« Faut qu’on parle », une
deuxième saison réussie pour cette mobilisation citoyenne.
L’opération Faut qu’on
parle, lancée par le Fonds Bayard - Agir pour une société du lien, clôture sa
deuxième édition. Pour cette nouvelle édition, l’expérience, menée avec l’alliance de médias
composée de La Croix, La Voix du Nord, Notre Temps et Réel Média, a rassemblé
plus de 5 100 inscrits. Partout en France, des duos aux opinions divergentes ont
pu se rencontrer en tête-à-tête pour prendre le temps de converser et de
s’écouter.
Une mobilisation
remarquable des participants
Pour cette édition
2025, plus de 5 000 citoyens se sont inscrits sur le site fautquonparle.org, et
les sites des partenaires de l’alliance média La Croix, La Voix du Nord, Notre
Temps et Réel Média. L’âge médian des participants se situe autour de 58 ans,
avec une répartition équilibrée entre hommes et femmes. Parmi les régions les
plus représentées, on retrouve en premier l’Île-de-France (33 %), suivie de
l’Auvergne-Rhône-Alpes (15 %), les Hauts-de-France (10 %), la
Nouvelle-Aquitaine (7 %), les Pays de la Loire (7 %), la Provence-Alpes-Côte
d’Azur (6 %) et l’Occitanie (6 %).
Les participants ont
répondu en ligne à une série de questions clivantes, pour être associés, grâce
à un algorithme, à un binôme qui avait donné des réponses différentes à en
moyenne cinq des questions posées. Les duos étaient donc constitués de personnes
aux opinions divergentes mais géographiquement proches afin de pouvoir se
rencontrer « en vrai ». Parmi les neuf questions posées aux participants lors
de l’inscription, trois ont divisé : « Faut-il taxer davantage l’héritage ? »
(50 % oui) ; « L’intelligence artificielle va-t-elle nous rendre plus bêtes ? »
(56 % oui) ; « Doit-on arrêter de manger de la viande pour sauver la
planète ? » (57 % non).
Cette initiative visant
à recréer du lien et à favoriser l’échange citoyen entre des personnes qui,
bien que partageant le même espace, ont des convictions divergentes, a
rassemblé en Outre-Mer comme en France Métropolitaine.
Des milliers de
participants ont ainsi rencontré leur “match” autour du 22 novembre pour une
conversation respectueuse en face à face. Elle a été l’occasion pour des
personnes qui, d’ordinaire n’auraient jamais échangé, de s’écouter et de
discuter. Dans les récits recueillis, les binômes relatent des rencontres
bienveillantes aux échanges constructifs, dont ils ressortent enrichis. La
participation en France, supérieure à 50%, démontre un fort intérêt pour le
dialogue et l’écoute.
L‘objectif de l’édition
2025, après la phase de lancement de l’an dernier, de permettre à des personnes
d’avis plus opposés de se parler, a été rempli. Certaines réponses aux
questions du questionnaire en ligne ont été en effet plus partagées, à l’image de
“Faut-il taxer davantage l'héritage ?” (Oui 50% - Non 50%) ; “L’IA va-t-elle
nous rendre plus bêtes“ (Oui 56% - Non 44%) et “Doit-on arrêter de manger de la
viande pour sauver la planète ?” (Oui 43% - Non 57%).
Le niveau d’engagement
démontré par les participants à l’opération marque leur volonté, à leur
échelle, d’aller vers autrui pour l’écouter et le rencontrer. Dans une société
que 77% des Français jugent divisée (institut Destin Commun, 2024), ce désir
d’échange apaisé et équilibré s’oppose au repli sur soi et à la polarisation
ambiante, créant ainsi un espace citoyen plus serein.
Ghislaine, Parisienne,
témoigne :
« Cela m'a fait du bien de rencontrer une personne jeune, engagée dans
la vie municipale et à contre-courant des idées extrémistes qui traversent la
société d'aujourd'hui. »
Pascal, Rennais, ajoute
: « J'aimerais
pouvoir toujours discuter ainsi. Dans le calme et le respect mutuel. Assumer
mes positions et accueillir celles des autres. Sans s'énerver. Et en acceptant
de ne pas toujours comprendre l'autre. »
Albin Wagener,
Professeur et chercheur en analyse de discours et communication, designer et
analyste des transformations écologiques et sociétales à l’université
Catholique de Lille, réalise actuellement une étude sur l’impact de Faut qu’on
parle. La parution de son analyse et de ses conclusions est prévue pour 2026
Rebâtir du lien et de
la confiance : l’engagement des partenaires organisateurs
Convaincus que le
dialogue apaisé est essentiel à une démocratie équilibrée et saine, les
partenaires de l’alliance de médias soutenant Faut qu’on parle - La Croix, La
Voix du Nord, Notre Temps et Réel Média -, ont activement participé à rendre
l’initiative visible à une échelle nationale et régionale.
« Nous sommes heureux
d’avoir déployé Faut qu’on parle pour la 2e année consécutive : Encourager le
dialogue citoyen, l’écoute et le respect des différences, oser parler à
l’autre : C’est un mouvement collectif qui se crée, au service du lien et du
vivre -ensemble »
Fonds Bayard -Agir pour une société du lien.
« Faut qu’on parle ? Mille fois oui ! Encouragées par notre opération, des milliers de personnes ont, cette année encore, souhaité échanger le temps d’un café avec une personne ne partageant pas les mêmes opinions. Elles témoignent d’une aspiration partagée plus largement qu’on ne veut bien le dire. Reste bien vivant ce goût de la rencontre et de l’attention à l’autre. Cette attention dont la philosophe Simone Weil disait qu’elle « est la forme la plus rare et la plus pure de la générosité ».
S’écouter, se parler : peut-être aujourd’hui la plus belle façon
de résister, de déjouer la violence et le fatalisme ! Merci à toutes celles et
ceux qui sont venus à la rencontre de « l’autre » cette année encore » Anne Ponce,
directrice de la rédaction de La Croix.
« Participer au succès de l’opération Faut qu’on parle a été une belle preuve de la force du collectif. Chez Réel Média, nous croyons que le dialogue est l’un des meilleurs leviers pour changer les mentalités et accompagner les nouveaux modes de vie.
Ensemble, nous avons fait bouger les lignes » Arnaud Delomel, Directeur général de
Réel Média.
« “Comme cela fait du bien de voir qu’une société fraternelle est possible !”. Et quelle satisfaction de recevoir des messages comme celui de Justin, qui s’est inscrit à l’opération « Faut qu’on parle » avec Notre Temps. Justin fait partie des quelques centaines de lecteurs et internautes de Notre Temps qui ont rencontré une personne qui ne partage pas leurs idées. Ils ont conversé, se sont écoutés.
Ils ont créé du lien, fait société.Autant de valeurs qui, à Notre Temps, nous tiennent particulièrement à cœur. » Marie Auffret, Directrice des rédactions de Notre Temps.
« Créer une relation
avec et entre les habitants de nos territoires reste l’une des raisons d'être
de La Voix du Nord. Les engager à participer à Faut qu'on parle pour les
inciter au respect de l'autre et à la nuance nous a paru évident à l'heure où
notre société apparaît de plus en plus polarisée. Le succès de l'opération
auprès de nos lecteurs démontre qu'il est encore possible de discuter sans de
disputer. L'envie est là, bien réelle, de sortir du bruit produit par les
algorithmes des réseaux sociaux et les clivages sans fin pour dialoguer de
manière apaisée. Et ça fait un bien fou. Merci à tous les participants ! » Béatrice Frère,
Rédactrice en chef adjointe de La Voix du Nord.
C’est pour faciliter ce
dialogue ancré dans sa région, sa ville ou son quartier qu’une quarantaine de
lieux partout en France a rejoint l’initiative en offrant aux binômes un espace
confortable et neutre lors de la journée du 22 novembre 2025, permettant aux
interlocuteurs de mener leurs échanges dans le cadre d’une initiative
collective.
Ces centres culturels, lieux associatifs ou cafés sont des lieux de rencontres dont l’activité renforce la vie locale en favorisant le brassage social et intergénérationnel. Parmi ces partenaires, on compte notamment SNCF Gares & Connexions, chargée de valoriser et gérer les espaces commerciaux des
3 000 gares françaises.
« Chez SNCF Gares & Connexions, nous sommes convaincus que les gares, où se croisent chaque jour 10 millions de personnes, sont de formidables agoras dans lesquelles l’échange a toute sa place. C'est pourquoi nous sommes fiers d'avoir soutenu l'édition 2025 de Faut qu'on parle. Ce soutien s’est traduit par deux actions majeures : la mise en avant de l’appel à candidatures sur nos canaux de communication et l’implication de plus de 20 cafés de gare, mobilisés comme lieux partenaires pour accueillir les binômes lors de la journée de rencontres du 22 novembre. Cette ambition s'inscrit dans la lignée de Place de la Gare, notre marque qui entend faire des gares le cœur battant des villes et des quartiers qui les entourent. » Raphaël Poli, Directeur Général Adjoint de SNCF Gares & Connexions.


