En effet, si le
plan Relance Logement présenté en janvier dernier par le gouvernement va dans
le bon sens, le constat reste clair : la crise est profonde et ses conséquences
demeurent lourdes pour les ménages comme pour l’ensemble des acteurs de la
filière.
La reprise attendue
pourrait en outre se trouver rapidement menacée par les répercussions
économiques du conflit au Moyen-Orient, avec à la clé de nouvelles tensions sur
les taux d’intérêt, l’inflation et les coûts des matériaux, et in fine, sur le
pouvoir d’achat immobilier des ménages.
La relance du logement
doit faire l’objet d’une action rapide, cohérente, coordonnée et collective.
Rapide, parce que les besoins
des Français sont immenses et urgents.
Cohérente, parce que le logement
ne peut plus être traité par des mesures dispersées, segmentées, temporaires
voire antagoniques.
Coordonnée, parce que la relance
ne pourra réussir qu’avec la mobilisation conjointe de l’État, des élus locaux
et des professionnels.
Collective car c’est ensemble,
dans les territoires comme au niveau national, que les blocages seront levés et
que les conditions d’une reprise durable seront réunies.
Le Pôle Habitat FFB
appelle donc à conforter sans délai les mesures de soutien engagées, à
renforcer les leviers de l’accession à la propriété et de l’investissement
locatif, notamment pour l’habitat individuel neuf qui ne doit pas demeurer
l’angle mort de la politique de relance, et à simplifier, vraiment, l’acte
d’aménager et de construire sur l’ensemble du territoire.
Relancer le logement,
c’est protéger les Français, mais aussi soutenir l’emploi, l’activité et la
cohésion des territoires.
Pour Laurent Beaugiraud, Président du Pôle Habitat FFB « Le logement est une urgence nationale. Il faut agir vite, ensemble, globalement et avec constance. L’État doit fixer un cap clair et stable, les nouveaux exécutifs locaux doivent stimuler, encourager et accompagner les projets, et les professionnels doivent être reconnus comme des partenaires de solutions. Plus que jamais, la relance du logement exige une mobilisation collective ».


