Connexion
/ Inscription
Mon espace
Etudes & Enquêtes
ABONNÉS
Partager par Linked-In
Partager par Xing
Partager par Facebook
Partager par email
Suivez-nous sur feedly

[Expertises] L'heure de la transparence salariale a déjà sonné : 1 candidat sur 2 fuit les offres d’emploi sans rémunération affichée

Alors que la transposition française de la directive européenne sur la transparence salariale a

été reportée à 2027, les entreprises font déjà face à une évolution profonde des attentes des candidats.


Selon l’étude Robert Half « Ce que veulent les candidats » 2026, la transparence salariale est désormais perçue comme un critère clé d’attractivité, de négociation et d’équité : 1 candidat sur
2 refuse aujourd’hui de postuler à une offre ne mentionnant pas la rémunération.


Un signal fort pour les employeurs, invités à anticiper dès maintenant cette transformation du marché du travail.

 

La fin du "sujet tabou" : une exigence devenue le standard du marché

 

Malgré le décalage du calendrier législatif, l’exigence de clarté des candidats a déjà pris de l'avance sur la loi.  Selon l’étude « Ce que veulent les candidats » 2026, 38% des salariés français considèrent que la directive européenne sur la transparence des salaires est « attendue depuis longtemps ».


La transparence des salaires s'impose ainsi comme un facteur clé, de l'acte de candidature aux négociations d’embauche ou d'évolution :  

•   Le salaire caché, premier critère de pertes de talents potentiels : 50% des candidats refusent de postuler à une offre d’emploi qui ne mentionne pas la rémunération.

•   Le nouveau levier de négociation : Pour plus d'un tiers des professionnels français (37%), la Directive européenne sur la transparence des salaires « facilitera leurs négociations salariales au sein de l’entreprise », et 35% considèrent qu’elle « facilitera leurs négociations en entretien d’embauche ». 



Un outil décisif pour combler le fossé entre les genres 


Au-delà de l'attractivité, l'enjeu central de la transparence reste la réduction des inégalités salariales.

Les données de Robert Half confirment que le statu quo pèse lourdement sur les carrières féminines :

•   Un sentiment de déclassement plus fort : 48% des femmes estiment être sous-payées par rapport à leurs responsabilités (contre 42% des hommes).

•   Des carrières au ralenti : Sur les deux dernières années, 29 % des femmes n'ont bénéficié d'aucune revalorisation salariale (vs 21% des hommes).

•   L'autocensure face à la négociation : 

O 37% des professionnelles françaises prévoient de demander une augmentation en 2026, contre une majorité d'hommes (53%).

O Ecart saisissant : seules 29% des femmes déclarent être à l’aise avec les négociations salariales, contre 51% des hommes.  

 

Pour les entreprises, la transparence représente une opportunité de corriger les biais potentiels et d’objectiver les politiques de rémunération pour garantir une équité durable.

 

Accompagner les entreprises : l'anticipation comme avantage compétitif


Pour accompagner les départements RH et dirigeants sur ce chantier complexe, Robert Half met à disposition son Guide des Salaires, un outil de référence détaillant les grilles de rémunération d’une centaine de fonctions (Finance, IT, RH, Juridique...). Un outil indispensable pour permettre aux DRH de structurer leurs offres sur des standards de marché irréprochables et renforcer la confiance.


Comme le souligne Matthieu Imbert-Bouchard, Directeur Général de Robert Half France :
« L’ajournement de la transposition de la directive ne doit pas masquer la réalité du marché : la transparence est déjà un impératif d’attractivité et de rétention des talents. Les entreprises mettant à profit ce délai pour auditer leurs pratiques et s'appuyer sur des données de marché fiables, comme notre Guide des Salaires, disposeront d'un avantage compétitif indéniable. La transparence n'est pas seulement une question de conformité ou une charge administrative, c'est l’un des piliers de la confiance entre employeur et collaborateurs. »

Lire la suite...


Articles en relation