Selon SeLoger, Meilleurs Agents, le marché immobilier enregistre en mai
2026 les variations mensuelles les plus fortes depuis le début de l’année.
Marseille, Montpellier, Rennes, Nantes et Toulouse signent les hausses les plus
marquées du Top 11, tandis que Bordeaux et Lille continuent leur correction en
mai.
La France entière affiche −0,2 % depuis janvier 2026 : la reprise des
grandes villes ne suffit pas encore à faire basculer l’Indice des Prix
Immobiliers (IPI) national en territoire positif.
Au-delà de ces évolutions de
prix, les délais de vente permettent également de distinguer des situations de
marché bien distinctes révélant ainsi une reprise hétérogène.

Points saillants à
retenir
• Un rebond printanier inégal : le mois de mai enregistre parmi les plus fortes variations mensuelles depuis le début de l’année dans le Top 11 avec Montpellier (+0,9 %), Marseille (+0,8 %) et Rennes
(+0,8 %) en tête, mais aussi avec Bordeaux (−0,8 %) et Lille (−0,9 %) qui poursuivent leur correction.
La France entière reste à −0,2 % depuis janvier
2026.
• Croisés avec les prix, les délais de vente distinguent trois profils de marché : d’une part, des villes où les acquéreurs acceptent des hausses de prix accélérant les délais de vente, comme Paris
(−6
jours sur 3 mois) et Nantes (−14 jours) ; d’autre part des villes où les
vendeurs doivent concéder à des baisses de prix pour que les ventes ne soient
pas trop longues (Bordeaux ou Nice avec - 7 jours), mais encore, des villes où
les vendeurs ne réduisent pas leur prix à contrepartie de ventes plus longues,
ce qui est le cas de Rennes (+7 jours) ou encore de Toulouse (+2 jours).
• La hausse des taux ne referme pas la fenêtre d’achat : le taux d’intérêt de crédit immobilier à
25 ans atteint 3,7 % en mai 2026, soit +0,35 point par rapport à l’an dernier, mais la durée d’amortissement de l’achat reste favorable, portée par des loyers qui progressent plus vite que les prix
à la vente.
« La hausse des taux d'intérêt tend à concentrer l'attention sur le coût du financement, mais ce prisme occulte une réalité plus favorable : c'est le différentiel entre la progression des loyers et celle des prix à la vente qui détermine également la pertinence de l'achat. Dans plusieurs grandes villes, ce différentiel joue en faveur des acquéreurs. La fenêtre d'achat reste ouverte ; elle suppose toutefois que les nouveaux taux d’intérêt ne bloquent pas les acquéreurs dans leurs projets si ceux-ci atteignent le taux d’effort maximum de 35%. », conclut Dr. Alexandra Verlhiac, Économiste SeLoger-Meilleurs Agents.


