Connexion
/ Inscription
Mon espace
Etudes & Enquêtes
ABONNÉS
Partager par Linked-In
Partager par Xing
Partager par Facebook
Partager par email
Suivez-nous sur feedly

[Etudes] 2026 : Le marché immobilier vers un nouvel équilibre ?

Trois questions à Thomas Lefebvre, Vice-Président Data du Groupe SeLoger - Meilleurs Agents.

 

1/  L’année 2025 a-t-elle marqué l’entrée du marché immobilier dans un nouvel équilibre ?

 

• Le nombre de transactions atteint environ 929 000 ventes sur les douze derniers mois à fin octobre 2025, soit +11% sur un an ;

 

• Côté prix, les évolutions restent modérées, mais positives sur un an sur l’ensemble des segments de marché ;

 

• La quasi-totalité du Top 10 est dans le vert, même si les évolutions restent limitées. Parmi les grandes villes, seule Nice (+5% sur un an, alors que la majorité des grandes villes évoluent plus près de +1 à +3%) se démarque, tandis que Toulouse, Bordeaux, Marseille ou Montpellier affichent des hausses plus contenues. À l’inverse, Nantes reste une exception, avec des prix encore en baisse ;

 

• Sur le marché locatif, la situation s’améliore légèrement sur le plan des loyers (+1,3% sur un an, contre près de +3% un an plus tôt). Ce ralentissement de la hausse s’explique notamment par le retour sur le marché de l’achat d’une partie des ménages jusqu’ici contraints de rester locataires.

 

 

2/  Quelles sont vos anticipations pour 2026, en particulier sur les taux de crédit et l’évolution du marché ?

 

• Le nouveau cadredu DPE pourrait sortir environ 850 000 logementsdu statut de passoires énergétiques, contribuantà détendre légèrement le marché locatif ;

 

• Dans ce contexte, nos hypothèses pour 2026 sont les suivantes :

            - Taux de crédit : autour de 3,5%

            - Nombre de ventes : proche de 980 000 transactions

            - Prix de l’immobilier : une hausse modérée, de +2 à +3% sur l’année

 

 

3/  Au-delà des chiffres, dans quelle mesure le contexte politique influence-t-il aujourd’hui le marché du  logement ?

 

• La France traverse toujours une crise du logement profonde, aux conséquences multiples : difficultés d’accès au logement, frein à la mobilité résidentielle et professionnelle, tensions sur le recrutement dans certaines zones, creusement des déséquilibres territoriaux. Dans les zones tendues, la difficulté ;

 

• Un point positif est à souligner : le logement est redevenu un sujet central du débat public, mais cette prise de conscience peine encore à se traduire par une stratégie claire, cohérente et stable ;

 

• Les professionnels du secteur sont pourtant unanimes : sans cadre stable pour l’investissement et la production de logements, la crise ne pourra pas se résorber durablement.





Lire la suite...


Articles en relation