Alors que les députés et sénateurs se réunissent en Commission Mixte Paritaire (CMP) ce mercredi 17 juin pour s'accorder sur le texte de loi visant à freiner les dérives de l'ultra-fast fashion, Emmaüs France tire la sonnette d’alarme. Premier acteur du réemploi en France avec 120 000 tonnes de textiles collectées chaque année, le mouvement fait face à l'explosion des volumes de fast fashion, dont la piètre qualité rend le tri et la revalorisation de plus en plus intenables.
Pour Emmaüs, la
priorité de la CMP doit être de pénaliser drastiquement la surproduction pour
protéger un modèle de seconde main solidaire aujourd'hui menacé de saturation.
Emmaüs alerte sur
l'engorgement des structures de tri, submergées par des articles jetables de
piètre qualité issus d'une cadence de production industrielle effrénée.
Cette surproduction
généralisée dépasse le cadre de la crise environnementale pour menacer
directement la viabilité de l'économie sociale et solidaire : l'accumulation de
volumes massifs dégrade la qualité globale des dons et paralyse les capacités
d'action sur le terrain.
Le mouvement appelle donc à la responsabilité des
parlementaires de la CMP pour qu'ils légifèrent sur la source du problème, la
surproduction de masse, afin d'éviter que le secteur de la seconde main
solidaire ne s'effondre face aux géants de l'ultra-fast fashion.
Refonte de la filière
REP textiles, fonctionnement des éco-organismes, taxes sur les petits colis,
interdiction de la publicité, bonus-malus…
Qu’attendre de cette Commission et
quelles sont les lignes rouges à ne pas franchir ?


