Le Gouvernement protège 157 000 hectares de forêts
supplémentaires en créant neuf nouvelles réserves biologiques.
Dans le cadre de la
Stratégie nationale pour les aires protégées et de la Stratégie nationale pour
la biodiversité 2030, Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de
la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature,
annonce une nouvelle avancée pour la protection du patrimoine naturel français
avec la publication de neuf arrêtés créant ou étendant des réserves
biologiques, soit 157 000 hectares de forêts supplémentaires protégés.
Les réserves
biologiques : protéger la biodiversité forestière
Créées en application
du code forestier, les réserves biologiques sont des espaces forestiers publics
gérés par l’Office national des forêts, où la protection de la biodiversité est
prioritaire.
Elles se déclinent en
deux types :
• Les réserves biologiques intégrales, où la forêt évolue
librement, sans exploitation ;
• Les réserves biologiques dirigées, où une gestion active
permet de préserver des espèces ou des habitats fragiles.
Huit nouvelles réserves
biologiques intégrales et une nouvelle réserve biologique dirigée
Huit réserves
biologiques intégrales (RBI) sont créées ou étendues :
• Pitons rocheux d’Armontabo (Guyane) – 156 290 ha : forêts
tropicales d’exception et inselbergs granitiques à très forte naturalité
• Bannes-Ravines (Vosges) – 313,25 ha :
hêtraie-sapinière de montagne en libre évolution
• Buronnières (Seine-et-Marne) – 83,77 ha : forêt
feuillue ancienne en contexte périurbain
• Chamalière–Peyre-Ourse (Cantal) – 147,49 ha : forêts
d’altitude mêlant hêtraies et estives boisées
• Chatte-Pendue (Bas-Rhin) – 52,88 ha : forêt de
moyenne montagne à forte maturité biologique
• Jumelles d’Ornes (Meuse) – 100,18 ha : forêt
ancienne riche en bois mort et dynamiques naturelles
• Vau des Loups (Meuse) – 75,60 ha : massif
forestier ancien à forte valeur écologique
• Pas de la Lauze (Hérault) – 193,23 ha (dont
extension de 8,62 ha) : forêts méditerranéennes et garrigues boisées en libre
évolution
Ces réserves couvrent
une grande diversité d’écosystèmes, des forêts tropicales guyanaises aux forêts
de montagne, de plaine et méditerranéennes. Elles renforcent les espaces de
libre évolution et les zones bénéficiant d’une protection écologique renforcée.
• Une réserve biologique dirigée (RBD) : Tourbières du Somail (Hérault) – 11,8 ha (extension de
12 ha).
Une dynamique accélérée
vers les objectifs 2030
Avec ces nouvelles
réserves, la France poursuit sa trajectoire vers l’objectif de 10 % du
territoire terrestre sous protection forte d’ici 2030 :
• La part du territoire en protection forte
atteint désormais 6,43 %, contre 6,2 % ;
• La dynamique contribue à l’objectif de 250
000 hectares supplémentaires de forêts protégées d’ici 2030, dont 180 000
hectares en Guyane ;
• La France compte désormais 276 réserves
biologiques, soit 132 510 hectares.
« Avec ces nouvelles réserves biologiques, ce sont plus de 157 000 hectares de forêts supplémentaires qui sont protégés. Concrètement, cela se traduit par moins de pressions sur les milieux naturels et une protection renforcée des espèces et des habitats. C’est une avancée tangible vers l’objectif de 10 % du territoire terrestre en protection forte d’ici 2030 et vers la protection de 250 000 hectares de forêts supplémentaires. » a déclaré Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature.


