Alors que l’année 2025 s’est achevée, le réseau Laforêt publie son point marché immobilier & perspectives 2026, qui met en lumière un redémarrage de l’activité… dans un contexte encore fragile.
Les chiffres clés à
retenir
• +16% de transactions sur 12 mois au niveau national
• Plus de 900 000 ventes attendues, un retour aux
standards historiques
• Prix en hausse de +1,8% après deux années de
correction (-7% cumulés en 2023-2024)
• Taux de crédit stabilisés autour de 3,10%, après
un pic à 4,20% fin 2023
• 35 % de primo-accédants, contre 30% un an plus
tôt
• Investisseurs toujours en retrait : 17% des transactions
seulement
Des évolutions très contrastées selon les villes
• Paris : +1,8% (9 640 €/m²), avec une demande en
hausse de +20% pour une offre limitée (+8%)
• Lyon : +3,5% (4 783 €/m²)
• Bordeaux : +3% (4 621 €/m²)
• Rennes : +2,8% (4 117 €/m²)
• Marseille : +1,7% (3 845 €/m²)
• Lille : quasi-stagnation (+0,2%)
• Biarritz (-1%) et Dijon (-1,4%), encore en repli
Un marché locatif sous forte tension
• +11% de demande locative en 2025
• -13% d’offre, accentuée par le
retrait des bailleurs privés
Conclusion : 2026 sous
le signe de la prudence
À l’issue de 2025, le
marché immobilier ancien présente un bilan contrasté mais positif. Les volumes
de transactions, après avoir touché un point bas, se sont redressés pour
revenir vers des niveaux historiques. Les taux d’intérêt se sont stabilisés
autour de 3%, contribuant à restaurer le pouvoir d’achat immobilier.
La demande reste
soutenue et les fondamentaux apparaissent aujourd’hui plus solides, même si des
fragilités subsistent : une remontée des prix qui doit rester mesurée pour ne
pas compromettre l’accès à la propriété, une progression des primo-accédants
encore insuffisante pour enrayer durablement le recul du taux de propriétaires,
et un retrait persistant des investisseurs privés, qui continue de peser sur un
marché locatif déjà sous tension.
Dans ce contexte, les
volumes de vente devraient poursuivre leur reprise en 2026, avec des prix contenus.
À l’échelle nationale, les ajustements attendus resteraient modérés, avec des
hausses alignées sur l’inflation, se maintenant sous les 2% pour les
appartements et 1,5% pour les maisons, traduisant davantage une phase de
stabilisation qu’un véritable cycle haussier.
Pour 2026, la
trajectoire du marché dépendra largement de la clarté des orientations
publiques. Ménages et professionnels ont besoin de visibilité : une fiscalité
cohérente, un statut sécurisé pour les bailleurs privés et des règles du jeu
durables. L’instabilité réglementaire observée ces derniers mois a déjà retardé
certains arbitrages ; si elle devait se prolonger, elle pourrait freiner une dynamique
pourtant bien engagée. À l’inverse, une clarification rapide permettrait au
marché de confirmer son redressement dès le printemps 2026.
Selon Yann Jéhanno, Président de Laforêt : « Le logement s’inscrit désormais comme un enjeu structurant des municipales de 2026 et des présidentielles de 2027. Les bases d’une reprise durable sont posées. À condition que le cadre réglementaire se stabilise, le marché dispose des ressorts nécessaires pour poursuivre son rebond »,


