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[Etude] La perspective d'une récession dépasse l'inflation comme principale préoccupation des investisseurs particuliers

Baromètre trimestriel de l’investissement particulier

- Un investisseur sur cinq (22%) considère la récession comme le principal risque d'investissement, tandis que 13% citent l'inflation

- La confiance des investisseurs individuels se renforce : 78% d'entre eux sont optimistes à l'égard des marchés, contre 71% en juin.

- Une personne sur trois (33%) prévoit d'augmenter ses montants d'investissement au quatrième trimestre, tandis que 7% les réduiront.

La perspective d'une récession a dépassé l'inflation en tant que principale préoccupation des investisseurs particuliers dans le monde, selon les données du dernier baromètre trimestriel de l’investissement particulier par la plateforme d'investissement social eToro.

Dans l'étude menée auprès de 10 000 investisseurs particuliers dans 13 pays, plus d'un cinquième (22%) ont déclaré qu'ils considèrent l'état de l'économie et une récession potentielle comme le risque le plus important pour leurs investissements, tandis que 13% se préoccuperaient davantage de l'inflation (tableau). Il s'agit d'un revirement significatif par rapport à six mois auparavant, lorsque l'inflation était la préoccupation numéro une (20%) et que les craintes de récession arrivaient encore en bas de la liste (13%).

Les données du baromètre trimestriel de l’investissement particulier montrent également que, si une récession potentielle est désormais la principale menace perçue pour les portefeuilles d'investissement, elle ne pèse pas sur le sentiment des investisseurs. Lorsque l'on a demandé aux investisseurs particuliers quel était leur degré de confiance dans les différents aspects de la vie au cours des trois derniers mois, tous les indicateurs de confiance ont augmenté. Les personnes confiantes dans leur portefeuille d'investissement sont passées de 71% en juin à 78% aujourd'hui, tandis que celles qui sont optimistes quant à leurs revenus et à leur niveau de vie sont passées de 65 à 70% au cours de la même période.

Alors que la confiance dans les investissements a augmenté uniformément dans tous les pays, les investisseurs particuliers néerlandais sont les plus optimistes (91%) tandis que les Espagnols obtiennent le score le plus bas sur cet indicateur (71%). Quant aux Français, bien qu’ils demeurent parmi les plus pessimistes (75%), leur score de confiance se rétablit au niveau observable 6 mois auparavant, preuve que la chute du second trimestre n’aura pas été durable.

Antoine Fraysse-Soulier, responsable de l'analyse de marchés pour eToro, a commenté ces données : « Les investisseurs particuliers ne sont plus focalisés sur l'inflation, qui avait entraîné une chute significative de la confiance au second trimestre. Leurs inquiétudes se sont déplacées vers la récession que les hausses de taux d'intérêt pourraient provoquer, mais celle-ci pèse moins sur leur sentiment qui se rétablit au troisième trimestre. »

Le regain de confiance lié aux investissements se traduit par une approche plus optimiste en ce qui concerne le montant des participations. Selon les données du baromètre, un tiers (33%) des personnes interrogées prévoient d'augmenter le montant de leurs participations régulières au cours des trois prochains mois, ce groupe étant plus de quatre fois plus nombreux que ceux qui prévoient de les réduire (7%).

Le secteur le plus susceptible de bénéficier de ce regain d’optimisme en France est celui de la santé. En effet, l’étude a révélé qu’un nombre croissant de personnes interrogées sont prêtes à investir dans ce secteur (9% Q2 vs 11% Q3). En revanche, le secteur de l’immobilier connaît une baisse inédite en France. Secteur d’investissement préféré des Français, 15% d'entre eux se disent enclins à investir dans l’immobilier ce trimestre contre 19% le semestre précédent. Et le secteur de l’immobilier n’est pas le seul à attirer moins d’investisseurs, les secteurs de l’énergie et des services financiers connaissent eux aussi des baisses significatives. 

Antoine Fraysse-Soulier conclut : « L’immobilier est le premier secteur à connaître une baisse de popularité. En tant que secteur d’investissement préféré des Français depuis plusieurs années, cette baisse de popularité s’explique d’abord par une flambée des coûts du crédit en raison de la hausse des taux d'intérêts. Par ailleurs, le prix des appartements et des maisons ne baisse que très légèrement, les vendeurs ne souhaitant pas brader leur logement, ce qui est en train de figer le marché de l'immobilier dont les transactions ont baissé de 25% en un an. Cela dit, compte tenu des risques de récession, les investisseurs restent à l'affût d’une probable baisse des prix. »

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