Selon l’étude Moonfare,
l'analyse, basée sur les indices PitchBook Private Capital et couvrant des
données trimestrielles de 2000 à 2024, examine le comportement des actifs non
cotés face aux chocs économiques, aux cycles d'activité et aux différentes
constructions de portefeuilles.
L'étude révèle que le Private Equity a fait preuve d'une plus grande
résilience et d'une meilleure capacité de valorisation lors de chaque crise
économique majeure depuis 2000 : le krach Internet, la crise financière
mondiale et le choc de la Covid-19.
Lors de la crise financière mondiale, par exemple, le S&P 500 a
chuté de 45,8%, contre un recul de 24,8% pour l’indice du Private Equity. La
seule période où l'indice PE a sous-performé par rapport au S&P 500 fut la
crise de la zone euro : le Private Equity y avait d'abord mieux résisté que les
actions cotées, avant d’afficher un repli de 5 % douze trimestres après le
début du ralentissement économique. La volatilité observée au sein des
stratégies privées (hors venture capital) s’est avérée inférieure à celle des
actions cotées. Si le profil de volatilité n’est pas directement comparable en
raison du lissage des valorisations propre aux marchés privés, l’analyse
s’appuie ici sur les flux de trésoreries réels des fonds et sur des données
multi-millésimes. Ces paramètres ne remettent pas en cause les conclusions de
l’étude sur la performance relative durant les crises majeures.
Graphique 1 : La
volatilité des actifs non cotés a été nettement inférieure à celle des actifs
cotés
Analyse de la
volatilité des actifs sur les marchés publics et privés (2000-2024)
|
European private equity |
Venture capital |
NA venture capital |
Private debt |
S&P 500 |
Russell 2000 |
|||
|
Volatilité trimestrielle |
4.7% |
4.7% |
6.3% |
6.4% |
6.6% |
3.9% |
8.3% |
10.7% |
|
Volatilité annuelle |
9.5% |
9.3% |
12.5% |
12.7% |
13.2% |
7.7% |
16.5% |
21.5% |
Note : La
volatilité trimestrielle représente l'écart-type des rendements trimestriels.
La volatilité annuelle est calculée en multipliant le chiffre trimestriel par
√4. Ainsi, une volatilité trimestrielle de 8 % correspond à une volatilité
annuelle d'environ
16 %. Les données couvrent la période du 1er janvier 2000 au
31 décembre 2024
L’étude s’appuie sur une analyse du cycle économique en quatre phases,
utilisant les indicateurs avancés de l’OCDE pour classifier les périodes de
reprise, d’expansion, de contraction et de ralentissement. Elle démontre que
les actifs privés affichent généralement des fluctuations moins marquées lors
des phases de contraction et de ralentissement, tout en délivrant une
performance compétitive en période d’expansion. Les marchés cotés se montrent,
à l'inverse, plus réactifs, marqués par des corrections plus sévères lors des
baisses et des rebonds plus rapides lors des phases de reprise.
Sur l'ensemble des 25 dernières années, le Private Equity mondial a
affiché un rendement annualisé de 12.7% contre 7,7 % pour le S&P 500. La
dette privée a également surpassé les indices de référence des actions cotées,
alors que les performances du venture capital ont été plus faibles globalement,
reflétant une forte dispersion ainsi que l’incidence des valorisations records
de la bulle internet au début de la période analysée.
Graphique 2 : Le
Private Equity devance les autres classes d’actifs sur le long terme
Rendements des marchés cotés et non cotés,
2000-2024.
|
European private equity |
Venture capital |
NA venture capital |
Private debt |
S&P 500 |
Russell 2000 |
|||
|
Performance globale |
19.7x |
20.3x |
23.6x |
4.1x |
4.1x |
9.7x |
6.4x |
6.2x |
|
Taux de rendement annuel |
12.7% |
12.8% |
13.5% |
5.9% |
5.8% |
9.5% |
7.7% |
7.6% |
Source: PitchBook
2025, Yahoo! Finance 2025, Moonfare 2025
Note : Ces données couvrent la période du 1er janvier 2000 au 31 décembre 2024.
Les portefeuilles incluant du Private Equity ont surpassé les modèles
traditionnels 60/40
Moonfare a également analysé l’impact de ces actifs sur la construction
de portefeuille. Des simulations d’allocations intégrant du Private Equity,
telles qu’un portefeuille 50/30/20 (actions, obligations, PE) ou une stratégie
de type Family Office européen ont généré des rendements plus élevés et une
meilleure performance ajustée au risque qu'un portefeuille traditionnel 60/40
sur chaque période étudiée. Un investissement de 100 000 $ sur 25 ans, par
exemple, serait passé à environ 507 000 $ dans un portefeuille 60/40, contre
approximativement 685 000 $ avec une allocation 50/30/20.
Graphique 3 : L’introduction d’actifs privés à généré une hausse des
cash-flows au sein des portefeuilles types
Flux monétaires
générés par un investissement de 100 000 $ au fil du temps, par portefeuille
(en k$)
Le profil family
office européen se compose de 20,88 % de bons du Trésor américain, 31,86 % de
S&P 500, 36,26 % de Private Equity et 11 % de cash.
« L'histoire démontre que le Private Equity tend à être plus résilient
face aux chocs de marchés et au fil des cycles économiques, a déclaré Mike O’Sullivan, Chef Économiste de Moonfare. Ces
données confirment que la performance doit s’apprécier sur des cycles complets
plutôt que sur une base trimestrielle, et mettent en exergue les bénéfices
d’une stratégie d’investissement à long terme. »
Steffen Pauls, Fondateur et Co-CEO de Moonfare, ajoute : « À l’épreuve des crises majeures des 25 dernières années, notre analyse démontre que les actifs privés ont aidé les investisseurs à préserver leur capital durant les phases de repli et à faire fructifier leurs investissements sur des cycles complets. C'est pourquoi nous sommes convaincus que les marchés privés doivent constituer le socle des portefeuilles à long terme, et non une simple classe d’actifs “alternative” et accessoire. »


