Stoïk, leader de l'assurance
cyber pour les PME et ETI en Europe, publie son 3ème rapport annuel sur la
sinistralité de ses assurés.
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Une explosion de la fréquence : La fréquence globale
des sinistres a atteint 10,56% en 2025, contre 4,34 % en 2024.
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La France, pays le plus exposé : Avec une fréquence de
sinistres de 11,38%, la France est le marché le plus touché parmi les 6 pays
couverts par le rapport.
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Fraude et ransomware, le duo critique : Si les incidents liés
à un email dominent les statistiques (60% des incidents déclarés), le
ransomware demeure la menace aux conséquences les plus lourdes.
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L'efficacité de la prévention active : Aucun client protégé
par le service MDR de Stoïk n'a subi d'attaque par ransomware réussie en 2025.
Une hausse marquée de
la fréquence globale des sinistres
Selon le rapport annuel
sur la sinistralité de Stoïk, l'exercice 2025 marque une rupture : s'appuyant
sur les données de ses plus de 11 000 assurés présents dans 6 pays (France,
Allemagne, Espagne, Belgique, Autriche et Luxembourg), la fréquence globale des
sinistres a bondi à 10,56% sur l'ensemble du portefeuille, contre 4,34% en
2024.
Une augmentation qui
reflète une accélération de la détection et un changement de comportement des
assurés qui sollicitent désormais l'assurance comme un outil de réponse
opérationnel dès les premiers signaux faibles.
Jules Veyrat, Président
et co-fondateur de Stoïk, rappelle : « En 2025, l’environnement des
cybermenaces a évolué plus rapidement que ce à quoi de nombreuses entreprises
étaient préparées.
Sur l’ensemble de notre portefeuille d’assurés, notre équipe
CERT interne a géré des incidents à la fois plus complexes, plus persistants et
plus interconnectés que les années précédentes.
Notre analyse a confirmé 2 menaces majeures auxquelles toute organisation doit désormais faire face :
le
ransomware, le plus destructeur, et la fraude, la plus fréquente. »
Ransomware et fraude :
les deux visages du risque
Le rapport souligne
entre autres une dualité assez forte entre la fréquence et la sévérité. Si la
fraude et la compromission de messagerie (BEC) s'industrialisent via l’IA
(clonage vocal, phishing linguistiquement parfait, etc.) pour représenter la
majorité des cas en volume, le ransomware reste la menace la plus impactante,
financièrement comme opérationnellement. L'intensité opérationnelle de ces
attaques a d’ailleurs bondi : chaque cas a nécessité en moyenne 48 jours-homme
d'expertise en 2025 chez Stoïk, soit une hausse de 60 % par rapport à l'année
précédente.
La stratégie de
prévention active de Stoïk démontre que la technologie, associée à une
supervision
24/7 d'experts, transforme la posture de sécurité des assurés avant
même l’apparition d'un sinistre :
- Stoïk
MDR
: Sur un parc de plus de 500 clients, aucun n'a subi de chiffrement par
ransomware
en 2025. - Stoïk
Email Security
: Cette solution bloque les tentatives de fraude au plus tôt, là où le
facteur humain reste la vulnérabilité la plus constante, représentant plus
de 60% des sinistres cyber en France.
Comme le précise Jules
Veyrat : « Les données de notre rapport sont parlantes en la matière :
aucun client protégé par notre service MDR n’a subi d’attaque par ransomware,
preuve que la cybersécurité et l’assurance doivent fonctionner de concert pour
faire rempart contre la menace cyber ».
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L’IA générative,
nouveau carburant des cybercriminels Le rapport consacre
un volet majeur à l'impact de l'Intelligence Artificielle. En 2025, l'IA a
permis aux attaquants de franchir un cap dans l'industrialisation de la
fraude :
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La France en ligne de
mire
Le rapport révèle
également des maturités hétérogènes selon les marchés européens. La France
demeure le marché le plus exposé avec une fréquence de 11,38%. Cette situation
est largement portée par la vulnérabilité du facteur humain, avec un taux élevé
d'incidents liés à l'email (6,73%) et aux fraudes. Cependant, les PME
françaises bénéficient d'une forte adoption des outils de prévention active de
Stoïk, ce qui leur permet de signaler les incidents plus tôt et de se rétablir
plus rapidement.
À l'inverse, la région DACH (Allemagne & Autriche) présente une fréquence globale plus faible (9,24%). Le risque y est toutefois plus complexe techniquement : la fréquence des ransomwares y est nettement supérieure à celle de la France (0,94 % contre 0,50 %). Cette disparité s'explique par un paysage industriel dense (région du Mittelstand notamment) et des infrastructures informatiques parfois vieillissantes qui facilitent les mouvements latéraux des attaquants.
2026 : l’année de la
convergence et des nouveaux risques
Pour l’année à venir,
le rapport anticipe une complexification majeure du paysage cyber.
Vincent Nguyen, Directeur cybersécurité chez Stoïk, souligne que 2026 sera l’année de la convergence entre technologie et conformité : « 2026 sera une année de convergence : cybersécurité, conformité et intelligence artificielle ne relèveront plus seulement de la théorie, mais s'imposeront concrètement au cœur des opérations quotidiennes. NIS 2 va provoquer un choc de conformité susceptible de créer une Europe à deux vitesses. Les secteurs régulés comme la santé, l'énergie ou l'industrie accéléreront leur montée en maturité, tandis que de nombreuses PME
sous-traitantes peineront à absorber les exigences, la documentation et les délais imposés.
La France et l'Allemagne devraient
poursuivre leurs progrès en détection et en gestion de crise, alors que
d'autres régions pourraient connaître davantage de fraudes, de compromissions
de messagerie (BEC) et d'incidents liés au cloud, notamment dans les
organisations où l'IT est largement déléguée et insuffisamment gouvernée. »
Cette convergence sera
également portée par l'IA, qui redéfinit les techniques de manipulation. Si
l'IA défensive renforce la détection, l'IA d'imitation (clonage vocal,
deepfakes) devient une arme concrète rendant le vishing plus crédible et
difficile à détecter, en particulier dans les organisations sous pression où
les processus de validation sont fragiles.
Vincent Nguyen conclut « Dans ce contexte, la résilience dépendra principalement de la capacité d’exécution : des responsabilités clairement définies, des contrôles d’identité renforcés ainsi qu'un dispositif de réponse à incident efficace, couvrant à la fois les fournisseurs, les plateformes cloud et les équipes métiers. Seules les organisations capables de réduire les frictions décisionnelles en situation de crise et de mobiliser rapidement les expertises adéquates disposeront d’un avantage décisif. »


