Connexion
/ Inscription
Mon espace
Etudes & Enquêtes
ABONNÉS
Partager par Linked-In
Partager par Xing
Partager par Facebook
Partager par email
Suivez-nous sur feedly

[Etudes] La majorité des entreprises européennes poursuivent leur reporting en matière de durabilité après l’Omnibus

Selon l'étude osapiens " Beyond Compliance: Sustainability Reporting After the Omnibus " 90% des entreprises exclues du champ d’application de la CSRD ont l'intention de maintenir ou d'étendre leurs activités de reporting en matière de durabilité.

Ces résultats démontrent que pour de nombreuses organisations, le reporting est passé d'une obligation réglementaire à une fonction stratégique essentielle.

 

De la conformité à l'avantage concurrentiel

À la suite du paquet de simplification Omnibus I de l'UE, de nombreuses entreprises ont été retirées du champ d'application immédiat des obligations de reporting formelles prévues par des cadres, tels que la CSRD. Toutefois, si l’Omnibus modifie la catégorie “entreprises” soumises à l’obligation de publier des rapports, cela ne change pas pour les entreprises qui doivent faire face aux risques liés à la durabilité.

 

Les résultats indiquent que le reporting en matière de développement durable n'est plus perçu uniquement comme une obligation réglementaire. Il est désormais intégré dans la manière dont les organisations gèrent les risques, allouent leurs capitaux et interagissent avec les investisseurs, les clients et les partenaires.

 

Principaux enseignements de l'étude

·         90 % des entreprises sorties du champ d'application de la CSRD prévoient de maintenir ou d'étendre leurs activités de reporting en matière de durabilité.

·         86 % de ces entreprises restent convaincues qu'elles peuvent produire des rapports conformes aux normes de la CSRD

·         Près de 90 % des entreprises prévoient d'augmenter leurs investissements dans les outils et l’automatisation du reporting de durabilité au cours des 12 prochains mois

·         90 % des entreprises déclarent que le reporting de durabilité est déjà intégré, partiellement ou totalement, aux processus de reporting financier

 

Les données de durabilité sont activement utilisées dans les décisions stratégiques à fort impact :

·         Planification opérationnelle et allocation des ressources (53 %)

·         Innovation et conception de processus (48 %)

·         Planification financière et décisions d'investissement (38 %)

·         Évaluation des risques liés à la chaîne d'approvisionnement (38 %)

 

Les répondants identifient comme principal bénéfice du reporting en matière de durabilité, une meilleure visibilité des risques climatiques, de la chaîne d’approvisionnement et opérationnels (49 %). Parmi les autres avantages cités, une confiance accrue des investisseurs grâce à des informations vérifiables

(44 %), le respect des exigences des clients et des partenaires en matière de reporting et d'audit (44 %) et une meilleure intégration entre les décisions financières et du développement durable (43 %).

 

Le paradoxe du développement durable

 

Malgré un engagement fort à court terme, l'étude met en évidence une tension structurelle. Alors que

90 % des organisations sorties du champ d'application prévoient de poursuivre leur reporting, 85 % estiment que la réduction de la pression réglementaire entraînera, à terme, une réduction des ressources internes allouées au reporting de durabilité.

 

Les contraintes budgétaires (43 %), la fragmentation des systèmes de données (40,7 %), la mauvaise intégration des technologies/systèmes (31 %) et le manque de clarté concernant les domaines de responsabilité (29,07 %) ont été identifiés comme les principaux obstacles internes au maintien d'un reporting structuré.

 

Cela crée ce que l'étude décrit comme un « paradoxe de la durabilité » : une forte reconnaissance stratégique de la valeur du reporting combinée à une diminution des ressources allouées. Les résultats suggèrent que l'automatisation et la gestion centralisée des données deviendront essentielles pour les organisations qui cherchent à maintenir la qualité de leur reporting tout en gérant des contraintes de ressources. Cela est d'autant plus vrai que la fragmentation réglementaire s'accentue dans le cadre du reporting volontaire, les organisations devant naviguer entre plusieurs cadres, notamment le VSME, le CCF, le GRI et l’ISSB.

 

« Les résultats indiquent une nette préférence pour la continuité du reporting parmi les grandes entreprises qui ont été exemptées dans le cadre du paquet Omnibus I. Cette évolution place le reporting volontaire et les stratégies allant au-delà de la conformité au cœur de l'agenda futur de la durabilité. » explique Andreas Rasche, professeur à la Copenhagen Business School.


« Au cours des dernières années, la trajectoire réglementaire était largement unidirectionnelle : davantage d'exigences, davantage d'entreprises concernées. Le paquet Omnibus a changé cette dynamique. Cependant, nos données montrent que lorsque l'obligation disparaît, les entreprises ne font pas marche arrière. Elles ont compris que le reporting n'est plus seulement un exercice de conformité mais un élément central de leur gestion des risques, de l’allocation du capital et de leur croissance durable. » déclare Alberto Zamora, cofondateur et co-PDG d'osapiens


L'étude indique que le reporting en matière de durabilité demeure central dans la gestion des risques et de la crédibilité des organisations, même en cas de réduction de la pression réglementaire. Il est de plus en plus utilisé pour obtenir des financements, répondre aux exigences des clients et de la chaîne d'approvisionnement, et orienter les investissements et les opérations à partir de données fiables, devenant ainsi une attente du marché et un facteur de compétitivité.

Lire la suite...


Articles en relation