Une large majorité de CFO européens
considère désormais la fraude comme un enjeu critique, tandis que les contrôles
manuels atteignent leurs limites.
N2JSOFT, éditeur de
N2F, solution de gestion des dépenses professionnelles, dévoile les résultats
de son étude menée auprès de directions financières en Europe sur la fraude aux
notes de frais et l’usage de l’intelligence artificielle pour y faire face.
Dans un contexte de transformation rapide des outils financiers et de montée
des risques liés aux faux justificatifs, 69% des CFO européens estiment que la
fraude sur les notes de frais est enjeu important ou critique pour leur
organisation.
Dans le même temps, une
part non négligeable des décideurs financiers s’attend à une intensification
des tentatives de fraude. Plus d’une direction financière sur cinq (plus de 20
%) anticipe une hausse des tentatives en 2026, signe que le sujet s’inscrit
durablement dans les priorités des équipes financières.
Des contrôles manuels
jugés de moins en moins adaptés
L’étude met également
en évidence les limites des processus traditionnels. 70 % des CFO européens
considèrent aujourd’hui que les contrôles manuels des notes de frais sont
inadaptés ou trop chronophages.
Face à l’augmentation
des volumes et à la complexité croissante des justificatifs, les directions
financières cherchent à automatiser davantage leurs contrôles afin de gagner en
efficacité tout en renforçant la détection des anomalies.
L’intelligence
artificielle s’impose comme la nouvelle norme de contrôle
Dans ce contexte, l’IA
apparaît comme une réponse de plus en plus évidente pour les entreprises.
Pour
3 décideurs financiers européens sur 4, l’intelligence artificielle constitue
un atout majeur pour détecter les fraudes et améliorer la productivité des
équipes finance.
Surtout, les CFO
anticipent une transformation durable des pratiques. 83 % d’entre eux estiment
que l’usage de l’IA pour contrôler les notes de frais va s’imposer dans les
deux à trois prochaines années, marquant une évolution structurelle des modèles
de contrôle.
FOCUS PAR PAYS
France
En France, 68 % des CFO
considèrent que la fraude aux notes de frais est un enjeu important ou critique
pour leur entreprise. Par ailleurs, 22 % des directions financières anticipent
une hausse des tentatives de fraude en 2026, confirmant une vigilance accrue
sur ce sujet.
Les processus actuels
sont également remis en question : 68 % des CFO jugent les contrôles manuels
inadaptés ou trop chronophages. Dans ce contexte, l’intelligence artificielle
apparaît comme une solution crédible : 77 % des décideurs financiers français
estiment qu’elle représente un atout majeur pour détecter les fraudes et gagner
en productivité, et 83 % pensent qu’elle deviendra le modèle dominant de
contrôle dans les prochaines années.
Allemagne
En Allemagne, 67 % des
CFO identifient la fraude aux notes de frais comme un enjeu important ou
critique. Les directions financières allemandes se montrent également
attentives à l’évolution du risque, 23 % d’entre elles anticipant une hausse
des tentatives de fraude en 2026.
Comme ailleurs en
Europe, les pratiques évoluent : 70 % des CFO considèrent les contrôles manuels
comme inadaptés ou trop chronophages. L’IA gagne ainsi du terrain, 72 % des
décideurs financiers la considérant comme un levier clé pour renforcer la
détection des fraudes et améliorer l’efficacité, tandis que 83 % estiment
qu’elle s’imposera comme le standard dans les années à venir.
Italie
En Italie, la
sensibilité au sujet est particulièrement marquée : 76 % des CFO estiment que
la fraude aux notes de frais constitue un enjeu important ou critique, soit le
niveau le plus élevé parmi les pays étudiés.
Si seulement 14 % des directions financières anticipent une hausse des tentatives de fraude en 2026, les entreprises italiennes semblent déjà plus engagées dans l’évolution de leurs pratiques et apparaissent comme les plus avancées dans l’adoption de nouvelles solutions. 74 % des CFO jugent les contrôles manuels inadaptés ou trop chronophages, un constat qui s’accompagne d’une forte adhésion aux technologies émergentes. L’IA y bénéficie en effet d’une perception particulièrement positive : 82 % des décideurs financiers italiens la considèrent comme un atout majeur, et 82 % estiment qu’elle deviendra rapidement la norme pour le contrôle des notes de frais.


