reste la meilleure des assurances.
1. La climatisation
C'est le premier
réflexe à avoir et c’est pourtant le premier point négligé. Une clim qui
souffle de l'air tiède signale généralement un manque de gaz réfrigérant ou un
filtre d'habitacle encrassé. Il est conseillé de faire contrôler la recharge
tous les deux ans environ et de remplacer le filtre habitacle une fois par an.
Au-delà du confort, une climatisation efficace réduit la fatigue et la
somnolence au volant, un facteur de sécurité réel sur les longs trajets.
2. Les pneumatiques
La chaleur est
l'ennemie des pneus. Un pneu sous-gonflé chauffe davantage, s'use plus vite et
risque l'éclatement à haute vitesse, première cause d'accident grave lié aux
pneumatiques. À l'inverse, la dilatation de l'air avec la température fausse
les mesures : il faut donc vérifier la pression à froid, le matin, et l'ajuster
aux préconisations du constructeur (et à la charge du véhicule si la voiture
est chargée pour les vacances). On contrôle aussi l'usure de la bande de
roulement (témoin à 1,6 mm minimum) et l'état général des flancs.
3. Le liquide de
refroidissement et le risque de surchauffe
C'est le risque majeur
pendant la canicule. Un niveau de liquide de refroidissement insuffisant ou un
circuit encrassé peut entraîner une surchauffe moteur, voire des dégâts
irréversibles comme un joint de culasse endommagé. Avant un long trajet, on
vérifie le niveau (moteur froid), l'absence de fuite et le bon fonctionnement
du ventilateur. En cas de témoin de température qui s'allume, la règle est
simple : couper la climatisation, ralentir, et s'arrêter dès que possible sans
jamais ouvrir le bouchon du circuit à chaud.
4. Les freins et
plaquettes
Sur les longs trajets,
les descentes de col ou les embouteillages à répétition, les freins sont
fortement sollicités et la chaleur amplifie le phénomène de surchauffe (le «
fading », cette perte d'efficacité du freinage). On vérifie l'épaisseur des
plaquettes, l'état des disques et surtout le niveau et l'âge du liquide de
frein, qui doit être remplacé en moyenne tous les deux ans car il absorbe
l'humidité et perd en efficacité avec la température.
5. La batterie
Contrairement à une
idée reçue, la chaleur use davantage une batterie que le froid. Les fortes
températures accélèrent l'évaporation de l'électrolyte et la dégradation
interne. Une batterie de plus de quatre ans est à surveiller de près avant un
départ en vacances. Un contrôle de charge en centre auto ne prend que quelques
minutes et évite la panne au moment du redémarrage sur une aire d'autoroute.
6. Les niveaux et les
fluides
Au-delà du
refroidissement, on profite de la révision pour contrôler le niveau d'huile
moteur (une huile en quantité insuffisante chauffe et protège moins bien), le
liquide de frein, la direction assistée si le véhicule en est équipé, et le
liquide lave-glace, indispensable contre les insectes et la poussière qui
réduisent la visibilité.
7. L'habitacle et les
réflexes de bon sens
Quelques gestes simples
limitent les effets de la chaleur : stationner à l'ombre ou utiliser un
pare-soleil, aérer quelques instants avant de mettre la climatisation, et ne
jamais laisser un enfant ou un animal dans un véhicule fermé, où la température
peut devenir mortelle en quelques minutes. On garde enfin de l'eau à bord et on
planifie ses trajets tôt le matin ou en soirée lors des pics de chaleur.
Et pour les véhicules
électriques ?
Les voitures
électriques demandent quelques précautions supplémentaires par forte chaleur.
La climatisation,
sollicitée en continu, peut réduire l'autonomie réelle de 10 à 20%, il faut
donc prévoir une marge plus large que d'habitude. Sur les longs trajets, le
point clé concerne la recharge : lorsque la batterie est déjà chaude, le
système de gestion thermique bride volontairement la puissance des bornes
rapides pour protéger les cellules. Une recharge peut alors prendre nettement
plus de temps que les valeurs théoriques.
Mieux vaut anticiper
des pauses plus longues, utiliser le préconditionnement de la batterie avant
d'arriver à une borne rapide, et planifier ses recharges aux heures les moins
chaudes (tôt le matin ou en fin de journée). On évite enfin de laisser le véhicule
en plein soleil batterie pleine à 100 %, et on privilégie une recharge jusqu'à
80 % en itinérance, plus rapide et plus respectueuse de la batterie.
Quel que soit le type
de motorisation, le rythme reste le même sur un long trajet : une pause toutes
les deux heures, idéalement aux heures fraîches, de quoi s'hydrater, et un
contrôle visuel rapide des pneus et des témoins du tableau de bord à chaque arrêt.
Conclusion de Guillaume Moriaucourt, Directeur associé de CapCar : « La canicule agit comme un révélateur : elle met immédiatement en lumière le moindre entretien négligé. La bonne nouvelle, c'est que la quasi-totalité des pannes estivales sont prévisibles et évitables. Un contrôle de la climatisation, des pneus et du circuit de refroidissement avant le départ suffit à éviter la grande majorité des galères. C'est aussi un point essentiel quand on achète ou vend un véhicule d'occasion en plein été : un acheteur averti vérifie systématiquement ces éléments ».


