Une année impactée par la baisse
d’événements de grande ampleur.
La FEDEA publie ses données de missionnement pour l’année 2025, mettant en lumière
les évolutions de l’activité des sociétés d’expertise ainsi que les grandes
tendances du secteur. Ces données sont issues d’une collecte réalisée auprès
des principales sociétés d’expertises réunies au sein de la FEDEA regroupant
95% de l’activité d’expertise d’assurance en France.
En 2025, le nombre de missions reçues s’élève à 1 921 941, enregistrant une baisse significative de
16 %, tant en dommages aux biens qu’en construction, par rapport à 2024 et ce
malgré quelques événements de grande ampleur (Garance, Benjamin). Sur le plan
économique, le montant total des dommages s’établit à 23 679 millions d’euros.
Le coût moyen par sinistre atteint 10 010 euros, soit une hausse de 3 % par
rapport à 2024.
Concernant les
modalités d’intervention, l’expertise sur site demeure largement dominante,
représentant 70 % des missions. Les pratiques à distance poursuivent néanmoins
leur ancrage : la télé-expertise représente désormais 17 % des interventions,
tandis que la visio-expertise atteint 13 %. Ces formats alternatifs confirment
leur rôle complémentaire dans l’organisation des expertises.
Sur le plan social, la
branche représente 11 545 salariés. L’année 2025 se caractérise par une
recomposition des effectifs, marquée par une nette diminution des fonctions
transverses (comptabilité, RH, IT, …), dont le volume s’établit à 1 578
salariés, soit une baisse de 17 % par rapport à 2024.Dans le même temps, les
fonctions opérationnelles d’expertise connaissent une progression
significative, traduisant une concentration accrue sur la production. Le nombre
d’experts augmente de 9 %, celui des télé-experts de 20 %, tandis que les
assistants d’experts enregistrent une hausse de 7 %.
Ces résultats traduisent une évolution du secteur marqué par une transformation des pratiques et une hausse continue des coûts moyens dans un contexte inflationniste. La Fédération reste mobilisée pour accompagner ses adhérents face à ces enjeux et soutenir l’adaptation du modèle d’expertise aux nouvelles réalités du marché.


