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[Etudes] Investissement locatif et passoires thermiques : Les villes moyennes deviennent le nouveau cœur de la rentabilité verte

Dans un contexte de poursuite du resserrement locatif du DPE et d’incertitudes autour de MaPrimeRénov’, la Vigie de GoFlint apporte un éclairage inédit : les villes moyennes se distinguent désormais comme les territoires les plus rentables pour investir dans un bien à rénover.


L’étude GoFlint, fondée sur l’analyse de 147 814 appartements dans les villes françaises de plus de 100 000 habitants, révèle que la rénovation énergétique d’un T2 de 45 m² peut générer jusqu’à 5% de rendement net après passage d’un DPE G à C, tout en valorisant significativement le bien.

 

Les villes moyennes : un rendement net supérieur à 3%, jusqu’à 5% après rénovation

 

Dans plus d’une vingtaine d’agglomérations françaises, la rénovation énergétique d’un T2 permet d’atteindre un rendement net supérieur à 3%, et jusqu’à 4 à 5% dans les marchés les plus équilibrés entre prix d’achat et tension locative. Ce constat repose sur un même profil d’investissement : un bien classé G rénové pour atteindre un DPE C, puis remis en location sur le marché local.

 

•   En tête du classement, Le Mans se distingue par une rentabilité nette de 4,9% et une plus-value moyenne de 32 000€ après rénovation. La ville combine un prix d’acquisition encore accessible et une demande locative soutenue, portée par un bassin d’emploi stable, une proximité géographique de Paris et un parc ancien facilement valorisable.

•   Mulhouse suit de près avec 4,7% de rendement net pour un investissement global inférieur à

85 000€, ce qui en fait l’un des marchés les plus compétitifs du panel.

•   Nîmes complète le podium avec 4,6% de rendement et une durée de retour sur investissement inférieure à deux ans, grâce à un équilibre favorable entre coût des travaux et valorisation immédiate du bien rénové.

 

Derrière ce trio de tête, plusieurs autres villes confirment la tendance. Saint-Étienne et Metz affichent des rendements compris entre 3,5 et 4,5%, avec des coûts totaux souvent inférieurs à 100 000 euros. Dans ces territoires, où la tension locative reste modérée, la rénovation énergétique constitue un levier pour renforcer l’attractivité des biens et optimiser leur performance financière.

 

L’étude confirme que les villes moyennes concentrent aujourd’hui les meilleures opportunités pour concilier performance énergétique et rentabilité locative. Selon les calculs de GoFlint, le coût total d’un projet, incluant l’achat, les frais de notaire et la rénovation énergétique, varie entre 80 000 et 200 000€ selon les zones géographiques. Ce niveau d’investissement rend la rénovation accessible à une part croissante d’investisseurs particuliers, tout en garantissant une rentabilité supérieure à celle observée dans les grandes métropoles.

 

« La montée en puissance des critères environnementaux redessine la rentabilité immobilière, et les villes moyennes se positionnent comme les nouveaux foyers de la rentabilité verte. Dans un contexte déjà marqué par le ralentissement de la production de logements neufs, la hausse des taux d’intérêt et les débats autour du financement de la transition énergétique, cette complexité renforce l’incertitude et incite les investisseurs à se tourner vers des marchés plus stables, comme celui des villes moyennes. » souligne Mihai Gavriloiu, CEO de GoFlint.

 

Grandes métropoles : la rentabilité s’érode

 

À l’inverse, un investissement dans les grandes métropoles comme Paris, Lyon ou Nice souffre d’un effet prix défavorable. Le coût des rénovations et les prix d’acquisition déjà élevés, limitent la rentabilité.

•   À Paris, un T2 rénové présente en moyenne près de 29 000 euros de moins-value immédiate et ne dégage qu’un rendement net de 2,2%.

•   A Toulouse, même constat : la rentabilité chute sous les 3%, avec des durées de retour sur investissement dépassant six ans.

 

Ces chiffres mettent en lumière le déséquilibre entre prix d’entrée et potentiel de valorisation, qui contraste fortement avec les villes moyennes où l’investissement reste accessible et rentable.

 

Pour GoFlint, ils reflètent une évolution du marché, la rénovation devenant un critère stratégique et un facteur de différenciation entre territoires. Les investisseurs peuvent désormais privilégier les villes où l’équation économique et énergétique reste favorable, loin des coûts élevés et des incertitudes des grandes métropoles.

 

« Malgré son rôle central dans la rénovation énergétique, MaPrimeRénov’ reste un frein pour de nombreux ménages et investisseurs, en raison de critères d’éligibilité stricts, de plafonds de ressources contraignants et d’une lourdeur administrative qui rendent les démarches longues et incertaines. L’instabilité des règles et les changements fréquents de barèmes compliquent la planification des travaux et limitent l’attractivité du dispositif pour ceux souhaitant massifier la rénovation énergétique de leurs biens. » conclut Mihai Gavriloiu.

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