Quadient, plateforme mondiale d’automatisation intelligente facilitant des transactions professionnelles et sécurisées, publie les résultats de la troisième vague de son Observatoire
de
la maturité des entreprises face à la facturation électronique, réalisé par
OpinionWay pour Quadient.
À quelques mois de l’entrée en vigueur de l’obligation de réception des
factures électroniques en septembre 2026, les entreprises françaises affichent
une progression réelle de leur niveau de préparation mais l’étude met en
lumière une conformité encore insuffisante au regard des exigences
réglementaires.
Une réglementation désormais largement connue et de mieux en mieux
maîtrisée
La notoriété de la réforme n’est plus à faire : 90 % des entreprises interrogées déclarent connaître la réglementation.
Surtout, la compréhension progresse nettement. Alors qu’elles n’étaient que 27%
en 2025 à en maîtriser le contenu, elles sont désormais 43% à s’y être
intéressées de près. Cette évolution traduit une montée en compétence réelle à
mesure que l’échéance approche et que les implications opérationnelles se
précisent.
Un déploiement engagé mais une conformité complète encore rare
Interrogées sur l’état d’avancement global de leur mise en conformité à
la Loi de Finances, 73 % des entreprises ont déjà déployé ou sont en cours de
déploiement sur la facturation entrante, et 70 % sur la facturation sortante.
Au total, 66 % indiquent avoir engagé ou finalisé les deux volets.
L’analyse détaillée des prérequis réglementaires nuance toutefois ce
constat. Si 82 % des entreprises ont initié au moins un prérequis, (diagnostic
des données, gestion des 34 mentions obligatoires, suivi des statuts, capacité
d’émission en formats structurés, e-reporting…), seules 7 % déclarent avoir
déjà finalisé l’ensemble des prérequis nécessaires. À l’inverse, seules 1 % des
entreprises n’ont engagé aucune réflexion sur ces prérequis, un chiffre en
chute de 10 points par rapport à l’an dernier.
Les entreprises de 500 salariés et plus apparaissent systématiquement
plus avancées, confirmant l’effet structurant de la taille et des ressources
disponibles sur la vitesse de mise en conformité mais la conformité complète
demeure encore marginale à l’échelle du tissu économique.
Des pratiques encore hybrides et peu conformes aux formats attendus
Les pratiques des directions financières des entreprises restent largement hybrides. 91 % des entreprises utilisent au moins un format dématérialisé pour envoyer leurs factures et 72 % recourent exclusivement à des formats numériques. Pour autant, la conformité stricte aux formats attendus par la Loi de Finances demeure minoritaire. Seules 19 % des entreprises utilisent au moins un format conforme (UBL, CII ou Factur-X), en progression par rapport aux 13 % observés en 2025. Plus significatif encore, seulement
4 % déclarent
utiliser exclusivement des formats conformes.
La transition vers un environnement pleinement conforme reste donc
incomplète.
Une réforme jugée utile, malgré une contrainte toujours perçue
En dépit du manque de préparation des entreprises, la perception globale
de la réforme demeure majoritairement positive. 77 % des entreprises
considèrent le passage obligatoire à la facturation électronique comme utile
(+2 points par rapport à 2025). Une majorité d’entreprises engagées dans la
transition en constatent désormais des effets tangibles, notamment des
économies réalisées ou une réduction des délais de paiement et de recouvrement
comme bénéfices majeurs (61 %), tandis que 52% évoquent des gains de
productivité.
Pour autant, 71% jugent la mise en conformité comme étant également
contraignante. Cette ambivalence, stable dans le temps, traduit une acceptation
du principe sans enthousiasme excessif mais sans opposition massive non plus.
Les principaux freins identifiés sont exogènes : 50 % des entreprises
mentionnent des clients ou fournisseurs encore non conformes. Plus de trois sur
dix évoquent également les risques de cybersécurité ou la difficulté à
rassembler l’ensemble des données obligatoires.
Un niveau de confiance élevé malgré des retards persistants
Malgré un taux de conformité encore limité, les entreprises françaises
affichent un niveau de confiance important dans leur capacité à respecter
l’échéance réglementaire. En 2025, 83 % des entreprises se déclaraient
confiantes, alors que seulement 1 % étaient totalement conformes. En 2026,
cette confiance continue de progresser pour atteindre 86 %, et l’augmentation
de la conformité effective (+6 points) montre un passage progressif de
l’intention à l’action. La connaissance de la réglementation est désormais très
élevée, avec neuf entreprises sur dix déclarant en avoir entendu parler, et une
proportion croissante affirmant en maîtriser le contenu. Ce paradoxe, confiance
forte malgré un retard réel, souligne l’importance d’un accompagnement
structuré pour transformer la préparation en mise en conformité effective,
avant l’échéance de septembre 2026.
Plateformes agréées : un choix majoritairement acté
Dans ce contexte, 64 % des entreprises déclarent avoir déjà choisi leur
Plateforme Agréée (PA) pour la facturation électronique. Toutefois, parmi
elles, seules 27 % indiquent que le partenariat est déjà contractualisé, signe
d’une approche encore progressive à l’approche de l’échéance. La continuité
technologique apparaît comme le principe directeur : 86 % des entreprises
envisagent de se mettre en conformité en utilisant leur ERP actuel.
« Avec 71 % des entreprises françaises qui connaissent Quadient et 89 %
d’entre elles envisageant de recourir à notre plateforme agréée Serensia by
Quadient, il est clair que notre solution est déjà perçue comme un pilier
fiable de la mise en conformité, déclare Stéphanie
Auchabie, Directrice des ventes du Digital, des partenaires et de la réussite
client pour la région Europe chez Quadient. À quelques mois de
l’échéance, l’enjeu stratégique est d’accompagner l’ensemble de l’écosystème
pour anticiper les retards, sécuriser les processus et transformer cette
transition réglementaire en véritable levier opérationnel. »
À six mois de l’échéance, l’ensemble des indicateurs montre un paysage contrasté : la connaissance et la notoriété de la réforme et des solutions disponibles progressent mais la mise en conformité complète reste marginale. La priorité des prochains mois sera de soutenir les entreprises, de toutes tailles, dans l’accélération de leur transition, en veillant à coordonner l’écosystème pour éviter les retards en chaîne.


