L'alimentation est au cœur des objectifs poursuivis en faveur de l’amélioration de la santé des Français, de la résilience des systèmes agricoles et de souveraineté alimentaire, de la baisse des émissions de gaz à effet de serre, de la préservation de la biodiversité.
Dans ce contexte, le Gouvernement présente ici la
Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (SNANC).
Issue des propositions
de la Convention citoyenne pour le climat, la SNANC trouve son fondement dans
la loi Climat et Résilience de 2021, qui associe désormais alimentation,
nutrition et climat.
Cette stratégie
nationale marque donc une nouvelle étape dans la transition vers un modèle
alimentaire plus juste, plus sain et plus durable dès 2025, en rassemblant pour
la première fois les politiques de nutrition, d’alimentation et de climat au
sein d’un cadre unique, cohérent et ambitieux. Elle prolonge les repères
nutritionnels familiers, tel le “cinq fruits et légumes par jour”, et les
adapte aux enjeux de santé et de climat.
L’alimentation au cœur
de la vie et de l’avenir des Français
L’alimentation est au
centre de notre vie quotidienne : elle reflète nos traditions, nos goûts
et nos choix et donne lieu à des moments de partage. Mais elle est aussi un
enjeu majeur de santé publique, d’équité et de souveraineté.
Aujourd’hui, nos choix
alimentaires influencent à la fois notre santé, notre environnement et notre
économie. 30% des décès par maladie cardiovasculaire seraient liés à une
mauvaise alimentation. Elle représente 24% de l’empreinte carbone de notre
consommation totale, et 16% de la population française est désormais touchée
par la précarité alimentaire.
Une stratégie globale
pour une alimentation saine et durable
La SNANC fixe un cap
clair à horizon 2030 : permettre à tous les Français d’accéder à une
alimentation plus saine, plus durable et plus locale, tout en renforçant la
souveraineté agricole et alimentaire du pays.
Cette stratégie associe
l’ensemble des acteurs, en Hexagone et dans les territoires ultramarins –
institutions, collectivités, filières agricoles, entreprises, associations et
citoyens – pour transformer durablement les systèmes alimentaires. Elle s’articule
avec les autres plans nationaux liés à l’alimentation et à la nutrition. Elle
repose aussi sur des actions destinées à renforcer la politique publique de
l’alimentation en améliorant l’environnement alimentaire des Français. En
particulier, elle reprend l’engagement du Premier ministre : la restauration
collective relevant de l’Etat, de ses établissements et des entreprises
publiques privilégiera les circuits courts et écartera fermement l’achat de
denrées alimentaires non européenne.
La SNANC a été
coconstruite avec les citoyens et les acteurs du secteur. Elle s’appuie sur une
large consultation : plus de 4 000 contributions ont été recueillies dans le
cadre d’une convention citoyenne, ainsi que l’avis de 4 instances
consultatives.
Sa mise en œuvre
opérationnelle s’appuiera sur les différents plans nationaux thématiques liés à
l’alimentation et à la nutrition, en particulier les futures éditions du
Programme national pour l’alimentation (PNA) et du Programme national nutrition
santé (PNNS).
Monique Barbut,
Ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, et des Négociations
Internationales sur le Climat et la Nature déclare : « Mieux manger,
c’est agir pour la planète, notre santé, et soutenir une agriculture de qualité
: en choisissant des produits locaux et durables, nous réduisons notre
empreinte carbone, protégeons la biodiversité et valorisons le travail de nos
agriculteurs. Avec cette stratégie, l’écologie s’invite concrètement dans nos
assiettes. »
Annie Genevard,
Ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté
alimentaire poursuit : « La SNANC marque une nouvelle étape dans la transition
vers une alimentation saine et durable pour tous. Elle présente des objectifs
clairs à horizon 2030 et des actions concrètes pour les atteindre. Il s’agit
d’une étape importante pour renforcer notre souveraineté alimentaire en
agissant sur le comportement des consommateurs, notamment pour promouvoir des
débouchés à la production agricole durable et de qualité issue de nos
territoires. »
Stéphanie Rist, Ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées conclut : « La prévention, c’est le cœur de notre action pour améliorer durablement la santé des Français. Agir sur les déterminants de santé, c’est agir pour prévenir l’apparition de la maladie. L’alimentation, l’activité physique ou encore la lutte contre la sédentarité sont des leviers puissants pour réduire les risques de maladies chroniques et préserver l’autonomie tout au long de la vie.
Avec la Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat, nous affirmons une ambition : permettre à chacun d’adopter des comportements favorables à sa santé, tout en protégeant notre environnement. Prévenir, c’est donner à chaque citoyen les moyens d’être acteur de sa santé et de celle des générations futures. »


