79 %
des utilisateurs de LibertéWatts estiment que la transition passera aussi par
un changement des habitudes de consommation.
Présenté le 23 avril 2026, le plan d’électrification des usages vise à
électrifier massivement l’économie française. Le Gouvernement inscrit ce plan
dans un contexte de souveraineté énergétique renforcée, alors que les énergies
fossiles représentent encore 58 % de la consommation finale d’énergie et que la
programmation pluriannuelle de l’énergie fixe l’objectif de ramener cette part
à 40 % d’ici 2030.
Dans ce contexte, LibertéWatts a interrogé ses utilisateurs sur leur
perception de cette stratégie, leur disposition à modifier leurs habitudes, et
les conditions concrètes pouvant favoriser l’adoption de solutions électriques
telles que la pompe à chaleur ou le véhicule électrique.
Une actualité énergétique qui remet les usages au centre du débat
Dans un contexte de tensions géopolitiques persistantes et de volatilité
des prix de l’énergie, la question de la dépendance de la France aux énergies
fossiles importées revient au premier plan. Le plan d’électrification des
usages s’inscrit ainsi dans un double enjeu : renforcer la souveraineté
énergétique du pays tout en accompagnant concrètement les ménages dans
l’évolution de leurs usages au quotidien.
79 % des répondants considèrent que l’électrification ne pourra produire
un effet réellement bénéfique que si elle s’accompagne de changements dans les
habitudes de consommation.
De plus, 47 % déclarent qu’il leur faudrait plus de 150 euros
d’économies mensuelles sur leur budget énergie ou carburant pour envisager ce
changement.
Un niveau d’attente supérieur au montant moyen de la prime « Coup de pouce véhicules particuliers électriques », estimé à environ 4 600 euros hors bonus additionnel batterie européenne. Le même décalage apparaît sur les économies attendues : 47 % des répondants déclarent qu’il leur faudrait plus de 150 euros d’économies mensuelles sur leur budget énergie ou carburant pour envisager ce changement, alors que les économies à l’usage d’un véhicule électrique sont estimées à 77 euros par mois, soit
924 euros par an, selon
Transport & Environment.
Pompe à chaleur : un potentiel réel, mais une adoption encore freinée
24 % des répondants déclarent être déjà équipés, et 21 % se disent prêts
à en installer une. Cependant, 30,9 % indiquent ne pas être prêts à installer
une pompe à chaleur.
Parmi les répondants vivant en maison, 53 % sont déjà équipés ou prêts à
s’équiper, contre 25 % parmi les répondants vivant en appartement. D'où le rôle
central du type de logement dans l’adoption des solutions d’électrification
domestique.
Véhicule électrique : l’intérêt existe, mais le coût reste le principal
verrou
Face aux tensions géopolitiques et les fluctuations du prix du
carburant, 42 % des utilisateurs déclarent envisager l’achat d’un véhicule
électrique.
Les attentes financières sont très marquées :
• 73%
des utilisateurs estiment que la prime à la conversion devrait dépasser 5 000
euros pour inciter les Français à l’achat d’un véhicule électrique
• 20%
citent une prime comprise entre 3 500 et 5 000 euros,
• Et seulement 7% une prime comprise entre 2 000 et 3 500 euros.
Le seuil d’économies mensuelles attendu est également élevé : 47 % des
répondants déclarent qu’il leur faudrait plus de 150 euros d’économies par mois
sur leur budget énergie ou carburant pour passer à un véhicule électrique. Ils
sont 25 % à situer ce seuil entre 100 et 150 euros, 20 % entre 50 et 100 euros,
et 7 % à moins de 50 euros.
Les utilisateurs déjà sensibilisés aux économies d’énergie
Le positionnement de LibertéWatts repose sur l’incitation à consommer l’électricité au bon moment, à travers des défis et des récompenses. L’application, gratuite, permet de réduire la facture d’électricité des ménages, d’adopter les bons gestes au bon moment et de recevoir des récompenses en euros ou en bon
d’achats.
Les utilisateurs interrogés sont majoritairement des personnes déjà attentives à leur consommation :
76 % déclarent utiliser LibertéWatts principalement pour faire des économies, et 21 % pour des raisons d’engagement écologique. Les utilisateurs les plus représentés dans ce sondage sont les 49-69 ans
(44 %) et les 36-49 ans (37 %).
« Les utilisateurs de LibertéWatts et plus globalement les Français, comprennent l’enjeu de l’électrification, mais ils attendent des solutions concrètes, lisibles et économiquement acceptables. La transition énergétique ne pourra pas reposer uniquement sur des équipements : elle devra aussi intégrer les usages, les incitations et la capacité des ménages à mesurer les bénéfices au quotidien », explique Guillaume Faure, fondateur de LibertéWatts.


