A la veille de l’ouverture du Salon International de l’Agriculture – annoncé par le Gouvernement comme un point d’étape dans la construction de la « Loi d’urgence agricole » - Jeunes Agriculteurs a présenté son programme ainsi que ses premières orientations et propositions législatives.
Ce texte, annoncé pour juin au Sénat, doit répondre
à une priorité absolue : permettre à l’agriculture française – et en
particulier aux jeunes agriculteurs – de faire face au changement climatique
tout en restant productive et compétitive.
La première urgence
porte sur la planification agricole face au dérèglement climatique. Notre
proposition de plans et contrats d’avenir a été reprise par le Premier ministre
Sébastien Lecornu lors de son déplacement en Eure-et-Loir le 24 janvier
dernier, mais nous en attendons encore une application concrète. Jeunes
Agriculteurs demande ainsi l’ajout d’un article 1er dans la loi d’urgence
agricole, établissant un cadre clair pour des plans et contrats d’avenir, afin
de structurer une véritable politique d’adaptation des exploitations agricoles.
Pour que les politiques
publiques s’adaptent au changement climatique, le Gouvernement doit aussi se
saisir pleinement des enjeux liés à l’eau, tant dans sa gestion qualitative et
quantitative que dans sa gouvernance. Jeunes Agriculteurs a présenté ses propositions
au Premier ministre et au Délégué interministériel en charge de la gestion de
l’eau en agriculture : nous attendons que le Gouvernement les reprenne à son
compte pour assurer aux agriculteurs les moyens de produire.
Jeunes Agriculteurs
demande également un cadre protecteur contre la prédation : facilitation des tirs,
indemnisation intégrale et sans condition des dégâts, gestion adaptée par
espèces (loup, ours et vautour) … Les
dernières annonces de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard vont dans le bon
sens et devront être prolongées et renforcées dans le cadre de la loi d’urgence
agricole. Plus largement, Jeunes Agriculteurs sera attentif à ce que les
travaux concernant les moyens de production aillent dans le sens d’un
non-retour des surtranspositions et du respect du travail des agriculteurs
français qui ne doivent pas être pénalisés par rapport à leurs voisins
européens.
Selon Pierrick Horel,
président de Jeunes Agriculteurs : « Si on parle d’une loi d’urgence, alors
nous disons que la première urgence c’est d’armer les jeunes face au changement
climatique. Il faut donc ajouter un article numéro 1 qui encadre les plans et
contrats d’avenir que nous proposons, un outil concret pour y arriver ».
Nous serons présents durant les neuf jours du Salon International de l’Agriculture pour promouvoir ces demandes auprès des décideurs, au-delà de nos trois thèmes prioritaires de cette année : la planification face au changement climatique, les élections municipales et l’enjeu crucial de la prochaine programmation de la Pac.


