44% évoquent une
dégradation de la sécurité, 80% jugent la fiscalité locale incompatible avec
leur activité, 56% constatent un recul de leur environnement commercial, 67%
estiment subir les décisions municipales.
À un mois des élections municipales, le Syndicat des Indépendants et des
TPE (SDI) rend publics les résultats d’une enquête menée auprès de 790
dirigeants de très petites entreprises. Les réponses dressent un état des lieux
du vécu économique local au cours du mandat qui s’achève.
Sécurité : un climat plus tendu
44% des dirigeants déclarent que leurs conditions de
sécurité se sont dégradées au cours des six dernières années.
60% ont déjà été confrontés à des incivilités — vols,
agressions verbales ou dégradations — dans l’exercice de leur activité.
69% constatent une augmentation récente des actes
d’incivilité.
Fiscalité : un seuil de tolérance dépassé
56% des répondants estiment que les services rendus par
leur commune ne sont pas à la hauteur des taxes acquittées.
80% considèrent que le niveau des taxes locales est
incompatible avec la rentabilité de leur entreprise.
La CFE et la taxe foncière sont les prélèvements les plus fréquemment
identifiés comme pénalisants.
Commerce et centres-villes : un environnement fragilisé
56% des dirigeants indiquent que leur environnement
commercial s’est dégradé au cours du mandat. Fermetures de commerces alentour
et perte d’attractivité sont régulièrement citées.
La vacance commerciale en centres-villes est estimée entre 13 et 14%, au-dessus du seuil d’alerte
de 10%.
32% des dirigeants estiment que l’accessibilité de leur
entreprise (stationnement, circulation, livraisons) s’est dégradée.
Dialogue local : des décisions perçues comme subies
67% des dirigeants déclarent que les décisions municipales impactant leur activité sont davantage subies que concertées.


