Le point de vue de Olivier Nielse,
Directeur Développement France de Botmaster AI.
Une chose est sûre,
l’intelligence artificielle représente l’une des plus grandes révolutions
technologiques que nous ayons connues. Dans ce contexte, nous assistons à une
formidable montée en puissance de ces technologies dans de nombreux cas
d’usages. Mais toutes les technologies d’IA ne se valent pas et nombre de
concepteurs de technologies utilisent cette terminologie pour mieux vendre sans
pour autant proposer réellement de l’IA. En effet, l’IA n’est pas une simple
automatisation de processus. En ce sens, parmi les approches les plus abouties
et permettant de traiter des opérations à forte valeur ajoutée se dégagent les
technologies agentiques.
Un formidable
accélérateur de performance et d’agilité
Concrètement, les
forces de travail agentiques permettent d'accompagner les ressources internes
des entreprises et d'amplifier leurs capacités. Les agents opèrent alors de
manière autonome dans le respect des limites fixées par l’entreprise et des
réglementations existantes (métiers, sectorielles, réglementaires, européennes
et internationales). Dans les faits, les technologies agentiques doivent
intégrer des agents capables : d’interagir avec plusieurs systèmes
simultanément, de raisonner étape par étape, d’utiliser des outils métiers, de
collaborer entre eux et d’apprendre de nouveaux cas à partir des
opérations.
Ces agents sont
orchestrés grâce à des moteurs de coordination qui structurent les processus,
déclenchent des actions et intègrent la validation humaine lorsqu’elle est
nécessaire. On notera sur ce point que des corrections manuelles doivent
toujours être possibles à chaque étape. Une approche hybride de ce type
garantit fiabilité, conformité et sécurité, notamment dans les secteurs
régulés.
Des mises en œuvre
concrètes à grande échelle
En peu de temps, de
nombreux projets intégrant les technologies agentiques se sont lancés avec
succès à l’échelle mondiale dans différents cas d’usages. Dans ce contexte,
citons notamment des sujets stratégiques à l’image du traitement de factures,
des contrats ou des pièces constitutives de dossiers clients. Nous pouvons
aussi évoquer des projets dédiés au traitement des appels d’offres et les
gestions de remboursements. Tous ces éléments démontrent une maturité des
technologies agentiques qui sont aujourd’hui suffisamment robustes pour
moderniser durablement les processus de gestion des entreprises, et notamment
des grands comptes et des ETI qui peuvent accéder à de réelles économies
d’échelle au regard du nombre d’opérations traitées (plusieurs millions de
documents).
Les forces de travail agentiques sont donc sorties du simple concept pour devenir un allié des entreprises en quête de performance. À n’en pas douter, ces dernières devraient continuer de s’inviter dans de nouveaux cas d’usage et permettre aux organisations d’améliorer leur compétitivité et la qualité de service délivrée à leurs clients.


