Dans un environnement marqué par l'incertitude géopolitique, la montée des cybermenaces et l'accélération des aléas climatiques, la gestion des risques est devenue un enjeu central des programmes de voyages d'affaires. FCM Travel fait le point sur les cinq priorités qui redéfinissent la gestion des risques pour les entreprises en 2026.
Gérer les risques liés
aux voyages d'affaires a toujours été complexe. Mais en 2026, la difficulté
tient moins à la nature des risques qu'à leur rythme d'évolution. Facteurs
géopolitiques, conditions économiques, évolutions technologiques, phénomènes
météorologiques, mutations culturelles ... les menaces changent en permanence,
et les profils de risques sont aujourd'hui presque tous orientés à la hausse.
Pour aider les travel
managers à anticiper ces risques, FCM travel dresse la liste de cinq points de
vigilence qui s'imposent aux entreprises :
1. Risque géopolitique
et instabilité internationale
L'instabilité
géopolitique a toujours figuré en tête des préoccupations des travel managers.
En 2026, elle atteint un niveau inédit. Selon le Risk Outlook 2026
d'International SOS, 159 conflits armés entre États ont été recensés en 2025,
un record depuis les années 1940. Des destinations jusqu'alors considérées
comme sûres voient leur niveau de risque évoluer rapidement, sous l'effet de
troubles internes ou de modifications de politiques frontalières.
Ainsi, le quai d’Orsay
déconseille aujourd’hui formellement de se rendre dans certaines zones de plus
de 50 pays
Les mises à jour des
alertes voyages interviennent désormais à un rythme que les cycles habituels de
planification ne peuvent plus absorber. Il est donc indispensable d'intégrer la
veille géopolitique en temps réel dans les programmes voyages, et d'adopter des
politiques de gestion des risques dynamiques et réactives.
2. Deepfakes et
désinformation : quand la réalité devient incertaine
L'essor de
l'intelligence artificielle générative brouille la frontière entre information
fiable et contenu manipulé. Les deepfakes, fausses vidéos, faux enregistrements
audios ou encore fausses déclarations attribuées à des dirigeants ou à des
responsables politiques constituent une menace croissante pour les entreprises.
Ces deepfakes sont
devenus un outil standard pour les fraudeurs, utilisés notamment pour usurper
l'identité de dirigeants ou autoriser des virements. Le Forum Économique
Mondial classe la désinformation parmi les risques émergents majeurs, pourtant,
la majorité des travel managers sous-estiment encore son impact réel.Face à ces
menaces, les réflexes traditionnels ne suffisent plus. C’est pourquoi les
organisations doivent mettre en place des processus rigoureux d'évaluation de
la qualité de l'information, en s'appuyant sur des sources vérifiées et des
conseillers experts.
3. Cybersécurité 2.0 :
des menaces plus sophistiquées
La cybercriminalité
évolue rapidement. Les attaques par ransomware ne se limitent plus au blocage
des données mais s'inscrivent désormais dans des campagnes d'extorsion
élaborées lors desquelles les attaquants volent des données confidentielles
qu’ils menacent de divulguer et n'hésitent pas à cibler directement des
dirigeants.
Dans un monde où les
collaborateurs sont de plus en plus mobiles et où les voyageurs d'affaires se
connectent depuis des réseaux publics ou mal sécurisés, les vulnérabilités se
multiplient. Les entreprises doivent revoir les accès de leurs équipes aux
applications susceptibles d'exposer leurs systèmes, et former régulièrement
leurs collaborateurs aux bonnes pratiques de cybersécurité.
4. Météo extrême et
changement climatique
Les événements
météorologiques extrêmes sont de plus en plus fréquents et de plus en plus
intenses. En 2025, canicules records, incendies dévastateurs, inondations
majeures, ouragans de catégorie 5 et tempêtes de neige ont frappé des régions
du monde entier.
Au-delà des risques
directs pour la sécurité des voyageurs, ces phénomènes génèrent des
perturbations en cascade, provoquent une instabilité économique, des
interruptions opérationnelles, des retards et des annulations. C’est pourquoi
les entreprises doivent mettre en place des politiques adaptées, avec des plans
d'évaluation et d'adaptation aux risques climatiques intégrés à leurs
programmes voyages.
5. Bien-être mental des
collaborateurs en déplacement
La santé mentale est
plus importante que jamais. Pourtant, dans un contexte d'incertitude
économique, le bien-être des collaborateurs tend à reculer dans les priorités
des entreprises. En effet, l'anxiété, le stress, la fatigue et le burn-out
peuvent avoir conséquences directes sur la performance individuelle et
collective.
Selon une étude récente
de Berkley Accident and Health, 87 % des voyageurs d’affaires interrogés jugent
l’accès à des services de santé mentale en déplacement comme important et la
moitié d’entre eux en ont eu besoin lors d’un voyage professionnel. Négliger
cet enjeu, revient donc à s’exposer à des conséquences significatives.
Anticiper les crises
avant qu’elles ne surviennent
Plus de la moitié des
travel managers estiment que les nouvelles menaces émergent plus vite qu'ils ne
peuvent y répondre. C’est pourquoi FCM Travel accompagne ses clients dans la
construction de programmes voyages résilients, en combinant technologie avancée
et expertise terrain pour anticiper, prioriser et réagir rapidement à toute
situation.
Christophe Hamonic, Directeur général de FCM Travel France, Suisse et Espagne, conclut : « Le rôle d'une TMC aujourd'hui est d'aider les entreprises à naviguer dans un environnement devenu plus complexe. La gestion des risques fait partie intégrante de cette mission. Elle permet d'apporter de la visibilité, de sécuriser les collaborateurs et de garantir la continuité des activités en toute situation ».


