La
filière à responsabilité élargie du producteur pour les textiles, le linge de
maison et les chaussures (REP TLC) traverse depuis plus de dix-huit mois une
crise profonde. L’essor de l’ultra fast fashion a entraîné une augmentation
massive des volumes mis sur le marché, tandis que les débouchés à l’export se
sont fortement contractés. Les opérateurs de collecte et de tri sont
aujourd’hui en grande difficulté.
Face à cette situation exceptionnelle, le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre,
a décidé de mettre en place un soutien financier exceptionnel au titre
de l’année 2026 en faveur des opérateurs de collecte et de tri de la filière REP
TLC. L’objectif est d’éviter des faillites en chaîne et de préserver les
capacités industrielles de la filière.
Ce soutien
exceptionnel, fondé sur les conclusions d’une mission flash confiée à l’ADEME,
sera porté à 268 euros par tonne en 2026. Il vise à couvrir une part
significative des coûts nets de tri constatés sur le terrain, dans un contexte
de déséquilibre économique durable de la filière.
« Le soutien que nous
mettons en place en 2026 vise à sécuriser la filière et à préserver ses
capacités industrielles, dans l’attente d’une réforme structurelle
indispensable que nous menons avec le chantier de refondation », a déclaré le ministre
délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre.
Un arrêté modificatif,
reprenant le cadre existant et intégrant ce nouveau niveau de soutien, sera
prochainement mis en consultation publique.
Le temps des réformes
structurelles pour le textile
La réponse durable à la
crise passera par une réforme structurelle de la REP TLC. Fin mars 2026, le
ministre annoncera le scénario de refondation de la filière avec pour principes
directeurs une plus grande rationalité économique, traçabilité, et le développement
d’une industrie française du recyclage afin d’offrir des débouchés aux
gisements collectés.
Les Ministres Monique
Barbut et Mathieu Lefèvre ont également demandé à l’éco-organisme Refashion de
leur rendre un plan d’action afin de mettre en place des malus sur l’ultra fast
fashion d’ici le
15 Mars 2026.


