Malgré
les difficultés rencontrées par les parlementaires pour trouver un accord sur
le budget de l’Etat français pour 2026, les taux de crédit immobilier sont
restés similaires en décembre 2025 par rapport à novembre. Ce nouveau mois de
stabilité continue de soutenir la reprise du marché immobilier. Mais, faute
d’accord en commission mixte paritaire sur le budget, le prolongement des
discussions en 2026 pourrait finir par impacter les taux proposés par les
banques.
Un nouveau mois de
stabilité
Décembre s’inscrit dans
la continuité des derniers mois de 2025, avec des taux de crédit immobilier
attractifs qui évoluent très peu d’un mois sur l’autre. En décembre, CAFPI a
ainsi obtenu en moyenne pour ses clients des taux de :
• 3,11% sur 15 ans (+4 centièmes par rapport à
novembre 2025)
• 3,25% sur 20 ans (+1 centième)
• 3,35% sur 25 ans (+1 centième).
Cette stabilité donne
de la visibilité aux ménages et accompagne le retour progressif des acheteurs,
observé ces derniers mois sur le marché de l’ancien. D’autant plus pour les
meilleurs profils qui obtiennent des décotes significatives. Ainsi CAFPI a, pour
ces profils, obtenu jusqu’à :
• 2,90% sur 15 ans (stable)
• 3,00% sur 20 ans (-5 centièmes)
• 3,10% sur 25 ans (stable).

Une stabilité toujours
soumise aux aléas politiques, malgré les prêts des banques
La stabilité des taux
de crédit immobilier en cette fin 2025 a été portée par une certaine forme
d’attentisme des marchés cristallisée autour des discussions portant sur la
politique budgétaire française et le maintien des taux de la Banque Centrale
Européenne.
Les incertitudes liées
à l’absence de budget ont poussé l’OAT 10 ans, le taux auquel emprunte l’Etat
français, au-delà des 3,6% le 22 décembre. La tendance à la baisse constatée
depuis ce pic reste soumise aux nouveaux débats budgétaires qui se tiendront en
début d’année. D’ailleurs, sous la pression des coûts de refinancement, les
taux devraient légèrement remonter en janvier, les barèmes reçus à date
affichant de la stabilité ou des hausses comprises entre 0,10 et 0,15%. Malgré
ces conditions, les banques continuent d’afficher une volonté d’entamer l’année
de façon ambitieuse, avec notamment le maintien d’offres boostées destinées aux
primo-accédants, alors que leurs objectifs de production de crédits pour
l’année 2026 devraient les conduire à maintenir la concurrence.
Un pouvoir d’achat
immobilier qui évolue peu
En décembre, la stabilité des taux maintient le pouvoir d’achat immobilier. Au global, sur un an, il en est de même. En effet, entre janvier 2025 et janvier 2026, les surfaces achetables pour une mensualité de
1 000€, au taux moyen pratiqué, évoluent entre -1,67 m² à Toulouse et +3,29 m² à Lille. Dans la majorité des grandes métropoles, ces évolutions sont inférieures à 1 m² comme à Bordeaux (-0,03 m²), Lyon (+0,21 m²) ou encore Montpellier (+0,24m²).


