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[Expertises] Immobilier : l’offre se renouvelle, le marché gagne en fluidité

Une analyse de SeLoger.

 

Après deux années de profond ajustement en 2022 et 2023, marquées par un recul de la demande et une accumulation progressive de l’offre, l’année 2024 a constitué une phase d’accalmie, avec l’arrêt de l’accumulation du stock, un retour progressif de la demande et une stabilisation des prix.


Au cours de l’année 2025 et à l’entrée dans 2026, la demande s’est reconstituée et, fait inédit depuis 2021, l’offre se renouvelle activement, portée par un fort flux de nouvelles annonces sur SeLoger. Un signal positif pour le marché, à l’approche d’un printemps qui pourrait être plus dynamique.

 

 

 


Ce que l’évolution de l’offre depuis 2021 nous dit du marché actuel

• 2021 : une pénurie de biens à vendre face à une demande élevée    

-       Le marché immobilier français évoluait dans un contexte particulièrement porteur : les taux étaient d'environ 1,1 % ; évolution des prix : +3,5 % ; 1,2 million de transactions sur l'année

 

• 2022 - 2023 : le choc de la remontée des taux déséquilibre le marché

-       Changement brutal de l’environnement de crédit qui modifie profondément le marché : remontée rapide des taux d’intérêt (environ 4 %) réduisant drastiquement le pouvoir d’achat immobilier des ménages (évolution des prix de -4 ,1 %, aboutissant à une accumulation des biens mis en vente). Les transactions sont tombées à 932 000

 

•  2024 : une phase de stabilisation sans réel redémarrage

-       Phase de transition : correction progressive des prix (+0,7%) combinée à une amélioration graduelle des conditions de crédit (taux à environ 3,3%) favorise un net retour de la demande (+14% sur un an). Le nombre de transactions atteint 845 000

 

•  2025 : le renouvellement de l’offre relance la dynamique

-       Les taux se stabilisent autour de 3,5 %. Pour la première fois depuis quatre ans, l’augmentation de l’offre est portée par un fort flux de nouvelles annonces (+22 %). 945 000 transactions ont été écoulées sur l'année, avec une évolution des prix à +1,3 %.

 


Le retour des vendeurs, porté par les secundo-accédants

 

•   Dans la quasi-totalité des grandes villes, le flux de nouvelles annonces progresse plus rapidement que le stock, signe que les biens mis en vente trouvent plus facilement preneur (Paris, Rennes, Bordeaux ou encore Toulouse)

 

   À Montpellier, le marché suit une trajectoire spécifique : le flux de nouvelles annonces y a repris plus tôt, dès 2023, limitant l’accumulation du stock. Les évolutions observées aujourd’hui traduisent un élargissement progressif de l’offre

 

•   Au-delà des grandes villes, cette dynamique s’observe également dans la grande majorité des départements français, traduisant un mouvement de renouvellement de l’offre à l’échelle nationale.

 

 


2026 : vers un marché plus fluide ?

 

En ce début d’année, les fondamentaux du marché apparaissent plus équilibrés. La demande est présente, l’offre est plus abondante et surtout mieux renouvelée. Ces éléments réunissent les conditions d’un printemps immobilier qui devrait être plus actif. La prudence reste néanmoins de mise : les trajectoires de prix dépendront de l’équilibre entre cette offre nouvelle et une demande qui restera sensible aux conditions de crédit, au contexte économique et politique, français et international.

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