À l’occasion des Journées de la sécurité routière au travail, MMA dévoile les résultats de son
11e baromètre réalisé avec l’Ifop auprès des dirigeants de TPE-PME.
Alors que les
accidents routiers professionnels représentent la 1ère cause de mortalité au
travail en France, cette nouvelle édition révèle qu’à peine plus d’1 dirigeant
sur 5 en a conscience.
Cette année, les dirigeants ont également été interrogés sur leurs propres pratiques au volant :
78 % reconnaissent avoir déjà adopté au moins un
comportement à risque.
Le risque routier professionnel toujours sous-estimé
En 2024, 43 % des personnes décédées sur les routes en France
métropolitaine l’ont été dans un accident impliquant au moins un usager en
déplacement lié au travail. Au total, 424 personnes ont perdu la vie dans ce
contexte, dont 314 lors de trajets domicile-travail et 110 lors de trajets
professionnels.
Malgré cette réalité, seuls 21 % des dirigeants savent que le risque
routier est la première cause d’accidents mortels au travail (+3 points vs
2025, mais -4 points vs 2016).
Pour autant, plusieurs indicateurs montrent une progression de la prise
de conscience. Ainsi, 77 % des dirigeants savent qu’ils peuvent être tenus
responsables en cas d’accident lors d’un trajet professionnel (+8 points vs
2025) et 52 % lors d’un trajet domicile-travail (+7 points).
Enfin, l’intégration du risque routier dans le Document Unique
d’Évaluation des Risques (DUER) progresse fortement : 51 % des dirigeants
l’intègrent désormais (+30 points vs 2016).
Les comportements au volant, un enjeu clé de prévention
Interrogés sur leurs propres comportements, les dirigeants reconnaissent
eux-mêmes adopter une conduite à risque lors de leurs déplacements
professionnels. Ainsi, près de 8 dirigeants sur 10 (78 %) déclarent avoir déjà
adopté au moins un comportement à risque au volant.
Dans le détail :
• 58 % avoir déjà utilisé leur
téléphone en conduisant (téléphoner, le consulter ou l’utiliser :
notifications, messages, applis, réseaux sociaux…),
• 56 % reconnaissent avoir déjà
dépassé les limitations de vitesse,
• 33 % avoir déjà conduit en
étant fatigué ou somnolant,
• 27 % avoir déjà consulté ou
utilisé leur téléphone au volant,
• 9 % avoir déjà conduit après
avoir consommé de l’alcool,
• 3 % après avoir pris des
médicaments incompatibles avec la conduite.
Ces résultats illustrent le décalage entre la perception du risque et
les pratiques au quotidien, y compris chez les dirigeants.
Des actions de prévention en progression, mais encore inégalement
déployées
Malgré une meilleure prise de conscience du risque routier, les actions
de prévention restent encore limitées dans les entreprises. Seul 1 dirigeant
sur 4 (25 %) déclare avoir mis en place des actions de prévention à destination
de ses salariés. Ce chiffre monte à 39 % chez les dirigeants ayant déjà connu
un accident de la route impliquant l’un de leurs salariés dans le cadre
professionnel, signe que les actions de prévention sont le plus souvent mises
en place après un accident.
Dans le détail, les dispositifs déployés relèvent principalement de
mesures de contrôle ou d’encadrement. Parmi les entreprises engagées, 81 %
vérifient ainsi régulièrement les véhicules mis à disposition des salariés (+6
points vs 2025) et 77 % la validité du permis de conduire des collaborateurs
avant leurs premiers déplacements.
Les actions de fond restent, elles, moins répandues : 55 % des
dirigeants ayant mis en place des actions de prévention ont réduit les
déplacements des salariés pour limiter les risques routiers (+11 points vs
2025), 43 % ont instauré une charte de bonnes pratiques au volant (+3 points),
37 % diffusent des messages de sensibilisation aux risques routiers (+5
points), et 35 % proposent des formations de sensibilisation ou d’éco-conduite
(+3 points).
Par ailleurs, seuls 5 % des dirigeants ont d’ores et déjà planifié des
actions de sensibilisation au risque routier pour l’année 2026.
Sensibiliser les dirigeants de TPE-PME au risque routier professionnel
Face à ces résultats, la sensibilisation des dirigeants apparaît comme
un levier essentiel pour renforcer la prévention du risque routier en
entreprise. Pourtant, seuls 25 % d’entre eux déclarent avoir déjà été
sensibilisés ou formés à ce sujet.
Dans le même temps, les attentes progressent fortement : 40 % des
dirigeants souhaitent aujourd’hui être davantage accompagnés sur les enjeux et
règles liés au risque routier en entreprise, soit près de 2 fois plus qu’en
2025 (21 %).
À l’occasion des Journées de la sécurité routière au travail qui se
déroulent du 18 au 22 mai 2026, MMA déploie ainsi une vaste campagne de
sensibilisation en radio afin d’accompagner les dirigeants dans la prévention
du risque routier professionnel et les inciter à agir concrètement. Des outils
d’information et de sensibilisation sont également mis à leur disposition sur
mma.fr.


