Selon l’OCDE, les français restent en moyenne 10 ans dans leur emploi avant de changer d’entreprise ou de secteur d’activité. Alors que le bien-être au travail est un enjeu majeur en 2025, une question subsiste : Les français sont-ils vraiment épanouis au travail, et sont-ils heureux dans leur région ?
Pour le savoir, Adobe Express
a sondé un échantillon représentatif de 2 000 travailleurs français dans 24
secteurs d’activité afin de mieux comprendre le niveau d’épanouissement
professionnel dans les différentes villes de France, ainsi que les raisons et
les freins à un changement de carrière.
Villes de France où les travailleurs sont le plus attachés à leur région
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# |
Ville |
Souhaitent
rester dans leur ville/région actuelle |
Ont des
engagements personnels ou familiaux dans la région |
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1 |
Rennes |
46% |
11% |
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2 |
Nice |
40% |
20% |
|
3 |
Toulouse |
34% |
9% |
|
4 |
Lille |
33% |
11% |
|
5 |
Nantes |
32% |
11% |
|
6 |
Toulon |
30% |
20% |
|
7 |
Strasbourg |
28% |
25% |
|
8 |
Lyon |
26% |
11% |
|
9 |
Orléans |
25% |
11% |
|
=9 |
Paris |
25% |
35% |
|
11 |
Montpellier |
24% |
17% |
|
=11 |
Bordeaux |
24% |
24% |
|
13 |
Marseille |
17% |
7% |
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14 |
Clermont-Ferrand |
13% |
19% |
|
15 |
Reims |
11% |
22% |
1. Rennes
Rennes se classe comme
la première ville de France où les travailleurs sont les plus attachés à leur
région : 46% déclarent ne pas vouloir la quitter pour des raisons
professionnelles. Cette fidélité locale s’accompagne d’un ancrage familial et
personnel fort, puisque 1% des Rennais invoquent des engagements pour rester.
L’attractivité internationale ou nationale reste secondaire, seuls 2% se disent
prêts à partir à l’étranger.
2. Nice
À Nice, 40% des
travailleurs préfèrent rester dans leur ville ou région actuelle, ce qui place
la ville parmi les plus stables de France sur le plan professionnel. Les
aspirations à la mobilité sont limitées : seuls 20% envisagent un départ à
l’étranger et 20% un déménagement dans une autre région. La douceur de vivre
locale semble renforcer cet attachement.
3. Toulouse
Toulouse montre
également un fort enracinement régional : 34% des travailleurs ne souhaitent
pas quitter la ville rose ou l'Occitanie. Les opportunités à l’étranger
séduisent 28%, mais le poids de l’attachement local demeure prépondérant,
traduisant un équilibre entre ambition professionnelle et fidélité au
Sud-Ouest.
4. Lille
À Lille, 33% des
salariés préfèrent rester dans le nord. Bien que 28% envisagent de déménager
dans une autre région et 22% à l’étranger ou ailleurs en France, l’ancrage
local reste une tendance forte, reflet d’une stabilité professionnelle et
personnelle notable.
5. Nantes
Nantes se classe
cinquième, avec 32% des répondants ayant déclaré ne pas vouloir la quitter pour
des raisons professionnelles. De plus, 11% des Nantais ont évoqué leurs
engagements familiaux comme raison principale pour rester. L’ouverture à la
mobilité internationale ou nationale reste secondaire : seuls 20% se disent
prêts à partir à l’étranger.
Les entreprises
mesurent-elles l’importance du bien-être au travail ?
Lorsqu'il s'agit de la
satisfaction des employés sur le lieu de travail, de nombreux facteurs entrent
en ligne de compte.
14% de nos participants
ont déclaré que les avantages et les bénéfices liés au travail étaient
cruciaux, tandis que 11% ont cité la flexibilité des conditions de travail
comme un facteur clé. Les évaluations régulières des salaires et des
performances sont également importantes pour 8% des personnes, tandis que la
plus grande proportion (17%) mentionne les outils innovants tels que l'IA.
Malgré cela, nous avons
constaté que 34% des personnes estiment que leur employeur n’offre aucun
support pour booster la satisfaction au travail.
Quels sont les freins
au changement de carrière en France ?
Il n'est pas toujours
facile de tout quitter pour se lancer dans la carrière de ses rêves. Nous avons
constaté que l'obstacle le plus fréquent est l'âge : 30 % des participants se
considèrent comme trop âgés pour changer d'emploi. De plus, 20 % citent
également un manque de confiance, et 17 % admettent qu'ils n'ont pas
l'expérience nécessaire.
Des préoccupations
financières sont également apparues, 15% des participants révélant que l'emploi de
leurs rêves ne serait pas assez rémunérateur. Finalement, 14% ont également
déclaré qu'ils n'étaient pas sûrs des mesures à prendre pour changer de
carrière.
Mais comment les choses évoluent-elles en fonction de l'âge ? Nous avons constaté que 61% des 55-64 ans citent l'âge comme la principale raison pour laquelle ils craignent de changer de carrière, tandis que les 18-24 ans se sentent freinés par un manque de confiance (15%). Les participants en milieu de carrière (35-44 ans) ont également fait part de leurs préoccupations concernant les engagements personnels tels que la garde d'enfants (22%).


