Par
Christophe Bourel, CEO de Tyrex.
Au regard des nombreux
services délivrés aux citoyens, le secteur public est aujourd’hui fortement
exposé au risque Cyber. Dans ce contexte, au sein des collectivités, et plus
particulièrement dans les services sensibles comme la police municipale, les menaces
cyber ne viennent pas toujours de là où on les attend.
Ainsi, une simple clé
USB peut devenir un cheval de Troie numérique et impacter le fonctionnement des
services et contribuer à exfiltrer des données sensibles. C’est précisément
dans ce contexte que la mise en œuvre d’une gouvernance cyber reposant sur des
dispositifs industriels doit être une priorité absolue.
Vers une généralisation
de l’usage des stations blanches
Au regard de ces
éléments, les stations blanches de décontamination USB qui étaient utilisées à
la marge par certaines collectivités avant-gardistes sont aujourd’hui au centre
de toutes les attentions et commencent à devenir une priorité d’achat pour les
collectivités. Cette forte demande des collectivités s’explique par leur
approche très opérationnelle qui permet d’accéder à une série de bénéfices
tangibles :
- scanner et
désinfecter les supports amovibles avant qu’ils n’accèdent au réseau interne,
- bloquer les malwares
qui se propagent « hors ligne »,
- protéger les postes
de travail critiques, souvent non connectés à Internet, mais vulnérables aux
attaques physiques.
Il devient alors
possible d’utiliser sereinement les périphériques USB et de travailler dans une
sphère de confiance. Si l’on reprend notre exemple de la police municipale,
cette dernière pourra par exemple sécuriser des opérations sensibles : protéger
les systèmes de vidéo-surveillance, sécuriser les échanges avec les partenaires
extérieurs (justice, sécurité civile, etc.) ou encore garantir l’intégrité des
données sensibles.
Une politique de
cybersécurité ne peut pas faire l’impasse sur les points d’entrée physiques et
les stations blanches sont un maillon indispensable de cette chaîne de
confiance. Pour autant, attention également à faire un choix éclairé sur les
dispositifs à déployer. Ces derniers doivent convenir et être adaptés aux
usages tant sur le fond (type et nombre d’antivirus intégrés, etc.) que sur la
forme (type de stations blanches proposées : totem, etc.). Ces points sont
importants et permettront d’avoir une expérience utilisateur de qualité.
Au regard de ces éléments, nous allons continuer de voir les stations blanches se développer à grande échelle dans les structures publiques. Complémentaires aux autres solutions cyber déployées, ces dispositifs contribueront donc activement à protéger les infrastructures IT contre les risques invisibles et pourtant bien réels.


